L'ARMEK DE CHARLES VIII
« Chaque bande de 1 .000 fantassins comptait 100 escope tiers.
« Lorsque les bataillons se serraient pour cliarger, les soldats qui portaient des armes défensives se débarrassaient du plastron, du casque et de l'écu qu'ils suspendaient à leurs ceinturons. Les chefs seuls les conservaient comme insignes du commandement.
« Les Gascons, arbalétriers ou frondeurs, lançaient des flèches, des javelines ou des pierres; ils étaient petits et de moins bonne apparence que les Suisses et que les Lansquenets.
« Les gendarmes de France étaient couverts de sayons de soie, de colliers et de bracelets d'or; ils montaient des chevaux grands et vigoureux, qui avaient la queue et les oreilles coupées. Leurs armes étaient une forte et roide lance, solidement ferrée par le haut, et une masse d'armes également ferrée. Cliaque chevalier était accompagné d'un page et de deux écuyers.
« Les archers à cheval, qui leur servaient de flanqueurs, étaient armés de grands arcs ou de longs javelots*; ils avaient le casque et le plastron, et portaient sur leurs écus les armoiries do leurs seigneurs.
romaine, O^jaOTS, ce qui donnerait aux piques des mercenaires 3 mètres environ.
* Ce sont les demi-lances que nous avons vues dans l'armée de Bourgogne.
« 400 archers de la garde, dont 100 Écossais, entouraient le roi et portaient ses couleurs. 200 gentilshommes, la fleur de la noblesse, montés sur d'admirables chevaux bardés \ brillent d'or et de pourpre et précédaient immédiatement le roi, qui s'avançait, armé de toutes pièces, la lance sur la cuisse, trompettes sonnant et tambourins battant.
« Mais ce qui inspirait surtout l'épouvante, c'étaient plus de 36 charrettes portant canons de gros calibre et traînées à la suite de cette armée.
« La longueur des canons était d'environ 8 pieds,
Fig. 162.
leur poids de 6 milliers, et leur calibre à peu près comme la tête d'un homme. Les coiilevrines, de moitié plus longues, venaient ensuite, puis les fauconneaux, dont les plus petits lançaient des plombées grosses comme des oranges.
Fig. 158, page 9.3.