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naire qui sache la vérité, par les mains duquel passent tous les chiffres de toutes les opérations, n’a pas qualité pour se faire entendre (1). »
Il ne nous reste plus qu'à souhaiter que celte question, qui intéresse à un si haut point nos possessions d'outre-mer, reçoive une prompte et heureuse solution. Les colonies se plaignent à bon droit de l'indécision où on les laisse depuis de trop nombreuses années (2). Là-bas comme dans tous les pays, en effet, le commerce a besoin de stabilité, et veut pour prospérer être sûr de l’avenir.
Nous croyons avoir suffisamment démontré la nécessité de renouveler le privilège des banques coloniales, en signalant les services qu'elles ont rendus et la situation qu’elles ont acquise dans les colonies où elles sont établies. Il-ne faut pas l'oublier, c'est grâce à celte institution des banques coloniales, aux facilités qu’elles ont apportées à l'habitant, au planteur, au sucrier, au petit propriétaire, qu'on a dû de traverser avec succès l'époque un instant si critique de l'émancipation des esclaves; c’est grâce à elles aussi que nos colonies sucrières ont pu résister à la crise qui, depuis 1884, sévit sur elles. Ainsi ont été justifiées les prévisions du rapporteur
(4) Economiste français, 7 mai 1898. « Le passé et l’avenir des banques coloniales, » par Georges Michel.
(2) Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire les comptes-rendus
des diverses assemblées des colonies, et notamment ceux des assemblées des actionnaires des banques coloniales.
ur le Président de la Thèse, Vu : Le Doyen,
FR ARTEUTS | LE Courrois, :
AA ee Vu et permis d'imprimer :
. À € : Te “ GARE Poitiers, le 27 novembre 1899. fée Le Recteur, :
H. Cons. :