‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 122 sur 152 · LA LIGUE · texte numérisé non relu

LA LIGUE

La liberté de conscience et les villes de sûreté accordées aux huguenots exaspérèrent le parti catholique. A l'instigation de Jacques d'Humières, gouverneur de Péronne, qui refusa de livrer sa place au prince de Condé, des associations pour la défense de la foi se formèrent dans tout le royaume. Les ligueurs adoptèrent une croix blanche comme signe de ralliement, et reconnurent un chef unique, le duc de Guise.

Ce cadet de Lorraine, qui se prétendait issu de Charlemagne, crut dès lors que la Ligue l'aiderait à s'emparer du trône des Valois aux dépens de Henri de Bourbon, l'héritier légitime. Henri III se défendit par un double assassinat, et le Béarnais par 3 victoires,

Qui sont souvent de plus d'effets Que les plus valeureux hauts faits !

Adieu coups d'estoc et de taille ; Adieu donc la marche en bataille, Adieu le rang tort ou adroit, Et la file en chemin étroit !

Adieu le suer sous les armes ; Adieu toutes les sortes d'armes; Adieu les blessés, les tués Dont les corps sont restés couchés.

Adieu guerre ! Ya hors de France, Et nous serons hors de souffrance !

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