PACIFICATION DE LA FRANCE
La mort du duc de Parme enleva à la Ligue sa su
subsister de nombreuses armées dans les pays les plus stériles ; il avait le coup d'œil infaillible (|ui décide du succès des batailles, et le secret de ménager le sang du soldat. Ce fut, d'après le chevalier Folard, le plus grand capitaine d'infanterie qui ait paru depuis le temps des Romains, dont il devait appliquer les leçons » (colonel Ardent du Pic).
prême ressource ; presque tous ses chefs firent leur soumission au général bienveillant qui répétait volontiers que ce n'était pas au roi de France à venger les injures du roi de Navarre. Les zélés ligueurs disaient à Mayenne « qu'il ne fallait se soucier de la ruine de « l'Etat, pourvu que ses ennemis fussent entraînés dans « cette ruine, » mais il eut le mérite de rester sourd aux coupables conseils et « d'aimer mieux se perdre que de donner ses villes aux Espagnols'. »
La conversion d'Henri IV au catholicisme lui ouvrit Paris (21 mars 1594), et la soumission du duc de ^Mayenne lui permit enlin de « marier so7i royaume avec la paix intérieure ».
En 1^94, les guerres de religion étaient terminées et l'armée française, patriotiquement rassemblée sous les mêmes enseignes, n'avait plus désormais qu'une seule devise :
Servir la France !
' Mémoires de Jean Je SaiiU, vicomte de Tavannes.