‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 184 sur 203 · L'ARMEE DU BIEN PUBLIC · texte numérisé non relu

L'ARMEE DU BIEN PUBLIC

comte de Charolais lit tendre un pavillon pour y coucher avec 50 hommes d'armes de sa Maison.

« A l'aube, furent mis grand nombre de tonneliers en besogne pour faire pipes et, avant qu'il fût midi, le deuxième pont fut dressé jusqu'à l'autre rive de la Seine.

« Incontinent passa le seigneur de Charolais de l'autre côté, et il y fît tendre ses pavillons, dont il avait grand nombre. Il lit passer tout son ost et toute son artillerie par-dessus ledit pont, et il se logea en un coteau descendant à la rivière.

« Il faisait très-beau voir son ost, pour ceux qui étaient encore derrière.

« Le lendemain passèrent les ducs de Berry et de Bretagne et tout leur ost ; ils trouvèrent ce pont trèsbeau et fait en grande diligence. »

Le fait 'est que nous ne ferions pas mieux aujourd'hui, pour improviser un pont de campagne. Bateaux, tonneaux, radeaux : depuis César, les moyens n'ont pas changé.

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