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LA SEPTIÈME CROISADE

Après Phi lippe- Auguste, le chevalier français du

' Parmi !os chevaliers troubadour;? du Xll" siècle, il on est un. Tîer-

moyen âge s'est incarné dans saint Louis, son petitfils.

Pieux, brave, adventureux, Louis IX, à l'appel des chrétiens d'Orient, quitta en 1248, son beau royaume de France, pour aller guerroyer contre les Infidèles.

Le sire de Joinville a raconté simplement ce quil avait vu et son récit nous enseigne, de la façon la plus précise, ce qu'était la tactique féodale vers le milieu du XIIP siècle.

trand do Born, vicomte de Hautcfort, qui nou? a conserve, dans ses sirventes, la vive allure des combats féodaux.

C'est tout profit pour la tactique, que de citer encore, d'après le savant M. Demogeot (qui fut notre examinateur d'entrée à l'École militaire), cette ode guerrière, contemporaine de Bouvines :

« Bien me sourit le doux printemps,

Qui fait venir fleurs et feuillage ;

Et bien me plait lorsque j'entends

Des oiseaux le gentil ramage;

Mais j'aime mieux quand sur le pré

Je vois l'étendard arboré.

Flottant comme un signal de guerre ;

Quand j'entends par monts et par vaux

Courir chevaliers et chevaux.

Et sous leurs pas frémir la terre.

Et bien me plaît quand les coureurs Font fuir au loin et gens et bêtes ; Bien me plait quand nos batailleurs Rugissent, ce sont là mes fètcs !

Quand je vois castels assiégés, Soldats, sur les fossés rangés, Ébranlant fortes palissades ; Et murs effondrés et croulants, Créneaux, mâchicoulis roulants A vos pieds, braves camarades !

CIIYIMU^ (-1248).

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