G2 TACTIQUE DES GRECS
en phalange, pour marcher en ligne de colonnes séparées :
« Si, leur dit-il, nous formons de petites colonnes, en « laissant entre elles assez d'intervalle pour que les « lochos des ailes débordent le front de l'ennemi, nous « pourrons mettre, en tête de chaque colonne, les meil- « leurs de nos soldats, et chacune passera là, où le « chemin lui paraîtra le plus praticable.
« Si l'ennemi veut pénétrer dans nos intervalles, il « se mettra entre deux rangs de nos piques.
« Si un lochos fléchit, le plus voisin lui portera se- « cours, et, dès que l'un d'eux aura pu gagner Je som- <c met, pas un Perse ne résistera. »
p. UtHLE, d'après un croquis de E. Hardy. Fis. IS.
Les stratèges adoptèrent l'avis de Xénophon. Ils partagèrent les oplites en quatre-vingts colonnes de cent hommes.
Les peltastes, formés en trois corps de six cents