MANŒUVRES FRANÇAISES EN U
Ces manœuvres du camp de Pont-de-l'Arche consistaient à échelonner les bataillons en redoute, en mettant les piquiers et les hallebardiers au centre, les hacquebutiers et les arbalétriers aux ailes ou manches.
Contre la cavalerie, les piquiers français se formaient en hérissons, comme les Suisses, pour recueillir les gens de trait dans les angles du carré, quand, après Vescarmouche (c'est-à-dire après le combat en tirailleurs), les enfants perdus venaient se rallier au bataillon. (Fig. 137, page 6.)
Des exercices quotidiens avaient appris à ces soldats d'élite le maniement de la lance de 18 pieds si embarrassante pour les novices.
Pour baisser la pique contre la cavalerie , on appuyait fortement le bout du bois contre le pied droit, en empoignant la hampe de la main gauche, la jambe gauche pliée en avant, le coude appuyé sur la cuisse, la jambe droite tendue en arrière. « La main droite, passée par dessus la hampe, tenait la garde de l'épée, pour la tirer au besoin si la pique était rompue ou déviée *. »
* Viollet-lc-Duc, Mobilier.