LE VOYAGE DE NAPLES
Le roi quitta Grenoble, le 22 août 1494.
Le duc d'Orléans s'était déjà rendu de Lyon à Gènes, pour empêcher les entreprises des Napolitains contre cette place.
L'avant-garde française, commandée par Robert Stuart d'Aubigny \ franchit les Alpes au mont Genèvre et opéra sa jonction avec les troupes du duc de
« dents sur le royaume de Naplcs, qu'occupe je ne sais quel usurj»a- • leur, bâtard de la maison d'Aragon.
« Il ne considère d'ailleurs la conquête de Naplcs que comme un '■ pont jeté devant lui pour le conduire dans la Grèce. Il est résolu d'y « prodiguer son sang et ses trésors, quand il devrait mettre sa cou- « ronne en gage et épuiser son royaume pour renverser la tyrannie « des Oltomans et s'ouvrir, i)ar cette voie, le royaume des Cieux. » (Discours de l'ambassadeur français à Henry VIIl d'Angleterre, en 1489; Guizot, V Histoire de France, depuis les temps les plus recules jusqu'en 1189. Paris, Hachette, 1873).
* « Il n'est mémoire des Français en Italie que par les sépultures qu'ils y ont laissées. » (Commines).
• D'origine écossaise.