‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 32 sur 203 · TACTIQUE DES GRECS · texte numérisé non relu

TACTIQUE DES GRECS

Les stratèges, pour empêcher ce flottement, divisent leurs petites phalanges de 600 hommes *, en six lochos, ayant chacun leurs officiers particuliers. Ils continuent la retraite, en ployant et en déployant successivement les lochos.

« On réduisait le front de la colonne jusqu'à passer par file, si le défl.lé l'exigeait ; puis, peu à peu, on se reformait par énomotie, par pentecostie, par lochos et enfin par phalange de 600 hommes déployés, sur quatre rangs. »

Ne croirait-on pas lire l'article « colonne de route » di^ règlement de 1875?

Des environs de Babylone, où s'était livrée la bataille de Cunaxa, jusqu'à Trébizonde, les Dix mille ont marché pendant huit mois, sans défaillance, en bravant le climat, les privations, les difficultés du chemin et en luttant sans relâche contre l'ennemi.

Aussi, à la vue de la mer, quelques-uns demandentils à s'embarquer.

Un oplite se lève et résume en ces termes les travaux de cette mémorable campagne :

« Je suis las, dit-il, de pliex" bagage, d'aller, de cou- « rir, de porter les armes, de marcher en rang, de « monter la garde, de me battre. Je veux une trêve « à tous ces travaux; je veux, comme Ulysse, m'en

* C'est le syntagme macédonien : un bataillon à G compagnies.

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