‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 185 sur 203 · C6 LA JKUNESSE DE LOUIS XI · texte numérisé non relu

C6 LA JKUNESSE DE LOUIS XI

« Tous les princes restèrent à leurs corps de bataille.

« Le comte de Charolais et le duc de Calabre prenaient grand'peine à faire tenir l'ordre à leurs batailles et chevauchaient bien armés.

« Mais les ducs de Berry et de Bretagne chevauchaient sur petites haquenées, à leur aise, armés de brigantines fort légères pour toute armure. Encore disait-on qu'il n'y avait que de petits clous dorés pardessus le satin, afin de moins leur peser.

« La fleur de l'ost était la compagnie de Jean de Calabre.

« Il pouvait bien avoir 120 hommes d'armes bardés, tous Italiens et fort adroits ; avec eux 400 craneqidniers à cheval, du Palatinat, et SOO Suisses à pied, qui furent les premiers qaon vit en ce roymime.

Ce sont ces Suisses qui ont créé la renommée de ceux qui vinrent depuis, car ils se gouvernèrent trèsvaillamment en tous les lieux où ils se trouvèrent.

« Toutes ces compagnies chevauchèrent jusqu'au pont de Charenton, lequel fut bientôt gagné sur quelque peu de francs-archers qui le défendaient.

« Toute l'armée passa, et le comte de Charolais établit son quartier entre le pont de Charenton et sa maison de Conflans, sur le bord de la Seine.

« Il fit former une vaste enceinte de son charroi et de son artillerie ', et il mit tout son ost dedans. Avec

' C'est le camp retranche de Caslillou. Le comte de Charolais était un

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