‹ Les bases scientifiques de l'éducation physique (volume 2)Chapitre 4 sur 109 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Imaginons la société humaine composée d'individus équilibrés, bons, intelligents et vigoureux, s'accordant entre eux pour diriger leurs forces vers le bien; chacun se préoccupant de son hygiène, pensant à son perfectionnement physique et moral, convaincu du bénéfice qu'il en peut tirer pour lui-même en s'évitant ainsi bien des misères, et pour ses descendants en leur léguant un heureux héritage destiné à s'accroître sans cesse , n'aurions-nous pas un idéal admirable qu'aucune religion basée sur la promesse des récompenses posthumes ne pourrait dépasser?

Une nation n'est forte que si ces vérités s'enseignent, si une éducation virile procure à chacun ses bienfaits, éléments indiscutables du bonheur. Dans les moments troublés où ces choses sont méconnues, où l'éducation est négligée ou faussée, on voit apparaître des maux terribles, sans remèdes, causant la perte d'une société.

Pour utiliser les animaux domestiques à notre profit, nous les soumettons à une sélection, à un élevage et à un dressage méthodiques, mais nous n'avons pas Ténergie de nous appliquer les mêmes moyens, assurés pourtant d'un résultat certain qui dépasserait même nos prévisions.

Il faudra encore de grands efibrts pour entrer résolument dans cette Yoie; il faudra combattre bien des préjugés pour placer l'éducation et l'éducateur à leur place : en première ligne. La petitesse de notre entendement nous enlève le souci de l'avenir, nous ne sommes touchés que de nos misères actuelles, pressantes, nous cherchons à guérir nos maladies alors qu'elles

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