‹ Les bataves à la Nouvelle-ZembleChapitre 15 sur 45 · COUPABLE · texte numérisé non relu

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Pleure , quand la gaîté , des filles du hameau ,

Anime les jeux et la danse ,

Et ces cercles où ta présence

Répandait un charme nouveau.

Pleure , lorsqu'aujourd'hui tes compagnes chéries , Foulant , d'un pas léger , les riantes prairies ,

Sans toi se couronnent de fleurs , Et ne vont plus , a Técho qui t'oublie , Redire avec leurs chants le nom leur amie. Malheureuse ! non , non , n'arrête point tes pleurs.

Mais lorsque succombant sous le poids des douleurs, Tu penses a l'ingrat qui surprit ta faiblesse , D'un cruel abandon paya trop de tendresse , Écouta ses désirs , et , pour comble d'horreurs ,

S'amusa de ton innocence ; Maudis l'infâme objet qui ravit le repos

A ta crédule confiance Et creusa sous tes pas un abîme de maux !

Oui ! la vengeance t*est promise ; Implore le courroux des cieux.

Que , reconnu partout , le mon le le méprise ; En signes effrayans , que son crime odieux

96 LA hLLË

Se peigne sur son front hideux !

Que ses jours soient file's par la sombre tristesse ! Que la voix du remords l'e'pouvante sans cesse ;

Que le désespoir furieux ^ Dans Tombre de la nuit , le poursuive et le presse; Partout qu'à ses regards trouble's par la terreur ,

Ton image décolor/e

S ofïre menaçante , égare'e , Et, sorti de ton sein, que le cri du malbeui' Retentisse à jamais dans son barbare cœur f

Sous le courroux du ciel que le traître succombe ; Et toi, si les chagrins t'entraînent dans la tombe, Reposes-y ta tête : Eh ! qu'importent des jours Que désormais la honte a flétris pour toujours? Tu n'avais que l'honneur pour orner ta jeunesse : De la beauté l'honneur est toute la richesse*

Mais lorsque sur ton sein troublé, Tu presseras , avec ivresse , L enfant qui , te rendant caresse pour caresse , Calmera les soucis de ton cœur accablé , Et d'un tendre regard suppliant ta tendresse , Voudra tarir tes pleurs par ses embrassemens ;

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