TACTIQUE DI-: MARCHE
Les légions et les ailes alliées alternent, chaque jour, entre elles, pour prendre la tête ou la queue de la colonne. De cette manière, toutes les fractions de l'armée profitent également de l'eau et des vivres trouvés sur la route.
Si l'on marche en pays découvert, ou si l'on craint une attaque, les hastaires, les princes et les triaires marchent par manipules, en trois colonnes, à intervalles égaux. Chaque manipule est alors précédé de ses bagages.
P, Merle, d'après un croquis de E. Hardy, Fig. 46.
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Si l'ennemi se présente à droite ou à gauche, les manipules lui font face par un simple mouvement de
flanc. L'action s'cngage-t-elle sérieusement, les bagages, restés en arrière, sont réunis au point le plus sûr, loin des combattants (/>, B , B").
Plus près de l'ennemi, on forme quelquefois le quaclratum agmen, combinaison de la marche en bataille et de la marche en colonne. Les troupes légères servent de flanqueurs. Une moitié des légions se déploie en tête et en queue, dans l'ordre de bataille, et l'autre moitié, formée en deux ou trois colonnes, entoure les bagages, placés au centre.
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L'étape moyenne est de sept lieues. On part à trois heures du matin, pour arriver vers dix heures. On a ainsi tout le temps d'établir et de fortifier le camp.
' Figure du Dictionnaire des antiquités grecques et romaines.
FORMATIONS DE COMBAT. -taO
Marcher à l'ennemi sur une, deux on trois colonnes, et vivre sur le pays, en nourrissajit la guerre par la guerre : voilà donc toute la logistique des Romains.
Un imreil système rendait les opérations très-aventureuses, puisque le ravitaillement en vivres et en munitions n'était jamais assuré.
Aussi, quand les Romains furent devenus les maîtres d'une partie du monde, s'appliquèrent-ils à perfectionner les voies de communication et les moyens de faire vivre leurs armées en pays conquis.