FACTEURS DE L ÉDUCATION PHYSIQUE
influence énorme, il augmente TactÎTité des échanges nutritifs ; nous pouvons admettre que, normalement, ces échanges sont en raison de la dépense. Cela est vrai dans certaines limites ; l'excès de travail, le surmenage, n'agissent plus comme l'exercice modéré, ils altèrent ces rapports nutritifs, l'alimentation peut n'être pas suffisamment réparatrice. Il y aura lieu d'examiner de très près ces conditions.
Régime. — Le règlement de la vie est un fa<ïteur essentiel de la santé et de la vigueur. L'heure du lever* et du coucher, les heures des repas, la distribution du temps, les moments donnés au repos et au sommeil, la régularité des occ:upaiions, le temps consacré aux soins du corps, tout cela influe sur notre état. Notre organisme s'accommode mal de changements continuels, <î'est un effort nouveau qu'on lui épargne en prenant de bonnes habitudes régulières. Les travailleurs sérieux le savent, ils sacrifient leurs caprices et sont récompensés p^r des résultats certains ; la volonté et l'énergie doivent être aidés par l'habitude «t le régime.
Le désordre de la vie est une cause de fatigue extérieure, il n'est pas compatible avec des travaux de longue haleine.
AcTivrrÉ. — Il faut agir, travailler, susciter l'effort, mais il faut agir avec mesure. Certaines professions rainent la santé par ^xcès de fatigue, d'autres par excès de sédentarité. Il y a une dose convenable à chacun et, sans seiaisser aller aux conseils de la paresse, il est bon d'écouter les avertissements de la nature pour s'arrêter à temps. Les records, les concours entre jeunes ^ens, sont des excitants de l'amour-propre assez puissants pour masquer momentanément le besoin de repos, amener des accidents graves et nuire au développement cherché.
C'est dans l'alternance du repos et de l'activité qu'est le grand secret de la vigueur et de la résistance. On peut, grâce à une juste pondération, produire sans fatigue une somme énorme de travail. Si l'on n'y prenait garde, on prolongerait en vain l'action par un effort de volonté, les conséquences funestes du surmenage se produiraient fatalement. L'activité est essentielle, c'est la base de l'éducation physique, mais elle doit être réglementée pour chacun : c'est une grossière erreur dépenser qu'en
iO LES BASES SCIENTIFIQUES DR L^ÉDUGATION PHTSÎQUE
multipliant les heures d'activité on augmentera le travail utile en proportion.
Tels sont les principaux moyens à notre disposition pour obtenir des modifications salutaires chez l'homme.
Durée ou persévérance dans l'effort. — L'effet bienfaisant de l'exercice dépend absolument de l'état de l'individu, cet état dépend lui-même des facteurs énoncés précédemment. N'oublions pas d'insister sur la condition la plus essentielle, trop souvent oubliée : le temps nécessaire pour .obtenir des résultats. Les modifications sont lentes^ mais certaines ; pour cela les causes d'amélioration doivent avoir une action prolongée, continue et l'emporter sur les causes de dégénérescence.
Il faut être persévérant, c'est là une condition nécessaire du succès ; la volonté continue est une qualité maîtresse que rien ne remplace, [l est peut-être plus commode de croire à l'effet magique des préparations pharmaceutiques pour relever la force chancelante ; il est aussi plus aisé de se contenter de leur effet immédiat sans s'inquiéter du lendemain.
Malheureusement ce n'est pas la réalité; pour s'améliorer^ il faut un facteur essentiel, l'effort personnel ; aucun médicament ne peut le remplacer. 11 faut renoncer à la fonction d'éducateur si on agit par à-coups, si l'on est esclave des caprices de son élève, en lui évitant la peine à tout prix, pour se contenter de l'amuser.
L'éducation est un appel à la virilité, ce n'est ni de la pathologie ni de la thérapeutique.