Les banques pourront remettre au
Receveur-Général une certaine portion de leurs|
billets dont elles n'auront pas besoin et les reprendre quand elles en aurout besoin.
Ce système est en substance le systè.
me des banques Nationales des Etats- Unis, avec cette différence que la bâse du cours-monétaire du Canada sera Îles espèces.
fl est bien difficile de découvrir pourquoi un changement dans notre système actuel est nécessaire. Le Ministre des finances déclare pourtant que le gouvernement n’est pas dans un besoin pressant d'argent, et il admet franchement que nos banques ont, dans l’ensemble, eté bien conduites. Il est admis partout que le système suivi jusqu'ici a très bien fonctionné, et que les pertes supportées par les porteurs des billets de banque (si pertes il y a eu réellement) sont dans tous les cas beaucoup moindres que celles essuyées partout ailleurs.
En prenant l'opinion des banquiers désintéressés, ainsi que celle des négociants expérimentés des deux provinces il nous est facile de voir, que si le système proposé est adoptée par la Législature fédérale, les int‘rêts de la Puissance, seront sérieusement affectés et que nous aurons dans un avenir plus on moins prochain un cours forcé et non rachetab'e en or.
Le gouvernement vent que les banques déposent entre ses mains la même es
que les billets qu'il donnera aux banques. |
Bien plus, il oblige les banques à garder 20 par cent en or, sur le montant total
de la circulation, faisant une réserve del
120 pour chaque 100 de Ia circulation,
Résumons quelques-unes des réponses des banquiers et prenons les chiffres donnés, extraits des états fournis en juillet dernier.
On prétend que, d’après le système actuel, les émissions et les dépôts nesont pas suffisamment assurés. Cette assertion n’est pas correcte, trés-certainement.
À la date que nous venons de nominer la responsabilité totale des banques était | de $42, 869, 437, tandis que leur actif ctait de 876,781, 74.
Leur capital payé était de $30,520,715 et le capital souscrit de $39,560,666.
D’après cet état, il faudrait que les;banques subissent une perte plus forte qne le capital payé, avant d'exposer le public, à une perte mème dans le cas où les actionnaires ne seraient pas responsables au delà dece montant du capital versé.
Mais ils sont responsables pour le double de leur mise ; il est done impossible que le public perde avec les banques, mème si tout l’actif était mauvais, ce qui n’est vraiment pas probable. Avec des ban.
ques bien constituées et bien conduites, et nos banques sont dans cette position, le public est parfaitement à l'abri des pertes.
Question 5. Considérez-vous que le système des banques nationales des Etats- Unis pourrait être introduit avec avantage dans la Puissance du Canada, etc.
Un banquier
répond :
‘ Je suis d'opinion que le système des banques nationales des Etats Unis ne pourrait pas ètre introduit dans la Puissance du Canada. ”
Après avoir donné plusieurs raisons à l'appui de cette opinion, il ajoute :
‘ Je ne sache pas qu'un système comme celui des banques nationales des | Etats-Unis soit en usage dans aucun autre pays.”
Un autre répond :
| “Sans aucun doute que le système des banques nationales pourrait Ctre introduit dans ectte province, mais qu'il puisse offrir de plus grands avantages que celui que nous avons ici, c’est bien douteux, à mon opinion. ”
unes des ré ponses nons les chiffres ts fournis en juil-
après le eystème les dépôts nesont rés. Cette assertrés-certainement.
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Si le système, des banques nationa- tées principalement à l’escompte du les était introduit en Canada, il faudrait | Papier provenant, de bonne foi, de trans-
que les banques achetassent un montant de débentures du gouvernement beaucoup plus considérable que la somme maximum à laquelle s'élève leur circulation dans le temps d’expansion, lorsque les produits sont achetés ou exportés.
Pour cela, il leur faudrait restreindre leurs ressources pour protéger et conduire à bonne fin les affaires commerciales du pays. Je ne pense pas qu’il serait avantageux au commerce de retirer un montant considérable du capital maintenant engagé à son développement, dans le but dele prèter au gouvernement.
Ceci, suivant moi, est suffisant pour empêcher cette mesure d’être introduite en Canada. ”
VIIT.
Question 8. Pouvez-vous susoérer un plan par lequel les banques existantes pourraient donner au publie la sureté du gouvernement pour leur émission, tout en faisant des aïaires profitables, si on leur donnait le temps d'adopter un nouveau système, soit par l’augmentation de leur capital, soit par le rachat graduel de leur circulation ou autrement.
On répond : ‘ Si les banques étaient oblivées de tenir des Débentures du Gouvernement pour le montant entier de leurs émissions, le volume de leur circulation serait grandement réduit, ainsi que le montant de leurs profits.
Je ne vois pas comment on pourrait Péviter.”?
On répond encore : ‘“ Je ne puis suggérer aucun plan sûr “pour atteindre .e but en question. Je pense que l’émission des billets de banques en verin des Chartes actuelles, en y introduisant certaines restrictions accompagnées d’une bonne gestion, serait parfaitement assurée. Il en résulterait certainement du mal si les banques faisaient des avances pour un grand montant à des personnes non engagées dans le commerce, sur des propriètes immobilières, par exemple, coimine nous l'avons vu dans le cas de la banque du Haut-Canada, et de la Banque Commerciale de Kingston ; mais
actions commerciales, ou bâsé sur une añngmentation d’effets commerciaux, le convertissement de: billets émis sera amplement assuré. Sous un tel système de banque, le capital actif sera employé an développement des ressources du pays, et le cours monétaire sera bâsé sur les produits ou autres articles de commerce constituant la richesse nationale. Mes vues sur ce sujet sont maintenues par M. Walker, un économiste américain très capable qui a écrit récemment sur le cours monétaire : ” “]es Dillets de Banque sont basés sur et représentent les produits réels du ressort de la communauté commerciale. Le papier du gouvernement représente les produits de lindustrie à l’état de consommation, et conséquemment au delà du ressort de la communauté ; il y a diftérence radicale entre les deux. ”
“ Les billets de Banque représentent la richesse de la nation. Le papier du Gouvernement représente la dette. ”
Le même économiste ajoute :
Quant à désirer une dette nationale comme bâse du cours monétaire national, ce n’est pas là la bâse d’un cours monénétaire que le bien d’une nation demande. C'est un système faux et pernicieux que celui qui requiert une liaison avec la dette nationale. ”
M. Gilbart, un éminent banquier anglais dit: “ L’objection qu’il y a pour les banques d’acheter des debentures du gouvernement, c’est que ces effets sont toujours dépréciés quand l'argent est chr ; et si l'on passait une loi obligeant les banques à placer leurs fonds sur des garanties qui, dans une circonstance imprévue, ne pourraient être réalisées sans perte, ce ne scrait rien de mieux qu’un acte de confiscation. ?”
“ Il est bien connu, dit un banquier, qu’en 1847 et en 1566, la Banque d’Angleterre refusa de prèter sur des bons du gouvernement, et surtout dans le printemps de 1847, en conséquence du manque de l# récolte, lorsqu'il y eût beaucoup de demandes par des créanciers étrangers pour du bled.”
Lie
Le rachat ultérieur est bien différent du convertissement immédiat; etun placement sur des suretés qui ne peuvent pas être vendues, qui ne sont pas rachetables à demande, et sur lesquelles il est impossible, dans un temps de panique, d’emprunter de l'argent, ne peut être regardé comme un moyen propre à prévenir mais à précipiter la banqueroute.
D'après ce que nous venons de voir il est hors de doute qu’il ya un danger bien grand à vouloir supprimer le système de banque actuel, pour en faire revivre un nouveau, surtout du genre de celui que l’on a mis devant le pays dernièrement.
Il nest pas possible que les banques actuelles puissent adapter leurs opérations au nouveau système, sans nuire considérablement au commerce.
Le système proposé placera plusieurs millions de piastres dans les mains du
gouvernement.
Et qu’en fera le gouvernement ?
Un banquier placerait cette grande somme, ou une grande partie, en prêts productifs. Entre ses mains ce serait une réserve d'agent, et cette somme prêté par lui sur des sûretés mercantiles, se répandrait de différentes manières, en fertilisant eten enrichissant le pays.
Et c'est ce dont nous avons besoin.
Le Canada n’a pas les moyens de rendre son capital improductit.
Oui, un banquier prête son argent, mais que fait le gouvernement avec l’argent ? Le prêtet-il. Non. Le cache-t-il ? Non. Le place-t-il? Non. Mais qu’en fait-il ?
Il le dépense ! Les cas de placements chez les gouvernements sont très-rares.
Mais un gouvernement peut toujours trouver moyen de dissiper de larges sommes.
Nous avons pourtant besoin de tout l'argent du pays pour les opérations légitimes du commerce.
Que fera notre marchand de bois qui attend de son banquier les moyens nécessaires pour manufacturer son bois pendant huit ou neuf mois de l’année, alimenter ses hommes et amener le produit de son travail au marché
Ce devrait être assez, il nous semble, du témoignage unanime des banquicrs-
pratiques, familiers avec les besoins dn commerce du pays, pour convaincre le gouvernement qne l'adoption de te nouveau plan de banques retirerait de la circulation six à huit millions de piastres, dans un temps ou chaque piastre est requiso.
L'argent au lieu de circuler partout, de hausser le prix du blé et des autres produits du sol, de fertiliser chaque branche de commerce, d’enrichir le cultivateur, de permettre au négociant de payer ses billets à échéance, d’encourager le constructeur, d'améliorer les propriétés des villes et des campagnes, serait retiré, pour grossir les recettes du Trésor, et pour tenter des ministres ambitieux à rivaliser avec les nations étrangères dans leurs prodigues dépenses.
Le pays serait méconient, parce que les progrès en seraient retardés. Le prix du blé, du loyer des maisons, et la valeur du sol tomberaient de plus en plus. La liste des banqueroutes augmenterait.
On s’étonne que le Canada ne prospère pas. Il n’y a rien de surprenant.
On gaspille des millions avant d’apprendre à dépenser des centaines à propos.
Et pardessns tout, on propose de renverser une saine législation existant depuis au delà de cinquante ans, pour changer inutilement le cours monétaire qui donne toutes les garanties possibles, et on ne songe pas qu’il est plus aisé de briser que de bätir. N'est-ce pas le banquier que vous devez consulter le banquier désintéressé, non avide de spéculations, consciencieux et honnête ? N’est-il pas le dépositaire et le gérant des capitaux ?
Ne doit-il pas être considéré comme les rouages d'une machine qui reçoit ou transmet la force, selon que l’occasion le réclame ? N'est-ce pas ainsi qu’il fait fonctionner plus régulièrement et plus utilement le mécanisme commercial ?
Oui, le banquier du commerce marche à l2 tête des entrepreneurs de travail, dont il est le confident, le conseiller, le guide et l’appui. Ses intérêts sont liés de la manière la plus étroite et jusqu’à la solidarité aux intérêts de ceux qui travaillent, qui produisent : s’il l’oubliait un moment, il lui suffirait de jeter les yeux sur son porte-feuille où l’allian-
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ce des signatures atteste sur chaque effet la solidarité des intérêts, pour sentir aussitôt le lien étroit qui le rattache à sa clientèle. Que celle-ci prospère, il A 1 ; qu'elle se tuine, aussitôt il anguit et se trouve exposé aux catastrophes. Nous craignons beaucoup ces catastrophes que nous prépare le nouveau système du cours monétaire. Il affecte.
ra certainement la clientèle du banquie:
qui, lui-même, pourrait bien être exposé à des revers plus regrettables encore qne ceux que nous avons vus par la faillite des banques du Haut-Canada, de la Banque Commerciale et de la Banque Roy.
ale Canadienne.
‘“ Les billets des banques seront gafantis par les débentures du gouvernement. ?”
Est-ce qu’ils ne sont pas garantis aujourd’hui par des débentures du gouvernement ?
Est-ce parce que les banques ne possèdent pas le montant de leur circulation, sou pour sou, en débentures du gouvernement, qu’elles n’offrent pas assez de sûreté ?
C'ést aller trop loin !
Aujourd’hui la circulation totale des banques est de $8,997,059 (voir l’état des banques fourni au gouvernement jusqu’au 30 avril 1869). 14
Suivant l’hon. M. Rose et ceux qui sont de son avis, le public n’aurait pas de sûreté pour les billets des banques en circulation, à moins d’avoir le même montant en débentures du gouvernement ; mais remarquons bien, ce n’est pas assez sûr que de les avoir dans les voûtes des banques elles-mêmes, il faut que ces débentures soient entre les mains du Receveur-Général. Eh! bien soit :
Voilà une somme de..... sosvssss.s 8,997,059 I1 faut encore vingt pour cent de cette SOMME CN ESPÈCOS , esse sure ose Puis, aussi en espèces, un septième des dépôts ne portant pas intérêt, qui sont aujourd'hui de $14,534,404...,
T1 faudrait donc garder. ,,.,.,,.,..,. $12,872,814
Quelle est la sûreté qu'offrent aujourd’hui les banques, et ce, suivant le mème état? Voyons.
C’est pour garantir, comme l’on sait, une circulation de $8,997,059. Les banques possèdent aujourd’hui:
lo. des espèccs et des billets (Zegal tenders) de la province pour,......
$ 8,429,485 10. des sûretés du gouvernement pour
Total...,.,.... $11,547,820
Quelle est la différence entre le montant requis conformément au plan de l’hon. ministye des finances et celui que possèdent les banques ?
La voici :
Gouvernement . 5e secs coocvse ose 812,872,814 Banques. ses sesesesoossesses 11,547,620
Différence RE EE S 1,325,194
Remarquons ceci maintenant : La circulation des banques ne rentre jamais en entier® et j’estime à un tiers le montant de la circulation qui ne sera jamais demandé. Ce tiers s'élève à $2,999,019.
Le plan proposé ne devrait donc pas exiger plus que 20 070 sur $5,998,040, au lieu de $8,997,059, dont seulement $1,199,608 en espèces au lieu de $1,796,- 471—cest-à-dire $599,804 de moins en espèces. Le total en débentures, par le même principe, devrait être réduit de 88,997,059 à $5,998,040 : différence de $2,993,012. On pourrait donc réduire la somme de $12,872,814 que veut exiger le gouvernement, à la suivante, savoir:
Débentures ...,,4 .essessoseeve cos. S 5,998,040 Espèces 175.... cessé cesssoss 1,199,608 Espèces 177 des dépôts....,,,...,.... 2,076,343
Entout....,...., $ 9,273,991
La différence est donc ici de $2,273,- 629 mais en sens inverse c’est-à-dire :
Jouvernement ,. rss sesevevesses S 9,273,991 Banques ........., 11,547,620
se
Différence oo sose sors ssesesssseee À 2,273,629
Si done la somme de $9,273,991 est amplement suffisante, et nous disons qu’elle est plus que suffisante, pourquoi vouloir exiger $12,872,814? Pourquoi faire perdre le bénéfice sur la somme de $5,598,828 ? La réponse est facile à donner! C’est une somme de $3,598,823 de plus entre les mains de la Puissance, au détriment du commerce |
nr
Mais il nous reste encore d’autres obeervations à faire. Nous avons vu plus haut que, d’après le même état
d'avril 1869, la circulation était de
$83,997,059. Nous avons vu qu'alors, les banques possédaient en espèces et en bons de la province $8,429,485 et en
Ne ne RER EE De PRET 10: UP LNE PUR ER
débentures $3,118,135. Nous avons vu que le nouveau plan exigerait $12,872,- 814 dont $8,997,059 en débentures et 83,875,155 en espèces.
Pourquoi ces différences # Est-ce que les débentures payables à longues échéances et variant continuellement en valeur, le plus souvent au-dessous du pair, donnent plus d'avantages au public que les espèces et les bons de la Puissance payables à demande ? Cette question n'a pas besoin de réponse !
La Banque de Montréal, en prenant avantage de l’acte de 1866, s'e® trouvée par là exempte de garder un dixième de son Capital en Débentures de la Puissance ; est-ce pour cela que l’on voudrait faire prendre cette quantité aux autres institutions ? Cet acte de 1866 ne donnait-il pas l'avantage à la Puissance de racheter cette quantité de Débentures par ses bons à demande ? La Puissance n’a-t-elle pas ainsi racheté cette quantité de Débentures ?
Mais, en effet les résolutions disent qu'avec le nouveau système l’acte de 1866 sera rappelé !
Il faudra donc que ces bons de la Puissance se paient !
Oui—Et les banques les paicront !
Mais la somme de ces bons ne se monte pas si haut ! Et les banques seront exemptes de garder un dixième de leur Capital en débentures.
Nous estimons à environ trois millions le montant des bons (toujours d’après Pétat dont nous parlons) et à 3 millions aussi les Débentures du Gouvernement ; en tout six millions. Et l’on veut avoir, d’après le nouveau système $8,997,000— Différence d'à peu près $8,000,000.
Mais vous screz, dit-on aux banques, exemptes de payer la taxe de un pour cent sur votre circulation.
Combien reçoit le gouvernement maintenant et depuis plusieurs années, sur cet impôt de un pour cent ? Presque rien.
tant des Débentures et des espèces a souvent dépassé le montant de la circulation. Et comme d’après le nouveau système, les débentures et les espèces seraient toujours au delà de la circulation que deviendrait l'impôt ? inutile. |
Le gouvernement déclare par l'honorable Ministre des F* # : qu'il n’a d'autre intérêt da te mesure que celui du public, er qu'il ne veut avoir d'autre responsabilité que celle de se servir des: moyens des banques entre ses mains.”
Mais pourquoi alors se donner tant de troubles, en créant des dépenses :nutiles en salaires etc, etc, dans le bureau de l'Hon. Receveur-Général ? Pourquoi courir des risques dans l’exéeution, la possession, la réception et la livraison des billets ? Pourquoi ne pas laisser aux banques le soin de s'occupe: de leur circulation, comme elles le font maintenant d’une manière si économique ?
Pourquoi compliquer le rouage des affaires des banques et augmenter leurs dépenses ? Pourquoi diminuer leurs profits ?
Pourquoi le gouvernement, qui ne se trouve intéressé que comme protecteur, jouirait-il des profits de la circulation ?
Est-ce qu’il n’est pas juste que les banques si elles courrent les risques, retirent les profits ?
Ne peut-on pas s’assurer en tout temps,
ar un ou deux inspecteurs nommés par ke gouvernement, et par les rapports mensuels, que les banques sont dans les limites prescrites par la nouvelle loi ?
Pourquoi exposer le gouvernement à de graves inconvénients et à des catastrophes dangereuses, s’il ne vise à rien autre chose, par cette mesure nouvelle, que de voir à la protection publique,
| Car enfin, si le gouvernement prend aux
banques des sommes considérables sur lesquelles il paie un intérêt quelconque, il ne gardera pas ces argents improductifs.
Il a besoin de payer continuellement.
Et pour se débarrasser d'une dette qui porte 7 ou 8 d’intérèt, il emploiera temporairement à la liquidation de cette
dette une somme d’argent qui ne porte que 5 ou 6 par cent. Nous en avons des
Parce que généralement le mon-lexemples tout récents.
pern sion
et des espèces a tant dela cireulaaprès le nouveau es et les espèces là de la cireulation jt ? inutile.
déclare par l'ho- F*: #8 : qu'il a te mesure ec qu'il ne veut bilité que celle de les banques entre
s sc donner tant de dépenses inutiles ans le bureau de éral ? Pourquoi ns l’exéeution, la on et la livraison ne pas laisser aux s'occupe: de leur es le font mainte.
si économique ? le rouage des t augmenter leurs diminuer leurs
nement, qui ne se omme protecteur, de la circulation ?
ste que les banques sques, retirent les
urer en tout temps, teurs nommés par par les rapports ques sont dans les la nouvelle loi ?
e gouvernement à its et à des catasil ne vise à rien mesure nouvelle, otection publique, nement preud aux considérables sur itérèt quelconque, argents improduc-
r continuellement, r d'une dette qui il emploiera temuidation de cette gent qui ne porte Nous en avons des
Et si, dans un temps donné, les banques ou plusieurs d’entre elles, remettent 5 à 6 millions de leur circulation, pour recevoir en retour, d' gouvernement, la même somme en vaeurs déposées, estce que le gouvernement ne sera pas considérablement embarrassé, et cela pour avoir voulu rendre service ?
Pourquoi ne pas laisser aux banques
le trouble et le risque de vendre elles-|
mêmes les valeurs qu’on les force à garder comme suretés, au prix qu’elles
voudront, et d’en suppoiter les pertes,
s’il y a lieu ?
Et ei le gouvernement était ainsi forcé
de rembourser subitement une grande
scmme, et exposé à subir une perte considérable, qu’arriverait-il ! Il serait peut-être obligé de payer aux banques uu plus haut taux d'intérêt, ce qui aurait certainement lieu jusqu’à l’ouverture de la session suivante où, si les circonstan-
ces n'avaient pas changé, la Législature |
permettrait par une nouvelle loi l’émission de nouvelles valeurs.
Il nous semble que le gouvernement a déjà entravé assez la marche des banques, en ce qui a trait aux dépôts
publics, en instituant les en A d'épargnes dans les bureaux de poste, en
créant un fonds souscrit de la Puissance,
(Dominion Stock) et en forçant les Lompagnies d’assurance à déposer de iortes sommes dans le Trésor pate, sans vouloir ôter encore à ces ivstitutions de banque une grande partie de leurs dépôts!
ourquoi, dans un cas d’insolvabiliié d’une banque, faire une exception en faveur des dépôts à demande ne portant pas intérôût ?
La classe instruite des déposants ne fera pas grand cas de cette préférence,
car cile sait fort bien, qu'une banque a d’autres ressources que les effets publics
et les espèces qu’elle garde dans ses voutes. Élle sait fort bien qu’en sus 1o des propriétés immobilières, qu’elle possède tant pour la gestion de ses affaires, que pour assurer des dettes douteuses ou mauvaises ; 20 des balances qui lui sont dûes par d’autres
banques, elle a encore le contenu de son porte-feuille.
La classe instruite des déposants sait fort bien quelle importance elle attache à ce portefeuille! Elle connait que les valeurs que comporte ce porte-feuille représentent de l'or, car il contient du papier dont le prix repose sur les produits du sol, de la forêt, ou sur des effets de consommaiion, enfin sur la richesse du pays.
Ces déposants instruits connaissent bien aussi que tout naturellement un | dépôt remboursable à aemande doit ètre payé avant celui qui est remboursable à 15 jours d'avis.
Pourquoi alors faire sonner sifort le mot préférence en premier lieu, en second lieu, entroinème lieu? Serait-ce pour attirer l'attention de ceux qui ne connaissent pas plus? Ce serait un moyen indirect de soustirer des banques, des sommes considérables, à leur détriment, pour aller grossir davantage les fonds et augmenter les pouvoirs des agents fiscaux du gouvernement, contre l’action et la marche légitime des banques à petits capitaux !
Thonorahiée ministredes finances penso que les dépôts s’augmenteront rapidement. Nous ne comprenons pas comment |cela peut se faire du moment qu'il est [établi une distinction, sous le rapport de la sûreté en espèces, entre les deux |classes de d‘pôts. Les banques fontelles cette distinction ? Gardent-elles moins d'espèces ou autres sürctés pour une classe de dépôts que pour une antre ?
Certainement non. Etilne doit pas y avoir d'autre distinction que celle mentionnée dans les conditions de dépôts, savoir : les dépôts sans intérêt payables à demande, les dépôts à intérèt payables à tant de jours d’avis, la sûreté étant la même.
Il nous semble que la plus grande protection devrait être donnée aux déposants à intérêt qui ne sont généralement .
vas des débiteurs de la banque, tandis . que presque tous les déposants sans intérêt, à part qu'ils sont en relation |journalière avec la banque et plus en état de retirer leurs dépôts dans un cas de danger quelconque, sont presque toujours débiteurs de l’institution.
On 2 posé la question de savoir: “ Si les opérations de banque pouvaient ètre assurées, lorsqu'elles sont bâsées sur des dépôts payables à demande. ”
eux qui ont l'expérience du passé, les hommes rompus aux affaires commerciales, ceux qui voient ce qui se passe chaque jour dans le cercle commercial, savent que ça été la pratique continuellement chez les banquiers d’utiliser des dépôts à demande dans leurs opérations journalières, en plus ou moins grandes quantités.
Si ces opérations n’ont pas été assurées et rémunératives, alors toutes les banques du Canada, sans en excepter une seule, ont fait de mauvaises affaires. Ce qui n’est certainement pas exact.
Le fait est qu’un banquier connait chaque jour l’étendue et les fluctuations de ses dépôts. Sur ces connaissances habituelles il base ses opérations, et arrange ses prêts à longues ou courtes échéances, suivant les circonstances.
La longueur du temps dans les différents escomptes accordés varie suivant les saisons, l'état du marché monétaire, et autres causes journalières ; et nn banquier prudent peut toujours arranger ses escomptes de manière à ce que les prêts puissent rentrer selon les besoins requis.
ous avons épuisé notre sujet, au moins, les points les plus importants.
Nous avons vu ce que sont les banques, leur raison d’être, leur utilité, les services qu’elles ont rendus, les services qu’elles sont appelées à rendre encore. Nous avons vu leur organisation dans les temps anciens, au moyen-âge, et dans les ten js modernes. Nous avons suivi leur wrche ascendante et progressive.
Nous avons passé en revue les crises qu’el'es ont subics, indiqué les causes qui les ont amentes et les remèdes qu’on y a apportés. Les banques de circulation ont fait, surtout, l’objet de nos observa-
tions. Leur fonctionnement parmi nous:
depuis environ cinquante ans a attiré tout spécialement notre attention. Nous en avons admiré le rouage, et nous avons demandé la continuation du système, avec quelques changements importants que nous avons mentionnés.
Nous avons combattu, sans esprit de
parti, le plan de circulation garantie par le gouvernement, tel qu’il est aujourd’hni devant le pays.
Nous avons humblement soumis nos remarques et montré respectueusement les points les plus erronés du système,
Et nous concluons par dire que le système proposé ne donne pas toute la sûreté absolue que l’on en attend ; il est certainement inopportun, vu les circonstances dans lesquelles se trouve le pays par raison de son absence d’élément d’élasticité.
Ce système est certainement deriature à faire dommage an pays, en restreignant les escomptes, en diminuant les ressources des banques, en tendant à rendre les fonds de banque un placement moins avantageux qu'il ne l’est à présent, en réduisant les dépôts à intérêt, en transférant des banques au gouüverneinent des sommes d’argent—qui sont maintenant employées profitablement, — pour être ensuite dissipées, en mettant en danger la convertibilité du billet, de banque, et en frayant une route bien dangereuse pour les cercles commerciaux, celle qui con ‘ait indubitablement @ Z@ circulation non rachetable ou au cours forcé, au règne des assignats, des greenbacks.
Dans l’étude sur les banques que nous avons esquissée, nous croyons être correct, puisque nous avons puisé nos notes et notre raisonnement chez les meilleurs écrivains qui ont traité d’Æconomie Politique, tout en accompagnant ces notes de l'expérience que nous avons acquise dans étude et la gestion des institutions qui nous occupent.
Nous avons consulté, en bien des cas, M. B'anqui, M. MacCulloch, M. Ambroise Clément, M. Chs. Coquelin.
Nous avons pareïllement consulté M.
Baudrillard, M. Gustave de Molinari, M. Maurice Monjean et M. Joseph Garnier. Enfin nous avons recherché et choisi les écrivains dont les antécédents et les connaissances spéciales constatées assuraient le mieux la bonne exécution de notre travail.
Les opinions que nous avons émises devaient en même temps, et nous en sommes assuré, rencontrer les idées des hommes les mieux placés daus chaque
ubl
an vidu ubl eur raie sou néan parce crant à l’ét tres d en fs sans
garantie st aujour-
avec le plus de distinction.
branche de commerce et qui l’exercent|difficilement le souvenir de tous les
| principes et de leur enchainement. Les
-, | principes que nous avons mis devant le umis nos RAD ture 0 Lecce, L Fegbarerd cable à pu leur permettre de ressaisir nr GE fications, puisqne nous ne pouvions en |P'0mptement les notions nécessaires aux ystème: diente a£ ps P “solutions cherchées.
re que le ° |.“ Comme tontes les autres branches toute la Nous avons cru nous rendre utile, en |des connaissances humaines, l’économie nd ; il est ubliant ces quelques articles sur les | politique est indéfiniment perfectible ; 8 circons- anques. IT est un grand nombre d’indi-| mais nous avons la conviction qu’elle e le pays vidus, appelés à s'occuper d'intérêts | est aujourd'hui assez avaucée pour ne d’élément ublics ou collectifs, qui, pour remplir|laisser sur ses principes essentiels aucun
eur mission le mieux possible, trouve-| doute légitime. Nous croyons pouvoir - derisière raient dans les notions que nous avons afiirmer que, de toutes les eciences qui Hicionant soumises de précienses irections, et qui | ont l’homme ou les sociétés pour objet, à ren néanmoins s’abstiennent de les acquérir, l’économie politique est la plus positive rend les parcequ'ils ne le pourraient qu’en consa-|et la moins incomplète ; qu’elle est
nt moins résent, en
crant beaucoup de temps et d'attention à l'étude des traités méthodiques. D’au
incomparablement plus avancée que la politique proprement dite, plus encore
tres qui se sont livrés à ceite étude sans que les sciences de la législation, et que
trans- : : | , : dr Sea en faire une occupation constante, ou sans elle on ne peut faire ni politique, né DIRES sans y revenir fréquemment, conservent ni législation utiles et vraies. ” ainlement, —
1 mettant billet, de > bien danraux, celle à la cirours forcé, nbacks.
que nous être cornos notes meilleurs Economie wnant ces bus avons estion des
n des cas, M. Amlin.
sulté M, Molinari, . Joseph
técédents
herché et
onstatées xéeution
ùs émises nous en dées des chaque