‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 97 sur 203 · TACTIQUE FÉODALE · texte numérisé non relu

TACTIQUE FÉODALE

chants et une masse d'armes sont suspendues aux arçons de la selle. La lance s'allonge et devient plus pesante.

Pour charger, l'homme d'armes est obligé de se dresser sur les étriers, de s'arc-bouter sur le haut du troussequin de la selle et de plier le bras pour amener sous l'aisselle le ;;«>(/ du bois, soutenu par le faucre. Une rondelle d'acier sert de garde en avant de la main droite et contribue, avec l'écu, à couvrir la poitrine du chevalier (Fig. 99).

Le cheval n'a eu, jusqu'à la fin du XIIP siècle, qu'une housse, faite de mailles quelquefois.

Vers 1400, on lui donne une têtière de fer ; puis les Allemands lui mettent des plates sur le cou, sur le poitrail, sur la croupe et sur les flancs.

Les chevaliers de France ne se décidèrent qu'à la ïin du XV siècle, à alourdir ainsi leurs destriers.

L'homme d'armes, sur son cheval et la lance à la main, est devenu une machine de guerre, destinée à produire un choc irrésistible, mais il ne peut plus monter à cheval ni en descendre, sans l'aide d'un écuyer.

Page 1