EFFETS DE L ÉDUCATION SUR LES FONCTIONS DE LA VIE
Idée générale de la. vie. — L'éducation physique l^dans sa conception la plus générale est l'éducation des fonctions de la vie ; nous l'avons indiqué précédemment.
Les êtres vivants obéissent à des lois communes, ils ont des fonctions multiples à remplir pour se conserver et se multiplier.
La vie n'est pas ce qu'on a cru longtemps : un je ne sais quoi, une flamme qui vivifie Têtre, une puissance surajoutée au corps et qui se sépare de lui ou s'éteint le jour de la mort.
La vie, pour un physiologiste, c'est la résultante des fonctions, elle n'existe pas en dehors de celles-ci et nécessite, pour se manifester, des conditions complexes d'état des organes et du milieu.
Une horloge consomme peu à peu l'énergie emmagasinée dans ses ressorts par la main de celui qui la remonte ; elle s'arrête lorsque ses ressorts sont détendus.
L'homme, au contraire, doit puiser à chaque instant son énergie, la source de son activité, dans un échange constant avec le monde extérieur. La suspension nomentanée de ce travail intime entraine pour lui la mort immédiate et irrémédiable.
Fonctions et conditions de la vie. — Dans les organismes inférieurs, les rapports et échanges avec le monde extérieur sont simples et ne nécessitent pas grand appareil. Dans les orga-
nismes élevés, la division du travail est extrême, des organes spéciaux sont préposés à des fonctions multiples.
La cellule vivante ou la matière vivante à l'état rudimentaire possède à elle seule les propriétés multiples des organismes élevés, l'irritabilité, le mouvement, les échanges nutritifs, le travail d'assimilation et de désassimilation sont confus, imparfaits, mais existent cependant dans les êtres inférieurs.
Division du travail dans les organismes élevés. — Chez l'homme, des organes spéciaux sont chargés de chacune de ces fonctions, et cette division du travail amène une fonction plus parfaite. L'irritabilité, avec le pouvoir de réagir, est confiée au système nerveux et à ses annexes, le mouvement aux muscles, les échanges nutritifs aux appareils de la digestion, de la circulation et de la respiration, le rejet des produits du travail de d'ésassimilation à la peau, aux reins et aux poumons.
Tous les organes vivent dans une certaine dépendance, les organes meurent les unsaprès les autres, et quelques fonctions subsistent quelque temps encore après la mort.
Mais cette indépendance est illusoire, un organe détaché ée l'animal ne lui survit pas longtemps, chaque cellule vit pour son propre compte etaussi pourrensemble des autres cellules, pour l'être entier ; c'est une' république bien assise où l'individu est obligé de travailler pour la société sous peine de mort.
Relations entre les fonctions. — Les organes sont solidaire»^ les fonctions sont intimement liées, on ne peut imaginer l'altération de l'une sans que le contre-coup de cette altération se fasse sentir sur toutes les autres. Mais l'indépendance relative des fonctions permet d'agir séparément sur chacune d'elles poor les perfectionner.
Si la fibre musculaire ou la cellule nerveuse trouvent les conditions nécessaires à l'accroissement ou à l'entretien de la foûîdition, peu importe d'où viennent ces conditions, elles sont satisjfaisantes, voilà tout. Gela montre le peu d'importance des moyens employés, naturels ou artificiels; ils seront bons pourvu que les conditions précédentes soient remplies.
Le mouvement influe sur toutes les autres ponctions. — La