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CHAPITRE II

§ 1 er . — Influence des mouvements sur la forme du corps.

Nous ne nous sommes occupés jusqu’ici que de l'effet hygiénique de l’exercice, c’est-à-dire de son action bienfaisante sur les grandes fonctions de la vie. Nous avons laissé de côté l’influence particulière de chaque forme de mouvement ; mais il y a d’autres effets des mouvements sur le corps humain.

La dose de l’exercice mesure l’effet hygiénique, la nature du mouvement influe sur la forme même des organes et sur les proportions du corps.

Chaque mouvement a son mécanisme spécial, chaque exercice met en jeu des muscles et des articulations déterminées, et les organes s’adaptent au genre de mouvement et aux efforts qu’on leur demande.

Cette adaptation se fait suivant des lois précises ; la forme du corps résulte des proportions des pièces du squelette, des saillies musculaires, de l’action des muscles sur les positions relatives des os, de la présence de la graisse dont l’abondance atténue le modelé en empâtant les organes.

Les effets hygiéniques de l’exercice sont passagers, il faut constamment les susciter pour entretenir la santéj les modifications de forme sont, au contraire, acquises et durables, quelquefois définitives, elles constituent la beauté ou la laideur du corps.

Notion de beauté. — La notion de beauté ne doit pas être limitée à la forme du visage ; elle embrasse la forme du corps entier. Les artistes se pénétrant des chefs-d'œuvre antiques ont

cherché dans la proportion des membres et du tronc à établir un type de beauté, mais ils se sont bornés à des mesures extérieures et à des rapports numériques surtout utiles pour le sculpteur praticien. On peut aller plus loin et préciser.

La beauté ne peut exister que chez l’homme vigoureux en pleine possession de ses moyens physiques; elle est la conséquence de la perfection de ses organes et inséparable de l’agilité et de la force acquise par l’exercice.

La notion de beauté perdue avec l’abandon de la culture phy, sique renaîtra avec elle. L’exaltation mystique des périodes du moyen âge fit mépriser la culture corporelle, le corps s’étiola et dégénéra ; l’art gothique laisse à ce point de vue des documents intéressants qui donnent une impression pénible.

L’humanité se ressaisit et se réveille en admirant les chefsd’œuvre antiques, et le type de beauté réapparaît dans l’art avec plus d’éclat à l’époque de la Renaissance.

Au lieu du masque placide et sans expression des dieux et des athlètes, les œuvres de cette période sont plus complètes, sinon plus parfaites : la physionomie s’éveille, les émotions de l’âme s’unissent à la beauté de la forme pour leur donner plus de vie, d’harmonie et d’expression.

L’idéal de beauté varie donc suivant les temps et les lieux : un individu n’est pas beau d’une façon absolue, mais relativement à son espèce, il doit réunir pour cela les caractères com-r muns à sa race. S’il s’en écarte ou s’il présente des variétés trop particulières, il est taxé de laideur. Mais la beauté peut être définie plus scientifiquement, il faut se débarrasser des conventions à cet égard et associer la beauté à l’idée de perfectionnement physique, et d’adaptation au milieu, pour être sur un terrain plus positif.

On croyait beau, il n’y a pas soixante ans, d’avoir l’aspect maladif ; les épaules tombantes et une atrophie générale semblaient être les attributs de la distinction. Aujourd’hui encore, pour beaucoup de personnes, la beauté réside dans l’habillement et la mode se soucie peu des organes qu’elle déforme en subissant la fâcheuse influence du costume. Les Anes tailles, les petits souliers pointus altèrent les formes normales. Les tailleurs remplacent les épaules charnues par des coussins d ouate et façonnent les gens gras dans un moule de fantaisie.

Sous l’habit moderne il faut être corpulent pour avoir de l’ap* paxence, un sujet bien pris et bien musclé passe inaperçu ; il faut aller dans les établissements de bains voir la réalité, constater les misères cachées sous l’élégance des habits.

Conditions de la beauté. — En résumé, tout homme normal jouissant des avantages de la santé et de la force moyenne possède une charpente osseuse solide, symétrique, sans déviation; il a aussi des muscles développés et apparents sous la peau, l’épaule charnue et bien placée, la poitrine large et bien ouverte, le ventre peu volumineux et à parois musclées : ce sont les attributs de la beauté.

Influence de l’exercice sur la beauté. — Ces qualités n’existent point en dehors de l’exercice, et même de l’exercice bien dirigé. Les exercices spéciaux ne donnent pas ces résultats, ils doivent être associés à d’autres qui les complètent.

Ainsi un exercice peut avoir un effet hygiénique certain, sans avoir un effet esthétique ou économique.

La course, le vélocipède, les jeux de plein air exigent une grande dépense de travail et produisent, pour cela, un effet hygiénique, mais ils peuvent causer des déformations si l’on y garde de mauvaises attitudes. Inversement, les exercices dits de chambre ou de plancher, usités surtout dans la gymnastique suédoise, ne donnent qu’un résultat bien restreint au point de vue hygiénique, surtout dans des locaux fermés, mais ils peuvent avoir un effet très marqué sur le redressement et la belle attitude du corps.

En dehors de ces conditions, il n’y a point de beauté corporelle.

C’est par une sorte d’aberration que l’on donne le nom de beaux à des types anormaux ; un médecin dira devant un cas pathologique bien caractérisé que c’est un beau type de scoliose, par exemple, mais cette manière de parler ne peut aucunement nous induire en erreur.

Ce que nous disons de la beauté, en général, s’applique surtout à la femme.

Aimons la beauté vraie chez la femme et elle n’hésitera pas à la rechercher aussitôt pour nous plaire, elle ne demandera

Dembny. — Bases scient.

pas mieux que de nous charmer sans s’imposer les souffrances de la mode.

Il faut considérer dans la jeune fille la future mère et exiger d’elle une préparation à sa fonction sociale. Est-ce par les minuties de boudoir qu’elle peut le faire, est-ce en rétrécissant sa poitrine et en réduisant ses mouvements respiratoires, est-ce en comprimant les organes de la nutrition et de la maternité

Fig. 36. — La Vénus de Naples. Fig. 57. — Dessin de mode, type de type de beauté antique 1 . beauté moderne.

qu’elle peut avoir dans la suite la force de supporter des fatigues auxquelles elle n’a pas été préparée?

L’exercice doit être présenté à la femme sous un jour nouveau.

En lui montrant son importance au point de vue de la beauté, on éveillera en elle l’envie saine de s’y livrer.

La femme tient surtout à plaire, il faut lui fixer les idées sur la vraie beauté pour lui enlever toute hésitation. Ne se torture-

1. La plupart des figures originales ont été exécutées par notre ami E. Quignolot, auquel nous sommes heureux d’adresser ici nos remerciements. •

t-elle pas pour obtenir la beauté de convention qu’on Lui enseigne, pourquoi n’aimerait-elle pas à devenir réellement belle sans souffrir 1 ?

On fait de son corps ce que l’on veut, mais on n’a pas le droit d’être laid. Ce n’est pas de l’habit qu’il faut rougir, c’est de sa forme corporelle. Il faut des années pour se constituer un corps bien muselé, il faut une journée pour se procurer un costume à la mode ; la laideur du corps indique une négligence et une paresse inexcusables.

Les soins du corps constituent une partie de la moralité, une bonne part du caractère féminin tient à l’éloignement de l’exercice physique.

Types de beauté. — Le type de beauté est différent dans les races humaines,mais si l’on ne se borne pas aux caractères de peu d’importance, aux traits du visage, on rencontre une grande similitude dans les attributs propres au bipède parfait. Les conditions de santé et de vigueur, de résistance et d’adresse sont identiques, elles dépendent uniquement des lois naturelles. Partout où l’homme s’exerce, partout il s’améliore ; partout où il se laisse envahir par la mollesse, partout aussi il dégénère et s’atrophie.

Laideur du corps due a l’abandon de la culture corporelle. — Les jeunes gens entraînés aux exercices du corps sont comparables en beauté aux statues antiques et, si nous voyons trop souvent des types de laideur parmi nous, cela tient à l’abandon de la culture corporelle.

Cela est malheureusement trop fréquent : dans les villes,

1. M mo de Pischof, Comptes rendus du Congrès international cTEducation physique de 1900.

Fig. 58. — 1, Type thoracique ; 2, Type abdominal.

l’attitude générale est devenue déplorable, les épaules sont tom-

(Cou de cygne). porte-manteau.

bantes et portées en avant, le dos se voûte, la poitrine se

Fig. 61. — Statues égyptiennes anciennes et sujet indien moderne présentant le type thoracique.

creuse et s’aplatit, le ventre est proéminent. Je me suis souvent

plu à observer les passants dans les rues de Paris, je n’exagère point en disant que sur vingt personnes il y en a à peine une présentant une attitude convenable, se tenant droite et n’étant pas voûtée.

Les sujets bien plantés sont devenus rares et ils attirent l’attention ; les attitudes dénotant la vigueur et le courage dispa-

Fig. 62. — Conformation des gymnastes grimpeurs actuels avec voussure du dos et développement excessif des muscles grands dorsaux et pectoraux.

raissent ; la femme surtout se laisse aller et présente une infériorité manifeste à ce point de vue.

Au lieu du type thoracique où la poitrine est bombée, la colonne vertébrale droite et l’abdomen effacé, une grande partie des hommes des villes présente le type abdominal : poitrine aplatie, dos voûté et abdomen saillant, type de laideur et de faiblesse (fïg. 58).

Cela n’est pas étonnant, jamais nous ne faisons effort pour nous redresser. A peine au monde, on nous enveloppe dans des maillots serrés où l’on restreint nos mouvements qui seuls peuvent nous fortifier. Plus tard, c’est au moyen de corsets et de vêtements serrés que nous nous soutenons, nous prenons appui sur un squelette extérieur artificiel, sans chercher à nous

soutenir par nous-mêmes. Les leçons de maintien des anciens maîtres à danser avaient du bon, elles portaient notre attention sur la tenue, si nécessaire au point de vue de la beauté et de l’hygiène. Les disproportions dans la structure du corps résultent du peu d’harmonie existant entre les différents groupes musculaires; ainsi se forment les épaules tombantes ou les épaules en porte-manteau, la voussure du dos et même quelquefois les courbures anormales du rachis (fîg. 59 et 60).

Conformation des anciens. — Les statues égyptiennes ont un type thoracique bien caractérisé, les épaules larges et hautes, l’abdomen très peu développé et la taille fine (fîg. 61).

Fig. 68. Le Discobole, statue grecque antique montrant le bourrelet iliaque formé par les muscles obliques de l’abdomen.

Les statues grecques présentent des différences avec nos gymnastes actuels. La masse des grands dorsaux est moins considérable parce que les exercices de grimper ou de locomotion avec les mains n’étaient pas autant pratiqués qu’aujourd hui (fig. 62). Par contre, les crêtes iliaques étaient très remplies : on voit dans ces statues un bourrelet formé par la masse des obli ues de l’abdomen (fig. 63).

Cette conformation ne se rencontre guère actuellement ; on doit l’attribuer aux exercices de lutte et de lancer des poids lourds.

1 2. — Modifications du squelette.

Ligne d’ossificatio

Os enehondx-al

L’étude du squelette est pleine d’enseignements. — Rien n’est indifférent pour le phy- „ . ,

. . . J Epiphyse supérieure

sialogiste dans les pièces cartilagineuse encore

du squelette humain, toutlui montre sa malléabilité et lui rappelle les mouvements exécutés pendant la vie.

L’activité nerveuse domine notre être, elle provoque les contractions musculaires qui, répétées suivant les instincts et les habitudes, modifient la forme des os et le rapport des os entre eux.

L’anatomie comparée puise dans l’étude du squelette une source précieuse d’enseignements et permet ainsi de remonter jusqu’à la physiologie même des êtres disparus, tant la connexion existant entre le squelette et les organes est étroite.

La direction et l’intensité des efforts musculaires se lisent sur les apophyses d’insertion des tendons ; la forme des surfaces articulaires indique exactement les mouvements des os l’un sur l’autre ; la forme des membres, la longueur comparée de leurs segments est ën rapport direct avec le mode de locomotion et par suite le milieu auquel un être vivant appartient.

La forme du bassin est disposée chez l’homme pour soutenir le poids des viscères abdominaux, l’épaule est mobile, la clavicule permet l’indépendance du membre supérieur, devenu un

. 64. — Développement d'un os long (Fémur ; .

organe de préhension au service de la volonté, au lieu d’être seulement, comme chez lès quadrupèdes, une colonne de soutien analogue au membre postérieur.

Les courbures de la colonne vertébrale varient suivant l’attitude depuis le quadrupède jusqu’au bipède parfait.

Les dents et les mâchoires sont en rapport avec la nourriture habituelle, enfin le crâne donne une mesure exacte du cerveau, il porte l’empreinte des circonvolutions cérébrales, c’est-à-dire du degré de perfection des centres nerveux, perfection indiscutablement en rapport avec le développement de l’instinct et de l’intelligence.

Malléabilité du squelette. — Le squelette n’échappe pas à la loi générale de la vie ; c’est-àdire à l’harmonie entre les organes et leur fonction ; il se modifie avec les mouvements et tend à s’y adapter. Sa fixité apparente n’a rien de réel, les os sont peutêtre ce qu’il y a de plus malléable dans l’organisme.

Fig. 65. — Développement d’un os long (humérus vu en coupe),

Accroissement des os. — D’abord cartilagineux, transparents et flexibles comme l’arête de poisson, les os sont envahis peu à peu par de petits dépôts de matière calcaire, appelés noyaux d’ossification. Ces noyaux s’étendent, marchent à la rencontre l’un de l’autre, divisent l’os en plusieurs parties, les épiphyses, séparées par du cartilage d’ossification. Ce cartilage disparaît,

les épiphyses se soudent au corps de l’os ; la croissance de l’os en longueur est terminée et la taille de l’individu est fixée (fig. 64 et 65).

Ce dernier résultat a été établi expérimentalement par le procédé suivant : trois petites épingles d’argent ont été enfoncées dans les épiphyses et dans le corps d’un ôs long chez un animal vivant; la distance entre les épingles fixées dans le corps de l’os restait invariable, tandis que l’écart entre les épingles, fixées l’une dans l’épiphyse et l’autre dans le corps, augmentait avec la croissance ; c’était donc bien dans la couche cartilagineuse que se faisait le dépôt de matière osseuse.

Les os continuent à s’accroître en épaisseur par couches concentriques superficielles, comme le tissu des arbres, jusqu’à quarante ans environ. Dans la vieillesse, le canal médullaire augmente aux dépens des parois, le tissu compact devient aussi plus spongieux, la proportion de matière minérale et de matière organique est plus grande, de là vient la fragilité des os et la fréquence des cas de fracture chez les gens âgés (fig. 67),.

Chez l’enfant nouveau-né, les parties du squelette les plus •développées sont le crâne, les clavicules, les côtes, les membres supérieurs.

Le crâne continue à croître, la mâchoire inférieure se soude en une pièce la première année ; les côtes conservent longtemps une tête cartilagineuse, les vertèbres demeurent incomplètes à l’exception de f atlas, de l’axis et du sacrum. A l’âge de la puberté le corps des os longs n’est plus séparé des extrémités que par un disque cartilagineux fort mince.

Celui-ci disparaît à son tour, et l’os ne présente plus qu’un

morceau solide d’une seule pièce, s’accroissant ensuite en épaisseur par les apports nutritifs du périoste.

Les os complets sont alors : ceux de la tête, l’atlas, l’os hyoïde, le carpe et le tarse, les phalangettes des doigts ét des orteils, les rotules et os sésamoïdes, le coccyx. Sont incomplètement ossifiés : les six vertèbres cervicales, dont les apophyses ne

Fig. 67. — Différents états d’un os.

i. Os cartilagineux en train de s’ossifier; — 2. Os divisé en 3 parties avant la soudure des épiphyses; — 3. Os d’adultes complètement ossifié; — 4. Os de vieillard montrant l’importance du eanai médullaire et la fragilité de ses parois.

sont pas soudées avec le corps de l’os, les extrémités sternales des clavicules, les têtes des côtes, le sternum, l’omoplate, la tête de l’humérus, l’extrémité inférieure du radius et du cubitus, les métacarpiens et les métatarsiens, les phalanges et phalangines, la crête de l’os coxal, l’épine et la tubérosité sciatique, le sacrum, les vertèbres dorsales et lombaires moins avancées que les cervicales; le fémur, dont les deux trochanters,-les eondyles et la tête sont encore séparés du corps de l’os, le tibia et le péroné.

A cet âge les saillies osseuses ont peu d’importance, elles

augmentent bientôt de volume, et de vingt à vingt-cinq ans

Fig. 68. — Ossification de l’omoplate, la soudure; des épipbyses des os est complète, leur croissance

-0s scras-eoracoïdi

•Os glénoïdien

.Cartilas

.Fig. 69. — Ossification de l’omoplate, sujet de 10 à 12. ans.

en longueur terminée, leur solidité est maximum ; de quarante à cinquante ans, ils augmentent d’épaisseur, leur nutrition

Os suprasternal__

active peut réparer facilement les accidents de fracture. Après cinquante ans, le tissu des os, ferme et compact comme l’ivoire, devient grenu, terreux, fragile ; des soudures s’opèrent entre quelques vertèbres, les cartilages tendent à s'ossifier, même dans les articulations.

L’exercice constant empêche certainement les articulations de s’ankyloser, mais il vieillit le squelette en hâtant son ossification. C’est l’efifet des professions ■ exigeant des efforts énergiques contrairement à la vie sédentaire.

Le développement du squelette de l’homme et de la femme présentent des différences probablement pour cette raison.

Points d’nssif.

des

sternèbres

Fig. 70. — Ossification du sternum.

Forme des surfaces articulaires en rapport avec le mouvement habituel. — La forme des surfaces articulaires se modifie et se

Fig. 71. — Développement d'une vertèbre etdelatête humérale montrant les différents points d’ossification séparés par du cartilage.

met en rapport avec le mouvement habituel de l’articulation, La sphère est la forme de la tête humérale et fémorale, elle est susceptible de mouvements de circumduction, mais, si le mouvement est plus étendu dans un sens que dans l’autre, la surface articulaire présente deux courbures différentes, la plus petite correspondant au mouvement le plus étendu, M. Marey

a particulièrenaent insisté sur cette loi de la morphogénie 1 .

Normalement, les mouvements sont limités par la structure des surfaces articulaires ou par les ligaments qui les unissent. Pour obtenir une amplitude anormale comme on en voit chez les acrobates appelés hommes serpents, hommes caoutchouc, il faut dès l’enfance allonger ces ligaments et augmenter l’éten-

Fig. 72. — Formes des surfaces articulaires en rapport avec le mouvement des os.

Têtes sphériques du fémur et de l’humérus correspondant au mouvement de circumduction. — Charnière du coude et de la cheville du pied correspondant au mouvement de flexion dans un plan. — Surface elliptique de l’articulation du poignet correspondant à deux mouvements rectangulaires d’amplitudes différentes. — Surface cylindrique du radius correspondant à un mouvement de rotation (pronation et supination).

due des surfaces articulaires, cela s’obtient toujours aux dépens de la solidité.

Dans l’union des os entre eux, la force des ligaments est toujours en raison inverse des muscles qui relient les os. Leur épaisseur et leur solidité est grande,, là où il n’y a pas de muscles.

Les cartilages articulaires ont une épaisseur en rapport avec les pressions qu’ils supportent. D’après MM. Beaunis et Bouchard, cette pression contribuerait à empêcher l’ossification de les envahir ; ils ne sont d’ailleurs qu’un reste de cartilage d’os-

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