‹ Les Bases de la BiologieChapitre 11 sur 20 · D 2 PUR · texte numérisé non relu

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ment par Maggi (1874-1885) et par Altmann (1890-1894) et cependant nous persistons à réclamer tout entière là paternité de notre œuvre.

À Magoi appartient la priorité,en date, de la conception ; c’est incontestable. Toutefois il est de notre devoir d'affirmer que nous n'avons eu connaissance des recherches entreprises par ces deux savants et des résultats acquis par eux qu'après avoir mis la dernière main à notre travail.

Nous avons éprouvé un plaisir extrème à nous rencontrer avec des savants aussi autorisés ; sous nos pieds, le terrain, tout à l'heure si mouvant, semblait prendre une consistance presque ferme. Car cette similitude d'opinion n’équivaut-elle pas à une éloquente confirmation des choses quenous avionsavancées? N'avionsnous pas de graudes chances de dire vrai alors que, travaillant à distance, sans nous connaître et sans nous lire, partant de points de vuefort différents et suivant des routes bien distinctes, nous parvenions tous trois à des résultats à peu près identiques ?

Magoi et Altmann suivaient la voie positive de l’observation histologique et nous, une voie spéculative que nous avait fait découvrir un coup d'œil d'ensemble jeté sur les êtres vivants : nous procédions par analogie.

Nous n'avons pas apporté, il est vrai, comme Magzi et Altmann, d'observations positives personnelles, mais seulement une méthode analytique, et la diversité de nos apports tient à la différence du procédé employé par chacun de nous. Nous n’essaierons pas de mettre en balance la valeur de nos apports respectifs, peut-être celle de notre méthodeanalytique n’est-elle pas moindre que celle des observations histologiques faites par nos

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collègues. A d’autres de juger. Quoi qu'il en soit, notre: modus faciendi a donné, croyons-nous, à notre conception plus d’ampleur que n’en avaient reçu de leurs auteurs les théories de Maggi et d’Altmann. Le hasard, si tant est que le hasard existe, à voulu que ces théories fussent englobées dans la nôtre.

Comme on l'a vu dans ce qui précède, c'est en étendant de la cité et du métazoaire à l’amibe et à la cellule, à la protamibe et à la zooglée notre conception générale des associations successives et des combinaisons biologiques qui en sont la conséquence, que nous avons été naturellement amené à soupçonner l'existence de cocci là même où l'observation ne les avait pas encore fait apercevoir, à concevoir des cocci amibiens et des cocci nucléaires unis entre eux par les liens de solidarité que nous avons décrits et à accorder à tous ces cocci le rôle essentiel dans l’économie de l’amibe.

Fort de la logique de notre raisonnement, nousavons osé tenter d’esquisser l’histoire naturelle de ces cocci inconnus, attendant des recherches ultérieures une confirmation ou un démenti. Or les découvertes histolologiques d’Atlmann sont venues apporter une brillante confirmation à quelques-unes de nos vues. Les bioblastes d'Altmann constituent «les facteurs des propriétés « de l’oganisme,mais facteurs réels, visibles, mettant sous «les yeux l’objet même conçu hypothétiquement par « tous les auteurs qui ont cherché à deviner la struc- « ture du protoplasma pour expliquer ses propriétés », (Decacs. La Struct. du protopl.., 1895, p. 502). Mais Altmann est encore bien loin d’avoir découvert tous Les cocci qui habitent l'amibe. D’autres observateurs, déjà nombreux, ont ébauché ce travail, maisla funeste hypo: thèse du protoplasma un et indivisible s’est opposée à

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