‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 68 sur 203 · LES GERMAINS OCCIDENTAUX · texte numérisé non relu

LES GERMAINS OCCIDENTAUX

cantons des Suèves fournissait, tous les ans, mille guerriers, qui portaient l'invasion chez ies peuples voisins. Les autres hommes restaient à cultiver les terres, tant pour eux-mêmes que pour les coureurs d'aventures.

Ceux-ci prenaient, au retour, la place des laboureurs, qui partaient en guerre l'année suivante.

C'était le moyen de pourvoir aux besoins de l'agriculture et d'entretenir l'ardeur guerrière en même temps que l'habitude des armes.

« Les Suèves, écrit César, consomment peu do blé ; ils ne vivent que de lait, de chair et de gibier. Cette nourriture, jointe à l'extrême liberté dont ils jouissent dès leur plus tondre enfance, leur donne une taille gigantesque et une complexion robuste. Ils élèvent leurs enfants dans le mépris de tout devoir et de toute discipline.

<( Us sont vêtus de peaux de bêtes, mais une partie de leur corps est nue. Bien différents des Gaulois, si avides de beaux chevaux étrangers, ils ne se servent que des chevaux de leur pays, tout chétifs et tout laids qu'ils soient. Par un exercice continuel, ils les endurcissent à la fatigue et les rendent capables des plus durs travaux.

« Souvent, dans les batailles, ils sautent à terre pour combattre à pied; leurs chevaux, restés au piquet où ils les ont attachés, leur assurent une retraite prompte et facile.

« Ils considèrent comme une honteuse mollesse de se servir d'une selle. L'entrée du vin est interdite sur leur

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