‹ Les banques d'épargne scolaires [microforme]Chapitre 7 sur 11 · EN · texte numérisé non relu

EN

ses Le livret délivré par la grande |

ar- caisse d'épargne à l'élève épargnant | le | est le même que le Eret délivré aux -

ret adultes et aux: jeunes apprentis qui, | |

le directement, déposent leurs écono- |

mies à la grande caisse d'épargne. Il |

ut convient en effet que l'élève qui par |

ta économie a fait acte viril, soit traité |

te- comme un homme et reçoive un livret |

1 d'homme. Il y a une autre considé- |

ie | ration, c’est que le but de la caisse |

de d'épargne scolaire n’est pas seule- , |

sse ment de faciliter à l’écolier la forma- | | tion d’un pécule, le grand bienfait |

visé par elle, c’est d’affilier l’écolier |

.. dans la voie de: l’économie de telle | 7 sorte, qu'à sa sortie de l’école, il con- |

| tinue tout naturellement, par suite | ae de l'impulsion donnée, son habitude |

d'économie. Or, il importe beaucoup l

A! 7 [11] UHR lle [RE nc pes | | || | que le livret reste le imême, afin de A | :

l'E ne pas rompre le fil qui le tient lié à LU | , 4 | la caisse d'épargne. ji k [1 Pour éviter tout dérangement à LU l'instituteur, la caisse d'épargne ile envoie chercher à chaque école au D © | j moyen d'un collecteur, son employé fill + | LU cautionné, les montants à verser, les jh | bordereaux et les livrets, et qui rapjll porte ensuite les livrets.

{ll à | A { | Comme on le voit par ce qui pré- Po BEL ; | hill ? u 2 à | {ll | | cède, il ny a qu'à fonder la grande | | pi caisse d'épargne pour faire mettre Lol || no PU | toute la machine en opération. Je A | : RTE ê Jl | crois qu'une cinquantaine d’action- 4, A .

a | naires à #1,000 chacun suffiraient, ou | | peut-être le double, au gré du gou- || vernement et de la Chambre des + (| £ 4 | j Communes. Une charte pourrait être | | | demandée à la prochaine session. Les

re

mm 2 us

surintendants des écoles pourraient donner leurs instructions d'ici à la réouverture des classes au mois de septembre prochain. Pour stimuler le zèle des professeurs et instituteurs, des primes d’encouragement sont données par la grande caisse d’épargne et aussi par les Conseils muniCIpaux.

Le Conseil municipal de Lyon, dans sa séance du 22 février 1874, a accordé une indemnité de 50 francs aux maîtres qui arriveraient à avoir le cinquième de leurs élèves présents

comme possesseurs du grand livret de la caisse d’épérgne et celle de 100 :

francs à ceux qui en présenteraient les deux tiers. Ce précieux encouragement a porté ses fruits. Les in

demnités accordées aux instituteurs

EEE

oi SU sde

pour le dernier exercice de 1880 s’élèvent à 7,650 francs répartis comme suit; savoir :

99 Instituteurs à 100 fr. 20 dollars 87 « S En di «

. Et les membres du Conseil administratif de la Caisse d'Epargne ont accordé 2,000 francs répartis comme

suit :

3 Instituteurs à 200 fr. 40 dollars 6. se 100 * 20: * 16 «4 à 90 ‘“ 10 F.

Les caisses d'épargne scolaires ont débuté en France en 1870 subitement,

et ça été comme une traînée%le poudre.

ee

L'année dernière, au delà de 13,000:

écoles ont donné leur adhésion au.

MERE -; if

projet et ont ouvert des caisses d’épargne. Le département du Nord, au ler de juillet 1879, avait 861 écoles possédant des caisses d'épargne sur 1,324 écoles, 32,460 élèves épargnants, sur 72,189, et le montant des économies enfantines était de 611,542 frs.

Et cela pour un seul département !

Est-ce que ces exemples ne pourraient pas être suivis ici ?

Je sais que notre distingué surin-

tendant de l'éducation, l'Honorable M. Ouimet, a déjà mentionné dans un de ses rapports, l'avantage qu’il y avait d'adopter les caisses d'épargne dans les écoles. Dans le temps sa proposition n’a pas été acceptée. Aujourd'hui les idées sont peut-être changées et les statistiques que je produis sont de nature à modifier des idées,

nn

| A CR EN LA TRI | [Il —— (nl 11 Li ; é Il | émises peut-être un peu trop à la | ll | hâte. Dans tous les cas, c’est une | question à étudier, et d’après l’expéc 4! (Il à [il | rience des autres pays, les résultats ll! || ; BR n'en sont pas douteux.” nl | {ll | L. W. Sicorrs.

EL. | || {|} # {ll “+ All : Nous trouvons dans le Petit Jourill À {ll | |! nal, de Paris, une étude sur le même | {ll sujet, que je reproduirai ici à titre de renseignements.

- æ CE A IN D a

HA ‘ À regarder de près, sans parti pris, les choses publiques, la France à quelques bonnes parties qui prouvent

sa - vigueur grandissante et qui montrent comment cette nation, pré-

tendue folle, se relève cependant de

pus ©

dE

ses derniers malheurs et par des ver-

tus vraiment viriles, par le travail, l'ordre, la vie réglée sous la sage prévoyance.

Et, ce qu’il y a de plus probant, de plus frappant, c’est que pour ce progrès nous n’avons pas eu besoin de grandes lois nouvelles, ni de grands crédits aux budgets. publics.

Le peuple travailleur a tiré sa force de lui-même ; il lui a suffi que quelques hommes d'autorité motale et de compétence scientifique vinssent à

“lui pour se faire ses instructeurs et

ses guides ; le peuple a écouté, il a compris ; et il a suivi résolument dins la véritable voie des progrès sociaux, dans cette voie heureuse et

sûre, où nous notons, aujourd'hui, au

cours de ces dix dernières années,

Les | LA 0 D à ee ren gs PER

{1 — 34 — | d’admirables étapes, qui nous ont avancés aux premiers rangs des

peuples les plus fiers de leur forte et

* saine civilisation.

Il est surtout une institution qui

nous a mis hors de pair : c'est la

caisse d'épargne scoluire.

Pendant quarante ans, depuis 1834, la plupart des pays d'Europe s'étaient essayés à organiser cette nouvelle branche de l’éducation populaire ; | tentatives précaires où incertaines.

Puis, en 1874, l'institution prend sa forme précise, simple comme tout ce qui doit être puissant, facile et sûre comme tout ce qui doit se propager

partout.

Voici où en est cette institution

en France, après douze années, à la date de janvier 1886, date du relevé’

statistique que vient de faire le ministère de l'instruction publique.

Page 1