‹ Les bâtards de BorgiaChapitre 28 sur 28 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

La robe rouge aux orties.

L'amour ne faisait pas oublier à César les choses sérieuses. Le soir étant venu, il alla trouver son père.

Alexandre VI était dans son cabinet de travail et plongé dans les papiers et les parchemins. César prit place en face de lui, de l'autre côté de la table.

Cinq centimes ill. 25^.

194 LES BATARDS DE BOHGIA

— Je pense, César, que lu es entré ici avec une résolution prise? demanda le pape en relevant la tète.

— Vous savez, mon père, que je ne prends de résolution qu'au moment suprême et que, jusque-Là, j'attends patiemment que le jour se fasse entièrement sur la question qui m'a été posée.

— As-tu donc oublié ce que nous avons dit ce matin?

— Mais nous n'avons pas dit grand'chose.

— Tu trouves ? fit le pape en le regardant à la dérobée.

— Vous m'avez engagé à résigner le chapeau.

— Es-tu décidé?

— Avez- vous des troupes pour faire la guerre? demanda César sans répondre.

— J'en aurai, répondit le pape en se frottant les mains à ce début.

— Avec de l'argent? Vos coifres sont vides, Ut observer César avec une feinte bonhomie.

— Sans argent. Ecoute, César, jamais ambitieux n'a trouvé et ne trouvera l'occasion plus belle pour conquérir un ' couronne. Vois l'état de l'Italie aujourd'hui ; tout bouillonne, tout fermente, tout se détraque; il faut une main puissante pour saisir l'occasion, l'occasion se présente. Naples, pauvre royaum^ déchiré, se débat entre les partisans de l'empereur Frédéric et ceux du duc de Monlpensier, qui gouverne au nom de la France. Florence, que les Médicis ont faite si grande, est tiraillée par les luttes de l'aristocratie et de la démocratie, luttes interminables dans une république. Venise tremble sous les Dix, qui exploitent cette terreur. Pise, Sienne, Lucques se fatiguent d'une indépendance stérile. Ferrare, Mantoue, le Montferrat et le Piémont obéissent encore à leurs princes par un reste d'habitude, mais leur faiblesse les humilie; enfin Gênes, ij ne faut qu'une étincelle pour qu'elle éclate, car elle supporte difficilement les Français, qui possèdent en outre Asti et tout le duché de Milan... Ne vois-tu pas, César, que Ja partie est belle et que l'Italie attend un homme?

— Cet homme, mon père, c'est vous, se hâta de dire dom César.

— Je suis le successeur de saint Pierre : j'ai pour sceptre les clefs et pour arme l'excommunication, voilà tout, dit le pape avec une humihté de mauvais aloi.

— Et les troupes dont vous parliez tout à l'heure?

— Ces troupes sont à toi.

— Je suis cardinal et archevêque de Valence, j'ai pour couronne une mitre d'or et pour sceptre le bâton pastoral, répliqua César non moins humblement que son père.

— Est-ce donc avec moi que tu veux jouer sur les mots, mon fils? Ai-je en vain répondu de toi? demanda Alexandre d'une voix sévère.

— Répondu de moi?

— Le roi de Franrp veut répudier la fille de Louis XI et épouser Anne de Bretagne, la veuve de Charles VIIL J'ai là, toute prête, la bulle qui prononce le divorce; la signerai-jp?

— Le divorce est immoral et contraire aux lois divines et à celles de l'Iv-lise.

— Louis XII me promet un corps considérable de troupes françaises, pour m'aider à conquérir — d'abord — la Romagne, qui gémit sous une foule de petits t}Tans indépendants du saint-siég-e. Accepterai-je?

— Méfiez -vous dps troupes auxiliairt^s , c'est l'avis de deux hommes fort experts en ces matières : le cardinal de la Rovère et un Florentin nommé Machiavel.

— Louis XIT met à ma disposition la main de Charlotte d'Albret, sœur du roi de Navarre, allié h la maison de France par sa femme. A qui la donner?

— Le roi de Nava-re est allié à la maison de France par sa femme, fille de Charles VIIL Lfs femmes ne succèdent pas au trône de France.

— Louis XII fera duc, — duc de Valenlinois, — le g-énéral que je mettrai à la tète des armées de l'iv^lise. Quel sera ce général ?

— Quehjue condottiere habile : Vitellozzo Vitelli ou Oliverotto da Fermo.

— César, résigne le chapeau définitivement, et tout cela est à toi. Une alliance royale, un duché, une année.

— Signez d'abord l« divorce de Louis XÎI, dit dom César en mettant le doi^t sur un parchemin dont il avait lu le texte sans y prendre garde.

AlexaFidre VI prit une plume et apposa sa signature sur ce parchemin.

— Maintenant, mon père, donnez-moi cette bulle.

— Qu'en veux-tu fai'e?

— La porter moi-même au roi de France.

— Qnand partiras-tu, mon fils ? demanda le pape en se levant et sans pouvoir cacher la satisfaction de son àme.

— J'ai une affaire à terminer demain... Après-demain au soir je serai à Spolète et dans quinze jours à Chinon, aux pieds de Louis XII.

— Ainsi, c'est bien entendu, tu renonces au chapeau ?

— Oui, mon père.

— Je 1 ai déjà annoncé à l'ambassadeur français, qui s'est chargé de répandre la nouvelle dans Rome.

— Vous avez été vite, mon pèï'e, fit César avec une sorte de coquetterie.

— Tiens-tu donc tant à me succéder?

— A la tiare? J'y tenais il y a un mois, mais aujourd'hui beaucoup moins.

— Signe-moi, alors, ta démission.

— C'est inutile, mon père, voici l'acte tout dressé ; il n'y manque rien, je crois, dit César en tirant un parchemin de son pourpoint et le présentant au pape.

— Tu m'avais compris, mais tu voulais me faire parler, dit Alexandre en souriant paternellement.

— Je vous jure, mon père, que je n'en ai nul regret. Alexandre tendit la main à son fils, qui la baisa respectueusement.

— Tu es un traître, dit-il, mais je te pardonne.

— Maintenant, mon père, parlons d'argent, s'il vous plaît ?

— Oh ! quant à cela, j'ai mes projets. En ce moment on gratta à la porte.

— Tiens, dit le pape, voici une partie de cet argent qui gratte à ma porte.

— Qui donc? demanda César.

— De futurs cardinaux, dit le pape en riant d'une manière étrange.

— Je comprends, répondit César, qui saisit au passage la lueur infernale qui brillait dans les regards de son père.

Sur rinvitation du pape , entrèrent monsignor Melchior Copis et l'évêque de Corneto, tous deux avec de volumineux portefeuilles sous le bras. Ils s'inclinèrent jusqu'à terre devant le pape et son fils.

— C'est du travail qui vous arrive, je me retire, mon père, dit l'ex-cardinal.

— Attends, dit Alexandre en le retenant. — Messer de Corneto, veuillez, je vous prie, recevoir cet acte et, dans le plus bref délai, réunir un consistoire pour prononcer sur sa validité.

— Que vois-je ! Son Eminence résigne le chapeau ! s'écria Corneto en lisant l'acte.

— Oui... Vous avez, je pense, messer, dans votre portefeuille les billets de promotion au chapeau que je vous ai demandés ?

— Les voici, très-saint père, dit Corneto en présentant plusieurs parchemins.

— C'est bien, dit le pape, — puis il signa un de ces billets et le remit à son fils. — Tenez, César, je vous charge de remettre ceci à notre cousin; il y a longtemps que je le lui promets, et votre retraite laisse le sacré collège sans cardinalpatron^.

Le pape se tourna ensuite, de l'air le plus gracieux, vers les évêques.

— Quant à vous, mes très-chers fils, dit-il. pareille promotion ne peut tarder pour vous. Vos services seront certainement récompensés au-dessous de leur valeur.

— Et puis, mon père, messeigneurs ont, dit-on, des richesses immenses...

— Je le sais, répondit le pape en clignant de l'œil, ces richesses jetteront encorfi sur ma cour un plus brillant éclat, lorsque ceux qui les possèdent auront le chapeau et y seront ainsi au premier rang.

Les deux prélats s'inclinèrent avec reconnaissance et prirent place à la table du pape.

1. On désigne ainsi à Rome le cardinal qui est neveu du pape, à cause de Tbabitude qu'ont les pontifes de se décharger du détail des affaires sur leurs neveux. Lors des cérémonies des conclaves, le plus ou moins d'ambition des parents des candidats est, souvent, un puissant motif d'exclusion pour ces derniers.

LES BATARDS DE BORGIA i^7

— Votre Sainteté n'a plus rien à m'ordonner? demanda César.

— Non. Excepté la prière que nous vous adressons, mon fils, de vous trouver dans une heure auprès de nous, pour la réception de M. l'ambassadeur français.

Le pape se mit au travail avec ses évêques; — mais, auparavant, son majordome était entré, suivi d'un valet de la bouche, portant sur un riche plateau d'argent un grand verre du plus fin cristal de Bohême, entre les flancs duquel brillait l'incarnat d'un vin généreux.

Alexandre VI y trempa ses lèvres et posa ensuite le verre à côté de lui. Il avait l'estomac très-délabré, et le réconfortait sans cesse par des vins épicés; — de même que son fils César, au contraire, éteignait fréquemment les ardeurs de son sang par des boissons glacées.

César se hâta de gagner son appai'tement : il avait rendez- vous avec le cardinal de la Rovera.

En entrant dans son cabinet, il trouva la fenêtre ouverte; un papier était à terre, il le ramassa machinalement, et sans le regarder. — Il songeait.

— Le cardinal de la Rovera, se disait-il... Il va venir... il sait déjà que j'ai renoncé à la tiare en renonçant au chapeau, et il vient... Ah! ma retraite va réveiller bien des ambitions!... Mais rendons du moins à la Rovera la justice qu'il mérite : c'est un ambitieux de vieille date et qui n'a jamais eu peur de mon élection future pour l'accomplissement de ses projets. Ses projets sont les miens ou à peu près... Voilà encore un homme dont la cariière est manquée. Le capitaine qui autrefois a vaillamment combattu les insurgés de l'Ombrie fait triste figure sous la calotte rouge. Il est cardinal pour tous et est resté soldat dans le cœur... Absolument comme moi il y a un mois... un mois !... Oh ! loin de moi ce souvenir, ce remords... Des remords? Non... aujourd'hui j'agirais de même... Ce n'est pas moi qui ai commis le crime, c'est la fatalité.

La mort du duc de Gandia avait ruiné les espérances du cardinal de laRovère, aussi attendait-il le retour de César avec impatience. Il était rentré à Rome, sinon en faveur, au prix de la ville d'Ostie, dont il était évêque, et qu'il avait rendue au pape, — ou plutôt que son lieutenant, M. de Ménalde, avait rendue à Gonzalve de Cordoue, en ce moment à la solde du saint-siége.

Et c'avait été une si grande joie pour le pape de recouvrer Ostie, confiée au cardinal par Charles VIII, qui s'en était emparé, qu'il avait accordé à Gonzalve loctroi de la Hose d'or^ présent réservé d'ordinaire aux souverains et aux princes ayant rendu des services signalés au saint-siége.

Les premières paroles échangées entre César et la Rovère furent vagues et indécises ; mais la Rovère était un homme d'apparences carrées.

— Deux hommes comme nous, dit-il, doivent se haïr ou se rapprocher, se nuire ou s'appuyer l'un sur l'autre. Ce dernier parti est le meilleur, je viens vous le proposer.

— Oufi voulez-vous? demanda César, qui n'était pas moins carré, lorsqu'il voulait le paraître.

— Succéder à votre père, en cas de vacance du saint-siég'e.

— Comment pourrais-je être utile à Votre Eniinence ?

— En me désignant d'avance au choix des cardinaux.

— De sorte que si je ne le faisais point, vous ne seriez pas élu ?

— Peut-être.

— Vous étiez ami de mon frère?... fît don César après réflexion.

— Est-ce une raison pour n'être pas le vôtre?

— La politique suivie par le feu duc de Gandia n'était pas la mienne. Il était faible, et j'ai l'intention d'être vigoureux et hardi.

— Le duc de Gandia voulait le bonheur de l'Italie... à sa manière.

— Vous vous entendiez?... demanda César d'un air de doute.

— Sur le résultat, oui, monseigneur.

— Et sur les détails?

— Mal.

— Qwe lui promettait Votre Éminence?

— Rien... ou à peu près.

— Rien?... alors, il ne voulait pas le bonheur de l'Italie.

~ Expliquez-vous, monseigneur... fit le cardinal sans pouvoir cacher un secret elfroi.

— Plus tard, répondit César après un silence.

— Votre frère allait tout droit devant lui, monseigneur, songez-y !

— Et il n'arrivait à rien ! répliqua César avec un éclat de voix qui fit tressaillir Juliano de la Rovère qui, pourtant, avait été un rude homme de guerre.

— Il comptait sur le temps, le temps lui a manqué, répondit Juliano d'une voix stridente.

— Eh bien, voilà la différence qu'il y avait entre lui et moi. — Moi, je ne compte pas sur le temps. Je veux semer, semer promptement, quoique je doute parfois de récolter moi-même.

— Et que prétendez-vous semer?... dit la Rovère, intéressé malgré lui et qui subissait déjà l'influence de ce vaste esprit.

— L'idée, répondit César.

— Expliquez-vous, monseigneur...

— Plus tard, vous dis-je. — Être et rester impénétrable, c'est ne redouter ni indiscrétion, ni trahison. — Mais parlons de votre élection. Savez-vous que voilà une grande présomption, car le saint père est robuste... Quelles sont vos chances?

— Un grand nombre de cardinaux m'est dévoué, mais pourra craindre d'encourir votre colère si vous êtes contre moi. Or, il ne faut pas se le dissimuler, après Alexandre VI le trône pontifical aura plus que jamais besoin d'un bras fort

qui l'empêche de s'écrouler sous les coups que lui portent déjà des id^es d*^ réforme. L'exécution récente de Savonarola lui a créé des ennemis implacables en Ani^Ieterre et en Allemagne. Il faut donc le soutenir. Avec votre appui, tous les partis se rallieraient à moi, au moment donné.

— Oui ? — Admettons cela, je le veux bien ; mais alors je cherche ce qui doit m'en revenir, à moi personnellement, qui vous aurai élevé au rang suprême. Où est mon intérêt dans tout cela?

— La souveraineté de l'Italie tout entière.

— Pour moi? fit don César en secouant la tête.

— Pour vous. — Une fois élu, je commence d'abord par chasser les Français de notre territoire. Je m'empare de Bologne, de Faenza, de Rimini. Venise devient ma vassale ainsi que Naples. Le reste se range de lui-même sous ma puiss:.nce. — Alors, je partage : je garde le spirituel et vous laisse le temporel. Protégé par le roi de l'Italie, élevée ainsi au rang de grande puissance, je domine le monde. — Nous ferons à nous deux ce que voulait Charlemagne.

— Je crois cela possible, dit César qui regardait le cardinal dans les yeux, — mais avec des variantes.

— Expliquez-vous.

— Plus tard.

— V^ous êtes un homme impénétrable, fils de Rodrigo Lenzolio.

— Pas pour vous, cardinal ayant porté la cuirasse et l'épée, répondit César en souriant.

— Je vous jure...

— Allons, vous ne seriez point ici, si vous ne me compreniez pas, dit César avec bonhomie.

— Ain>i, monseigneur, vous acceptez? fil la Rovère avec empressement.

— Je veux réfléchir, répondit César, fidèle à sa politique de ne jamais se livrer; — nous verrons.

— Et quand me donnerez-vous votre parole? demanda le cardinal.

— Ma parole?... Ce mot me fait sourire, car il me rappelle ce que me disait à ce sujet un Florentin que vous connaissez peut-être, Nicolo Machiavelli. — Un prince prudent, disait-il, ne peut ni ne doit tenir sa parole que lorsqu'il le peut sans se faire tort. Laissant parfois le rôle du lion, il doit s'affubler de la peau du renard, bien jouer son rôle et savoir à propos feindre et dissimuler. Les hommes, ajoutait ce Machiavel, sont généralement si simples et si faibles, que celui qui veut tromper trouve aisément des dupes.

— C'est une morale fort dangereuse, monseigneur !

— Vous trouvez? — A quoi bon vous donner ma parole? — D'ailleurs, nous ne pourrions de longtemps mettre de tels desseins à exécution, car, Dieu merci, comme je vous le disais tout à l'heure, mon père est robuste.

— Certes ! fit le cardinal en tendant sa main ouverte à don César.

— Ah!... fit César avec le sourire le plus gracieux, et sans répondre à ce geste où il y avait peut-être autant de loyauté que de perfidie, — quand notre pacte sera signé. Jusque-là...

Le cardinal sourit et prit congé du futur général des armées du saint-siége. Don César le suivit longtemps du regard.

— Cet homme me trompe, se dit-il, il doit me tromper... je veillerai. Il faudra nécessairement que l'un de nous tombe un jour, écrasé par l'autre... Je crois que ce ne sera pas moi.

Sur ces paroles, don César se disposa à ga^-ner les salons de réception. Il avait hâte de recevoir les félicitations qu'on ne pouvait manquer de lui adresser sur le parti qu'il avait pris d'accepter le rang et le pouvoir de son frère.

— Ce la Rovère est un homme profond, reprit-il tout songeur, — hardi, trop hardi peut-être... Ah! l'idée! s*il me comprenait!... Je n'ose me répéter à moi-même ces vastes plans... L'écho de mes paroles serait un écho de mort.

Il haussa les épaules avec mépris.

— Niais! vouloir éloigner les Français à tout prix... Sans l'aide du roi de France, aucun prince italien ne parviendra... à ce que je veux.

En descendant l'escalier de son appartement, il avisa Ribaldo, l'ancien hôtelier, qui le regardait avec insistance.

— Eh bien ! lui dit-il, après lui avoir fait signe d'approcher, — quelles nouvelles du Caraccioli?

— Monseigneur, il est à Rome, nous n'en pouvons douter, car on Ta vu, il y a une heure, entrer chez l'ambassadeur de Yenise.

César s'éloigna tout troublé.

— J'ai agi trop précipitamment, se dit-il, j'aurais du garder Leona cette nuit chez moi. On ne serait certes point venu me l'enlever de force.

Il rappela R:b:i!clo.

— Tiens-moi t.i'^ois hommes solides prêts à montera cheval. Si Miohelotto revient, tu les renverras.

Ce ne fut qu'en ce moment qu'il songea à regarder le papier qu'il avait ramassé dans sa chambre et qu'il avait tenu dans sa main.

Il frissonna, froissa le papier avec colère et le déchira en mille pièces.

Il y avait sur ce papier ces mots, écrits en caractères rougeâtres :

« César Borgia, il fallait garder la robe rouge : le sang n'y paraît pas. »

— Malheur ! fit-il avec un effroyable blasphème, voilà le ver qui me tuera î

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