TRAVAUX DE CAMPAGNE
Quand il s'agissait de travaux de siège ou de fortification, on avait recours au prœfectus fabrum.
Il faisait établir les camps d'hiver, et dirigeait toutes les constructions militaires. C'était le commandant en chef du génie de l'armée \
« Sous la République, il avait sous ses ordres, nonseulement les centuries d'ouvriers, mais encore tous les soldats de la légion. »
L'exemption de corvées, qui n'était d'abord accordée qu'aux chevaliers, s'étendit peu à peu au dernier des soldats d'élite, principales. Sous l'empire, les cor-
1 ViolIct-le-Duc. Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XI' au XVI' siècle (tome v). Paris. A. Morcl, 4868.
- Conclusions du capitaine de Rochas-d'Aiglun :
« i" A la tête de la légion, un préfet commande à la l'ois, d'une façon directe et constante, aux trilDuns chefs des cohortes combattantes et aux préfets particuliers du camp et des ouvriers ;
« 2° Le préfet du camp exerce sa surveillance sur tout le matériel de la légion ;
« 3" Le préfet des ouvriers fait fabriquer les engins et les armes de toutes sortes ; il dirige tout ce qui est oeuvre d'art ;
« A" Les corps de troupes sont exercés au maniement de toutes les armes, y compris celui des grosses machines de jet, et ils sont employés aux travaux de siège, sous la conduite de quelques hommes spéciaux ».
vées ne furent plus imposées qu'à une seule classe de soldats infimes, munifices.
« Ceux-là, écrit l'historien Josèphe, en outre du pilum et d'un long bouclier, portent, dans une espèce de hotte, une scie, une serpe, une hache, une pince, une faucille, une chaîne (pour garrotter les prisonniers), des longes de cuir et du pain pour trois jours; de sorte qu'il s'en faut de bien peu qu'ils ne ressemblent à des bêtes de somme. »