Les banques du peuple en Allemagne
Appelé, par les événements de décembre 1851 , à vivre en Allemagne, j'ai été frappé, entre autres, des avantages que nos voisins retiraient de l'institution du crédit populaire. Ce problème, taxé d'utopie en deçà du Rhin , a été résolu au delà.
Après avoir vu grandir sous mes yeux l'œuvre de M. Schulze-Delitzsch, après avoir suivi pas à pas ses progrès surprenants, j'ai senti naître en moi le désir naturel de la faire connaître dans tous ses détails à mes compatriotes. Mes premières impressions ont été communiquées aux lecteurs du Temps; aujourd'hui j'ai réuni en un volume les résultats de l'enquête, et j'y ai joint des documents propres à l'éclairer.
Ce livre n'est point un exposé de doctrines à l'adresse des hommes spéciaux, c'est un appel à l'initiative publique. Du jour où nos lois, tant civiles que commerciales, n'opposeront plus des obstacles insurmontables à l'établissement du crédit populaire, mon étude pourra servir, je l'espère, de guide aux fondateurs de banques du peuple.
L'illustre prppagateur de l'idée coopérative en
Allemagne, M. Schulze-Delitzsch, a bien voulu accorder sa haute approbation à cette étude, la contresigner lui-même : qu'il reçoive ici l'expression de ma reconnaissance pour ce témoignage de sollicitude accordé au bien-être de notre classe laborieuse.
E. Seinguerlet.
Heidelberg, janvier 1865.