CONCLUSIONS
Si, maintenant, nous voulons apprécier exactement ces grandes batailles antiques, il nous suffira de relever le chiffre des pertes relaté par Arrien :
Du côté des Macédoniens, 100 hommes, la plupart hétères, et i.OOO chevaux tués ou fourbus.
Du côté des Perses, 300.000 morts et plus encore de prisonniers !
En tenant compte de l'exagération de l'historien, nous pouvons tirer cette conclusion : que les troupes serrées, disciplinées et manœuvrières faisaient promptement tourner le dos à la multitude indisciplinée et fougueuse, toujours prête à se débander à la pre-
BATAILLE D'ARBELLES (331 avant J.-C.)- 93
mière attaque. Ces masses confuses se mêlaient, s'embarrassaient mutuellement; elles devenaient des troupeaux effarés, qui se laissaient lâchement égorger.
Nous trouverons, dans les fastes des légions romaines, beaucoup d'exemples de ces égorgements, peu dangereux pour le vainqueur.