‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 5 sur 203 · LES ARMÉES DU BAS-EMPIRE · texte numérisé non relu

LES ARMÉES DU BAS-EMPIRE

Depuis Auguste, la guerre était devenue un métier

' Tito-Live, Histoire romaine.

lucratif, abandonné aux barbares et aux ambitieux. Le soldat se vendait au plus offrant et l'on criait, dans le camp des légions révoltées de Tibère :

« A 10 as le soldat romain, corps et âme ! »

Du vieux proverbe romain : « Ubipatria, ibi bene! » les prétoriens avaient fait « Ubibene^ ibipatria! »

Quand la légion fut devenue moins solide, les empereurs reprirent l'idée de Marins, adoptée par César, de réunir trois manipules en une cohorte, pour former V imité tactique de l'infanterie.

Ils créèrent aussi des cohortes indépendantes de 1,000 à 1,200 hommes d'infanterie \ qui devaient se porter aux ailes ou au centre de la ligne de bataille, suivant le point attaqué.

Ces cohortes, dites milliaires, plièrent comme les autres devant les barbares d'outre-Rhin.

On eut beau multiplier les machines de jet, jusqu'à 55 balistes et 10 onagres par légion, recourir à la phalange, supprimer les intervalles entre les cohortes et ne conserver que l'ordre échelonné en profondeur, rien ne put remplacer le patriotisme. Il avait disparu avec la discipline, avec les vieilles traditions militaires.

C'en était fait de l'empire romain.

< Le bataillon de chasseurs à pied n'est pas autre chose.

TUANSRJRMATIONS SUCŒSSIVKS DI-: LA TACTIQUE. 47

Page 1