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De plus, ces établissements, réunis dans le Comptoir de vente de Longwy, non contents de fournir à la France une part de plus en plus considérable de la fonte qu'elle con-
somme (1), transforment dans leurs aciéries la majeure
ROUE SR ET EM TU Ne ati D 56 110 JOUR RE 65 116 1006. PS EE PE ee re de 76 122 VOOR TRE ee 76 »
Pendant le premier semestre de 1910, les hauts-fourneaux à feu se répartissaient ainsi :
Existants À feu
Rétrion AeES ER 85 68 SD UN O LORS SE ET 18 45
» du Centre-Sud-Ouest . . , . 46 27 OLA RP EEE 149 410
(1) Production de Meurthe-et-Moselle (proportion par rapport à la France entière) :
Acier Acier Fonte en lingot ouvré AN RS SE LE 11 0/0 11 0/0 0,20 0/0 ASSIS E TRe CIr 32 11 0,38 ASH tele To 57 25 12 LAON re 62 37 22 LOUE. PU de 61 39 26 OO EURE AT 65 46 21 AD Te Re de ce 66 46 21 (OU PCR ER ER 67 48 35 AIO RENE ER 69 49 31 LOU RE OT EE 69 ol 31 LOU TE RSR PER 70 51,6 37
Cf. Compte rendu du Congrès de navigation intérieure de Nancy, 1909, p. 188.
Acluellement, la région de l'Est produit 7.820 tonnes par jour. 7 fourneaux donnent 480 tonnes de fonte d’affinage ; 20 donnent 1.725 tonnes de fonte de moulage et #1 produisent 5.005 tonnes de fonte Thomas.
La région du Nord produit au total 1.740 tonnes : 6 fourneaux donnent 990 tonnes de fontes d’affinage ou spéciale ; i donne 60 ton-
partie ou l'intégralité de leur fonte de première fusion, en lingots, et en produits demi-ouvrés ou finis (1). Les principales sociétés cherchent sans cesse à accroître leur puissance de production et à varier leur fabrication (2). Des industries dérivées se sont créées autour d'elles. Si les fonderies de seconde fusion restaient etse développaient dans
la Haute-Marne et dans les Ardennes, pour des raisons
nes de moulage, et 7, 350 Lonnes de fonte Thomas.
La région Centre Sud-Ouest produit 1.850 tonnes; 1% fourneaux donnent 990 tonnes de fontes d'affinage et spéciale ; 7, 510 tonnes de fontes de moulage et 5,350 tonnes de fonte Thomas (L’/n/ormalion, 5 août 1910).
(1) Sur 21 usines appartenant à 19 sociétés, 10 ne produisent que de la fonte (Auboué, Ilauts fourneaux de la Chiers, la Lorraine industrielle, la Providence, Pont-Fleury, Marc Raty, de Saintignon, Senelle-Maubeuge, Jarville, Villerupt-Lavaldieu). Deux transforment leur fonte en tuyaux (Aubrives-Villerupt, Pont-à-Mousson). Sept la transforment en acier: Longwy, Neuves-Maisons, Homécourt, Micheville, Pompey, Gorcy, Jœuf Une produit de la fonte et des lingots d'acier : Frouard. Enfin Dieulouard a la spécialité des outils.
(2) Les 6 principaux producteurs sont :
PME Re nl 200Mtonnes par Jour DONNER TO EEE EE RE 950 — OMR OR RE SE CS nt 850 — MCE RE 850 — DENT AD AT RRT n 830 — Châtillon-Commentry . . . . . 650 —
Pendant le 1° semestre de 1910, la Société de Sambre-et-Meuse a construit une nouvelle usine à Calais. Les Aciéries du Nord et de l'Est ont terminé la première partie de leur programme à Valenciennes. MM. de Wendel ont allumé un septième haut-fourneau. MM. Marc Raty et de Saintignon y ont allumé chacun un haut-fourneau, — Cf. l'Information du 5 août 1910.
Longwy a commencé la première partie d'un programme de travaux neufs de 48 millions. — Cf. Rapport du conseil d'administration du 23 août 1910.
Senelle-Maubeuge a augmenté son capital-actions et obligations. Circulaires Renauld el Nancéienne, 1910.
historiques et géographiques, les industries plus récentes de construction mécanique ou électrique se fondaient en Lorraine, car elles trouvaient sur place leur matière première. De plus, elles avaient l'avantage sur les fonderies, de recruter aussi dans la grosse métallurgie de la région la majeure partie de leur clientèle. Ce sont des tréfileries (1), des maisons de construction mécanique (2), électrique (3) et aérienne (4), des chaudronneries (5), des fabriques d'outils (6), d'appareils de levage (7), de maté-
riel de chemin de fer (8), d'automobiles (9).
SECTION 11. — Le sel.
À côté des énormes réserves de minerai de fer, le soussol lorrain renferme une autre richesse, sans doute moins importante, mais notable cependant : les gisements de sel
gemme el les sources salées. Comme l'extraction du fer,
(1) Gantois et Cie. toiles métalliques et trétilerie de Saint-Dié. A. Delaeter et Cie, Ross et Cie.
(2) Etablissement Singrün, Société meusienne de construction mécanique. La mécanique moderne, Beyer frères, Constructions métalliques de Baccarat. Ateliers de Dinozé.
(3) Constructions électriques Nancy. Compagnie générale électrique. e
(4) Constructions aériennes Rossel-Peugeot.
(5) La grande chaudronnerie lorraine ; la grande chaudronnerie de Dombasle.
(6) Manufacture française d'outils de Tronville. Etablissements de Meixmoron de Dombasle.
(7) Gustin fils aîné, à Nancy.
(8) Sociélé des anciens établissements Dietrich.
(9) Automobiles Dietrich, Peugeot. Anciens établissements Drou= ville.
le traitement du sel remonte à plusieurs siècles. Il se fit d’abord par l'évaporation au feu de bois, de l’eau des sources salées captées près de la surface du sol (1). Puis, lorsqu'à la suite de sondages commencés en 1819 (2), furent reconnus les dépôts puissants de sel gemme, la première concession (3) fut demandée en 1845 à peu près en même temps que pour le fer. L'exploitation commencée en 1855 progressa rapidement (4), dans un nombre de salines qui
s’est élevé de 12 à 17 aujourd’hui (5). Mais concurrencée
(1) On employait pour l'évaporation des poëles chauffés au bois, La consommation du bois était énorme et les forêts du pays allaient s’engloutir dans les foyers des salines. Bernard de Palissy signala le danger dès le xvr° siècle. En 1617 Mathias Sember commença des recherches de tourbe. En 1752, on essaya l'emploi du charbon sans succès. Enfin en 1780, une nouvelle Lentative réussit partiellement dans certaines régions.
(2) Le 45 mai 1819, la Compagnie Thonnelier découvrit dans un sondage près de Vic le puissant dépôt de sel gemme de la vallée de Seille.
{3) Le 7 juin 1845 fut obtenue la première concession au profit de la Société Rozières-Varangéville.
(4) Production du sel en Meurthe-et-Moselle.
Raffiné Gemme
Soude 1LSSORRE 158.341 88.195 29.637 tonnes SSD 152,880 93.961 76.067 LOUER, 157.970 95.290 105.575 LUE, FRERE 132.478 99.707 149.013 RUE SR 115.788 93.000 188.032 AOUDEMER TL. 140,532 116,918 223,500 OO PRE 4 150.000 133.654 226.342 1908 . ue 153.370 147,624 250,227
Annuaire Renauld, p. 191.
(5) Salines des Aulnois-Bosserville, Crévic, d’Einville-Maixe, La Neuveville, de Maixe, Marchéville-Daguin, Dombasle, Rozières, Rozières-Varangéville, St-Gobain, St-Laurent,St-Valdrée, Solvay et Cie, Sommerviller, Tomblaine, Tonnoy qui exploitent 14,256 hectares.
en France par les marais salants de l'Ouest et du Midi, peu rémunérée par une exportation insignifiante en Afrique el restreinte en Europe à la Suisse et à la Belgique, limitée enfin dans son extraction par la consommation constante d’une population stationnaire, l’industrie du sel ne se développe pas et ne peut faire de bénéfices que par l’entente des producteurs (1). Quant aux sels dénaturés pour les usages agricoles ou industriels, dont la demande augmente, ils sont facturés aux prix les plus réduits pour en développer l'emploi. Cependant la production du sel s’est accrue de 641 0/0 depuis 1871 (2).
C’est que dans ce domaine encore une découverte comparable pour le sel au procédé Thomas pour la fonte, est venue donner un prodigieux essor à l'industrie de la soude. Cette invention est le procédé Solvay qui remonte à 1861 et n’est que l'application pratique d’une réaction étudiée depuis 1855 par MM. Schlæsing et Rolland (3). Gette technique nouvelle de la production a permis de réduire dans des proportions remarquables le prix de revient de la soude (4), de généraliser son emploi (5) et de dévelop-
(1) Les salines forment un comptoir de vente, récemment renouvelé pour 6 aus jusqu'au 31 décembre 1918.
(2) CE. Le pays lorrain et le pays messin, du 20 avril 1909/p.. 216. (3) Le procédé Solvay consiste à faire réagir le bicarbonate d’am-
moniaque sur le chlorure de sodium.
(4) Prix de revient,
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