‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 58 sur 152 · ENSEIGNEMENTS TACTIQUES · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENTS TACTIQUES

Dans ce récit de .Tean d'Auton, les enseignements

* « Un des Albanais de messire Mercurio coucha sa lance pour asséner un Génois, jeune, fort et léger. Ce Génois attendit l'Albanais, avec une rondelle dans une main et une épéo dans l'autre. De sa rondelle il détourna le coup de l'Albanais, puis, soudainement, s'approcha de lui, et d'un saut le saisit à travers le corps, tellement qu'il le mit hors la selle de son cheval et le porla par torre. lU se lounioyt'Teiil l'un sur

tactiques abondent. Le service de siheiéest si bien établi dans le camp français, que tout le monde est prêt à combattre, avant même que les avant-postes aient été attaqués.

Le roi fait reconnaître Vennemi par le piquet de cavalerie légère, toujours prêt à monter à cheval.

Pendant cette reconnaissance, il règle en personne V ordre préparatoire de combat , en mettant en première ligne deux fortes brigades d'infanterie, l'une suisse, l'autre française, qu'il couvre par de l'artillerie.

Ces 9.000 piétons se préparent à porter secours aux postes avancés et à leur réduit, le bastillon, pendant que la maison du roi et la gendarmerie, massées au centre, forment la réserve.

Comme le jour ilnit et que le roi de France a l'impatience de la bataille, il renouvelle, pour hâter la victoire, la vieille ruse de guerre qui a réussi tant de fois : la fuite simulée et V embuscade de Cocherel '.

Les 1.800 chevau-légers de l'armée se partagent en

l'autre ec voiltrillèrent trois ou quatre tours. Le Génois ne se pouvait pas bien aider de son épée, qui était longue: l'Albanais ne pouvait rencontrer son poignard, qu'il avait derrière le dos, et qui était couvert du pan de sa longue robe. Mais à la lin. l'Albanais, qui se voyait en grand danger de sa vie, eut loisir de trouver son poignard et il en Iranciia la gorge du Génois. » {Jean d' Anton).

Rapprocher ce combat singulier de celui de Joinville contre un Sarrazin, en 1270. (Tome T, page 27J.)

* Tome I, page 39 i.

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deux troupes : l'une qui attaque, l'autre qui s'abrite. La première awî?^se l'ennemi par des charges en tburrageurs et des voltes brillantes, pour donner à l'infanterie le temps de gagner les flancs des bataillons génois ;

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puis, quand toutes les troupes de l'attaque sont parvenues à la même hauteur, quand les canons sont braqués à la bonne place, les cavaliers albanais tournent bride brusquement et entraînent les Génois dans le piège si habilement tendu.

L'artillerie de campagne est encore l'arme de la défensive; mais elle ne tardera guère à devenir celle de l'offensive.

18'i. LA GENDARMERIE DE FRANCE (44mMo07).

Enfin les aventuriers de Bayard et de Millaut, qui coupent au plus court, au signal de l'attaque, pour franchir, sous les yeux du roi, les escarpements du promontoire, inaugurent la tactique d'élan et d'intrépidité, — la tactique vraiment française, — que les mousquetaires de Turenne ou les grenadiers de Villars transmettront aux voltigeurs de Lecourbe et aux zouaves de l'Aima.

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