‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 121 sur 152 · LE CAMP DE MONSIEUR · texte numérisé non relu

LE CAMP DE MONSIEUR

Touraine et le Berry au duc d'Alençon, la Guyenne au

Meurent de faim en leur maison !

Adieu, ceux qui leurs beaux iaits vantent ; Adieu, ceux qui se mécontentent; Adieu, ceux qui sont trop contents ; Adieu, ceux qui plaignent le temps !

Employé plus qu'un autre usage; A manger les gens de village, Adieu qui se plaint et se deuil; Adieu vous dis, loge-qni-pent !

Adieu le logis à la liaic; Adieu les toux de froide joie. Qui sont h la pluie et au vent, Oîi l'on se morfond bien souvent.

Adieu le coucher sur la dure, Sans draps, sans lit ni couverture ; Adieu (qui pis vaut) le coucher Tout armé, n'ayant à manger,

Étant dehors avec ses bottes.

Mouillées, percées, pleines de crottes.

Adieu, revenus d'où il faut Endurer le froid et le chaud ;

De quoi, après peine infinie, On perd la santé, la vie.

Adieu les soudards et les gueux, Au pauvre peuple dangereux,

Oui lui gfllez grains, vin et paille, Argent, bétail, lard et volaille.

Jusqu'au pain qu'on s'en va mangeant ; Adieu vous dis, faute-d'argent !

Adieu vous dis, colliers d'écaillés.

Manches et chemises de mailles ; Adieu halte de main en main; Adieu vous dis jusqu'à demain !

Adieu batailles ordonnées; • Adieu trahisons et menées.

roi de Navarre et la Picardie à Condé. C'était le démembrement de la France au profit de nouveaux grands vassaux (mai 1S76).

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