‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 120 sur 152 · LI-: CAMP Dl' MONSIEUR · texte numérisé non relu

LI-: CAMP Dl' MONSIEUR

d'ambition, (|ui divisaient les principaux chefs de cette armée toute féodale, firent réussir les négociations poursuivies par la Reine mère ' : la paix de Monsieur

siers, et le viconile de Lavedan, qui en était colonel, entra dans le camp avec son drapeau blanc. Bussy, qui était assez ombrageux, ne voulut pas qu'un aulre que lui arborât l'enseigne blanche ; Monsieur eut grand'peine à l'empêcher d'aller avec dix hommes déterminés, à la létc des troupes en marche, arracher cette enseigne à l'oificier qui la portait et la rompre aux yeux de tous. » (Brantôme.)

1 Nous reproduisons en entier, d'après Le Roux de Lincy, les Adieux de la misérable guerre civile, spirituelle peinture de la guerre en 1578... et dans tous les temps :

Adieu le champ, adieu les armes;

Adieu les archers, les gens d'armes ;

Adieu sourdines et clairons,

Puisqu'en paix nous en retournons.

Adieu tambourins et trompettes ; Adieu enseignes et cornettes; Adieu pistoles, pistolets ; Adieu cuirasses, corselets.

Adieu soldats et capitaines ; Adieu guerres trop inhumaines ; Adieu roussins; adieu coursiers; Adieu les grands chevaux lanciers.

Adieu vous dis, cavalerie ; Adieu vous dis, infanterie ; Adieu vous dis, tous pistoliers, Argoulets et chevau-légers.

Adieu escalades et montres ; Adieu charges ; adieu rencontres ; Adieu surprises et assauts; Adieu la guerre et ses vassaux !

Adieu escortes, embuscades, Escarmouches et camisades; Adieu bombardes et canons, Puisqu'au logis nous retournons.

accorda 20 millions à Jean-Casimir, livra l'Anjou, la

Adieu vous dis, arquebusades, Pislolades et canonnades, Qui sont fort peu à regretter Et dangereuses à hanter !

Adieu harnois et cuirassines; Adieu cuirasses, brigantines ; Adieu piques, adieu collets, Doublés même en buifle d'Alais !

Adieu bedelles et escoutes, Sentinelles, gardes et coûtes, Oui nuit et jour faites souvent Souffrir froid et chaud, pluie et vent.

Adieu ceux qui de froid se meurent Ou de chaud : et ceux qui demeurent Enfoncés dedans un bourbier Quelquefois un jour tout entier.

Adieu, qui se sauve à la course; Adieu, qui a perdu sa bourse Et son cheval et sou argent Et son valet trop diligent.

Adieu ceux qui l'ordre demandent, Qui obéissent ou commandent ; Adieu (qui êtes un grand tas), Gens dédaigneux de vos états.

Adieu, qui vous voulez bien dire Dignes de régir un empire, El cependant êtes menés Par ceux que trop peu estimez.

Adieu, qui ravit et qui pille, A qui l'argent est fort utile; Adieu, ceux-là qui n'avaient rien Et qui par guerre ont force bien 1

Adieu, ceux qui ont grand dommage Par la guerre et par le pillage, Tant qu'ayant des biens à foison

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