ETUDE COMPARATIVE DES DEUX ARMEES
Avant de mettre en présence ces deux armées ennemies, il est instructif d'examiner rapidement leur composition respective.
Des deux côtés, il n'y a d'autre cavalerie que la noblesse féodale et ses archers. Plus nombreuse sous la bannière de France, elle est aussi plus fougueuse, moins disciplinée et elle tient en grand mépris les milices communales et l'infanterie étrangère, que le roi a réunies autour de l'oriflamme.
Les armes du piéton des communes françaises n'ont guère changé depuis Bouvines*. C'est encore l'arc, le couteau, la vouge ou le maillet. Cependant, depuis les Croisades, le piéton s'est revêtu de cuir comme l'archer sarrasin.
Les 13.000 mercenaires génois, qui forment l'infanterie d'élite de Philippe VI, sont des arbalétriers.
Leur équipement est très-lourd, car <.^ une arbalète de guerre pèse environ 20 livres, la trousse garnie 4 ou 5 ; l'arbalétrier porte un large pavois, une longue épée, un chapel de fer, un camail de mailles, une brigantine de lamelles de fer couvertes d'étoffe, avec hautes manches et sous-jaquette de mailles, des chausses de toile ou de peau, doublées, avec genouillô-
1 Chapitre xi, pages 224 à 230.