HIÉRARCHIE MILITAIRE
liQ général en chef àe l'armée (consul, préteur ou dictateur) est suivi de douze licteurs, vivant témoignage du droit de vie et de mort qu'il a sur tous. Il est escorté par un escadron de cavalerie d'élite {extraordinarii : guides du consul).
Il désigne un maître de la cavalerie, qui est en quelque sorte son chef d'état-major, et des légats {legati), pour le seconder dans le commandement.
Les tribuns ^MgQTii sans appel toutes les fautes contre la discipline ou le devoir militaire ; ils distribuent les récompenses, et nomment à tous les grades ou emplois de la légion.
Jusqu'en 360 avant J.-C, les tribuns sont choisis par les consuls. Il y en a six par légion, qui alternent deux par deux, tous les deux mois, pour le commandement de la légion. Depuis 360 jusqu'à Tibère, les tribuns sont élus par les comices {tribuni comitiati) ou nommés par les consuls [tribuni rufuli) ' .
Les insignes des tribuns sont : Vangusticlave, tunique courte, sans ceinture, qui s'ouvre par devant et qui est bordée de pourpre, l'anneau d'or au bras, le casque doré, la parme, bouclier rond, richement ornée, et l'épée à poignée d'ivoire [parazonium (Fig. 32, p. 103).
» Sous l'empire, il» sont nommés par l'empereur : majores (c'est l'origine du titre de major) ; ou bien, ils ne doivent leur titre qu'à un avancement régulier, et, dans ce cas, ils sont moins considérés : minores, officiers de fortune.