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LES ARMES RAYÉES

Après cette lutte de géants, l' organisation militaire, ^armement, le recrutement, la mobilisatio7i, devinrent les préoccupations principales de tous les peuples do l'Europe.

La justesse et la portée des armes à feu firent de

grands progrès. Le fusil à piston, les rayures, la hausse, le canon-obusier, transformèrent de nouveau la tactique.

Cependant la colonne double resta, pour toute l'Europe, la colonne d'attaque, jusqu'à l'adoption par les Prussiens, en 1861, de la colonne de compagnie.

Les guerres d'Afrique développèrent encore l'action individuelle du soldat français ; elles habituèrent les officiers aux expéditions rapides, à la guerre de partisans, mais elles firent négliger la tactique compacte et les grandes opérations.

Cependant la guerre de Crimée prouva que les Français avaient la même énergie, le même élan que leurs grands-pères, et, en 1859, une promenade triomphale, à travers la Lombardie, nous confirma dans cette opinion que nous étions invincibles.

En vain la guerre de 1866 vint-elle prouver qu'il fallait compter avec l'étude patiente, avec la tactique réfléchie, avec l'organisation prévoyante : nous avions un fusil supérieur au fusil à aiguille et nous affrontions sans terreur cette terrible guerre de 1870 !

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