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« Suivant la vigueur du soldat qui le maniait, le pilum pesait'de 850 à 1.125 grammes. Lancé à 30 mètres , c'est-à-dire à une distance suffisante pour laisser au triaire le temps de mettre l'épée à la main, il avait une tige assez longue pour faire à l'adversaire une profonde blessure, après avoir traversé son bouclier. Dans tous les cas, il restait attaché à ce bouclier, obligeant ainsi l'ennemi à baisser le bras gauche et à présenter sa gorge découverte à la pointe effilée de la courte épéo, à lame ^' large et à deux tranchants, qu'on appelait l'épée espagnole \ »
* Illustration, idem.
2 Viollet-lc-Duc, Dictionnaire du mobilier, V' volume, paye 3G0. •"> Général Vcrchère de Rcll'ye, Notice sur les armes d'Alise. Librairie acadcmique de Didier, 18Gi.
loi- ORGANISATION MILITAIRE DES ROMAINS.
Les cavaliers légionnaires avaient l'armement de? fantassins. Le harnachement du cheval était une housse en drap ou en cuir, sans selle et sans étriers.
« Les armes des cavaliers, écrit Polybe ISO ans avant J.-C, sont à présent les mêmes que celles des Grecs; mais anciennement les cavaliers romains n'avaient pas de cuirasses; ils combattaient avec leurs simples vêtements, ce qui leur donnait beaucoup de facilité pour descendre de cheval et pour y remonter.
Car. Hiraux, d'après Jules Duvaux.
Fig. 33. »
« Comme ils étaient dépourvus d'armes défensives, ils couraient de grands risques dans la mêlée. D'ailleurs, leurs javelines étaient inutiles, pour deux raisons : la première, c'est qu'étant minces et branlantes, elles
1 Les figures 30 et 33 ont été dessinées par M. Jules Duvaux, dans le Dictionnaire du comte de Chesnel, d'après les bas-reliefs de l'arc de Constantin.
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ne pouvaient être lancées juste, et qu'avant de Irapper l'ennemi, la plupart se brisaient, par le seul élan des chevaux; la seconde, c'est que les javelines, n'étant pas ferrées par le bout inférieur, ne pouvaient plus servir quand elles s'étaient rompues.
« Le bouclier des cavaliers était fait de cuir de bœuf et assez semblable à ces gâteaux ovales, dont on se sert dans les sacrifices. Dans aucun cas il n'était assez ferme pour résister, mais il n'était plus d'aucune défense quand la pluie l'avait amolli et gâté.
« Les cavaliers romains préfèrent l'armure des Grecs. En effet, les lances grecques (Fig. o), roides et fermes, portent le premier coup juste, violent, et s'emploient, tout aussi bien, par l'extrémité inférieure, qui est ferrée; les boucliers rigides sont excellents pour l'attaque et pour la défense.
« De tous les peuples, le peuple romain est celui qui abandonne le plus volontiers ses coutumes pour en adopter de meilleures * ».