‹ Les bateaux sous-marinsChapitre 32 sur 77 · M II · texte numérisé non relu

M II

Fio. 100, 101 et 102.— Vues extérieures d*ua bac accumulateur Laurent - Cély, ses fermes et ses connexions.

entre les plaques et diminuent ainsi le volume des éléments.

Gomme indication, quelques données numériques pour un élément pesant environ 480 kilogrammes :

Volume approximatif du bac[: 126 litres.

Capacité à différents régimes de décharge :

3.400 ampères-heures, au régime de décharge de WO ampères 2.500 — — — 400 —

Suivant la capacité demandée, les dimensions de plaques peuvent varier entre :

Hauteur : 850 millimètres. Largeur : 445 millimètres. Hauteur: 100 millimètres. Largeur: 100 millimètres.

La société des Métaux construit des éléments de types différents, et particulièrement de : types dont les plaques positives sont analogues, sauf l'épaisseur aux plaques négatives. La matière active, qui est primitivement du chlorure 'de plomb, est transformée par le courant en bioxydede plomb.

Ces éléments ont, à égalité de volume, des poids inférieurs et des capacités supérieures aux régimes de décharge faibles et moyens à celles des éléments comportants des plaques positives à augets; mais ces dernières plaques offrent l'avantage de pouvoir être réparées en garnissant h nouveau les augets de matière active nouvelle, après la désagrégation de la matière active primitive ; les plaques à pastille, au contraire, devant être remplacées complètement.

Au concours international d'accumulateurs de l'Automobile- Club, la Société de Métaux a présenté une batterie dont les éléments hétérogènes : la positive du genre Planté et la négative est à oxydes rapportés.

La figure 103 représente une portion de la plaque positive, qui est constituée par la superposition de rubans de plomb ondulés. Ces rubans en plomb de 0"",5 d'épaisseur et 8 millimètres de largeur, sont enfilés sur deux tiges de plomb, qui divisent la plaque en trois parties égales dans le sens de sa largeur. A l'endroit où les tiges de plomb traversent les

i-ubaiis, ceux-ci sont rciiforci^s sur une longueur de 6 millimètres environ par de pelitcs J^i^ces de plomb, qui servent en même temps à maintenir un écartement convenable entre les rubans successifs. Sur le bord de la plaque oppost! h la queue de connexion, chaque ruban porte encore un renforcement analogue, et tous ceux-ci sont soudi^s ensemble de façon à

constituer un di-s montants de la plaque; sur le côté de la queue, les rubans sont noyés dans une soudure bien plus forte, d'environ 4 h 5 millimètres de largeur, qui forme le second montant. FnTin l'ensemble des rubans est maintenu serré dans l'intervalle entre ces deux moulants par de légferes soudures, qui fixent chaque extrémité des deux tiges aux rubans supérieurs et inférieurs. Le nombre des rubans superposés est de cent vingt, d'une longueur utile de 120 millimètres environ. La surface active de cette plaque est de 25 décimètres carrés. Comme l'élément comporte sept plaques semblables, la surface active totale pour le débit de 120 ampères-heure estde l"-, 58, ce qui correspond, pourune décharge normale de 120 ampères-heure, à 0.7(î ampères-heure par décimètre carré de surface active. La plaque négative est formée d'un quadrillage en'plomb antimonié, dont la ligure 104 est un fragment

divisé en doux parties égales. Chacune de ces deux parties est divisée elle-même par des traverses horizontales. Les cellules reçoivent les pastilles qui y sont encastrées: lesquelles sont percées de trois trous.

Les pastilles sont en chlorure de plomb fondu et coulé; le quadrillage est coulé autour de ces pastilles de façon h les réunir.

NOTE SUR LA GONSTKUCTIOX DES ACCUMULATEURS PULVIS A LA POUDRE DE PLOMB DE LA COMPAGNIE GÉNÉRALE D'ÉLECTRICITÉ

Le principe de Taccuinulateur Pulvis est basé sur l'emploi de poudre de plomb pur impalpable, fabriquée par un procédé mécanique et mélangée avec un corps inerte très poreux (la pierre ponce).

On a cherché, dans Taccumulateur Pulvis, h constituer un

FiG. 105 à 108.

type mixte, îi formation Planté, et en conservant autant que possible les avantages industriels des accumulateurs k oxydes. La plaque se compose essentiellement d*un support en plomb doux, et d'une matière active rapportée. Les supports sont constitués de rubans indépendants placés dans le sens horizontal, et réunis à leurs deux extrémités par des connexions effectuées h la soudure autogène dans des lingotières. On laisse entre ces rubans un jeu de quelques millimètres, suffisant pour la dilatation des plaques dans le sens vertical et qui

présente l'avantage d'empêcher que le liquide soit séparé en tranches de densités différentes, ainsi que cela se produit avec les plaques pleines et surtout quand les bacs sont profonds. En principe, le ruban est composé d'une âme pourvue, sur

LES B*TEArX 801R-MAR1N8

i deux facps, de saillies dont la forme varie suivant l'appli-

Fio. 109 et 110.

cation prt^vue. Pour les plaques positives, les saillies ont une forme trapézoïdale et triangulaire et sont rapprocli<^es de façon

FOnCE MOTRICE ET PROPL'LSION 185

à présenter une surface développée considérable ; pour les négatives, l'importance du support est moins grande; les saillies en forme de queue d'aronde sont plus espacées. — 11 s'ensuit tout naturellement que, dans les négatives, la proportion de matière active est plus forte que dans les positives, — Cette manière de faire s'explique par ce fait que les négatives s'usent beaucoup plus lentement que les positives, et ne nécessitent pas, par conséquent, un support aussi robuste.

La Compagnie générale d'Electricité possède des brevets pour la pulvérisation des métaux, et c'est le plomb en poudre qu'elle emploie comme matière active. — Pour le rendre plus perméable à l'action de l'électrolyte, elle le mélange de pierre ponce : la surface active, donc la capacité, est ainsi très sensiblement accrue.

Cette matière active a l'avantage de se dilater par la formation ; elle pénètre donc parfaitement la pierre ponce et remplit les intervalles ménagés entre les rainures du support. Les matières actives provenant de la litharge ou du minium se contractent, au contraire, à la formation ; cette contraction a le double inconvénient de diminuer les surfaces de contact, donc la capacité, et de provoquer des chutes de matière hors des alvéoles dans lesquelles elle était contenue.

Les plaques d'accumulateurs sont généralement fabriquées en copiant le plomb dans des moules. La construction des plaques Pulvis a un principe tout différent, le refoulement du plomb à la presse hydraulique à travers une filière déforme appropriée ; le ruban sort de la presse en longueur indéfinie ; il est coupé en tronçons de dimensions convenables, et ces morceaux, réunis kla soudure autogène dans un cadre en plomb doux, constituent le support. — Le métal ainsi obtenu est beaucoup plus homogène et compact que dans les plaques coulées.

La masse active, très poreuse, est facilement pénétrable à l'électrolyte; il en résulte de ce fait la faculté de soumettre l'élément à de violents régimes de charge et de décharge, en conservant un bon rendement, et sans que la matière active subisse une trop grande dislocation.

LES BATEAUX SOlS-MABINa

ACCUMULATEUR POLLAK

Les plaques de cet élément sont toutes deux du mfïme type à {^mpâtagc sur feuilles de plomb doux façonnées. On les obtient en faisant passer entre les cylindres d'un laminoir de construction spéciale des bandes de plomb de longueur convenable. A la sortie de ce laminoir, les bandes présentent l'aspect d'une grosse râpe formée d'une quantitt^ d'aspérités régulières et traversées en long et en large par des arêtes qui divisent la plaque en portions rectangulaires.

Les bandes de plomb sont découpées en plaques de dimensions voulues, puis on soude les appendices pour la prise du

courant et la suspension des plaques dans les vases. On empale alors la plaque, après quoi on la lamine de façon à rabattre, dans la matière active, les griiïes relevées par le premier laminage. Cette opération rend la plaque lisse, et sa surface laisse apparaître la feuille de plomb, qui subira extérieurement la formation Planlé.

Cette plaque peut ^tre considérée comme mixte, car le plomb qui la constitue se forme comme dans les plaques à formation autogène, et cette formation contribue à assurer la capacitf^ de la plaque concurremment avec les oxydes qui y sont déposés et comprimés. La formation a lieu de la manière ordinaire par l'action du courant sur les plaques positives placées dans un bain d'acide siilfunque dilué, qui transforme le plomb poreux en peroxyde de plomb.

Monia'je. — Dans les élémenls de grandes dimensions, les électrodes sont composées de plusieursplaques, deux ou quatre.

Les électrodes composées de deux plaques sont supportées par des tubes en verre, et les deux plaques sont reliées par une

Fin. 112. 113 et Ht.

bande de plomb en forme de demi-cercle. Dans le cas de quatre plaques, elles sont disposées symétriquement des deux côtés d'une bande prismatique de plomb servant à conduire le courant et avec laquelle elles sont reliées par un des angles supérieurs. D'autre part, elles sont suspendues par de forts appendices sur des tubes de verre qui reposent dans une rainure pratiquée dans une saillie de la paroi du récipient; les plaques inférieures sont appuyées sur des feuilles de verre. La distance entre les plaques supérieures et inférieures estasses grande. L'i.solement des plaques entre elles est assuré par des tubes de verre retenus par des pincettes soudées aux plaques négatives. De cette disposition résulte une distribution uniforme

sur tout le fond du récipient du poids de ces grands éléments, ainsi qu'une n^partilion symétrique du courant.

Les dessins schématiques de la figure 172 donnent un exemple des différents montages dans les récipients en bois doublés do plomb.

La figure 111 représente le montage d'éléments du type S dans des vases en verre et de petits modèles pour laboratoires.

Descourbi'sde lu ligure 115 indiquent la marche de la tension

dans trois décharges d'une batterie de 3.") t^léments S. G, La batterie fut mise en marche, le 15 juillet 1892; la première épreuve de décharge faite le 23 juillet 1892; la seconde, le 8 août 1893 ; et la troisième, le 20 avril 1895. Le courant de d(^charge dans les trois cas était de 27 ampères.

ACCliMlXATEtR DE M. G.-B. BLdT

Les plaques sont formées par une série de navettes, portant, comme le montre la figure 117, enroulées autour de leur 4mc aa, deux rubans C et D de C^iS d'épaisseur, l'un D en plomb pur gaufré et strié, l'autre C en métal moins oxydable ou en plomb pur gaufré seulement.

Les âmes des navettes sont en métal non formablc et soudées au cadre, constitué également par du plomb non attaquable {fig. 117). Cette ingénieuse disposition, qui permet une grande surface active avec un faible poids de plomb (0'°^,333 par kilogramme d'électrode}, donne une porosité conductrice, grâce & l'extrême division de la mati&re.

Les navettes, constituées comme le montre la figure H7, sont sciées en deux parties égales suivant la droite ah, et chaque partie forme la navette élémentaire qui permet le montage d'un type quelconque de plaque. La figure 110 indique le montage d'une plaque, composée de quatre navettes élémentaires, qui constitue le type demi-plaque unitaire. Les soudures S (eu

Fin. Ite, — Plaque i/2 unitaire.

- EDrojleiiient de U navelte.

métal non formable) maintiennent l'&me des navettes sur le cadre MNOP; les soudures S', également en métal inoxydable, ne subissent aucune altération après une marche prolongée de l'élément. La disposition de navettes indiquée ligure 116 dans le cadreMNUPnous montre la plaque libre de se dilater de haut en bas et latéralement", les rubans peuvent foisonner entre eux; ils augmentent librement d'épaisseur et de longueur; mais le cadre conserve toujours sa forme géométrique initiale. Les

IdO

LK3 tIATEAUX 30t)S-MARlNs

expériences ont démontré ce fait que l'élément déchargé à

Fin. IIH a 1^0.

Élément type Fnrfodel.

régime quelconque, jusqu'au court-circuit, n'accuse pas la

FORCE MOTRICE ET t>RÛPULSlON 191

moindre déformation. Les figures 118 à 120 représentent le type d'élément Farfadet.

Suspension des plaques

Un des points importants du système est Tingénieux dispositif qu'emploie M. Blot pour suspendre les plaques dans les vases. Les plaques constituées, comme l'indique la figure 116, sont soutenues par leur partie supérieure à l'intérieur du liquide, à l'aide d'un double cadre en plomb dur maintenu à l'écartement voulu par deux tiges de plomb filetées / fixées par des boulons b. Ces deux cadres c, c portent à leurs extrémités inférieures des encoches e, qui permettentd'y placer deux lames de verre t\ sur les bords desquels viendront se poser les talons des cadres. Les plaques sont séparées les unes des autres par des tubes de verre maintenus verticaux entre deux lames de verre reposant sur les cadres des navettes. Les connexions entre les plaques de même polarité sont assurées par des barres de plomb antimonié, de section suffisante, soudées aux queues des plaques. Tout ce système est immergé dans l'électrolyte, de fa(^on à ce qu'il ne sorte du liquide que deux tiges terminales coudées permettant de prendre contact. Ce montage évite toute dérivation de courant entre les plaques. Un espace de plusieurs centimètres est toujours laissé entre la partie inférieure des plaques et le fond du vase, afin, d'une part, de laisser libre la chute de matière active dans le cas où elle se produirait; d'autre part, de constituer une réserve d'électrolyte.

ACCUMULATEUR BLOT-FULMEN

Cet élément est composé de plaques de deux types différents. La positive est du type Blot à navette à formation autogène genre Planté, et la négative est à pastilles du type Fulmen, au concours de l'Automobile-Club. Les accumulateurs Blot-Fulmen qui ont été pr(.»scntés avaient les caractéristiques suivantes ;

La plaque positive est formée de 6 navettes horizontales soudées à un cadre en plomb antimonié. La largeur du cadre est supérieure à la longueur des navettes pour permettre la dilatation.

Les navettes sont composées de huit rubans lisses intercalés entre huit rubans ondulés qui maintiennent Técartement convenable, la longueur des navettes étant de 105 millimètres, celle des rubans de 210 millimètres sur 8 millimètres de largeur. La surface active de chaque navette est de 5 décimètres carrés environ. Gomme il y a 6 navettes, la surface totale d'une plaque est de 30 décimètres carrés environ, et la surface des 6 plaques d'un élément est de 1"^,78. Cette surface correspond à une capacité de 0,67 ampère-heure par décimètre carré, pour une capacité totale de 120 ampères-heures.

Montage. — Les plaques de même polarité sont réunies par une traverse en plomb antimonié pénétrant dans les encoches que portent les queues.

L'ensemble des plaques repose sur un cadre en ébonite placé au fond du bac.

Des lames en ébonite perforée et ondulée assurent Tisolation des plaques.

ACCUMULATEUR FULMEN

Les plaques de l'élément Fulmen sont à pastilles emprisonnées dans un grillage en plomb antimonié.

Le grillage de la positive {fig. 121) est formé par l'assemblage de deux grilles identiques dont les séparations ont une section en forme de trapèze, et Taccolage est fait de telle sorte que les petites faces des trapèzes soient en contact et forment ainsi une série de trous rectangulaires plus petits sur chaque face de la plaque pour maintenir la matière active emprisonnée.

Les cloisons constituant la grille ont une largeur qui varie avec les dimensions de celle-ci; elles sont apparentes, ainsi que le cadre extérieur. Aux points de rencontre de ces cloisons, existe un renforcement.

FOBCt MOTRICE KT PBOI'tLaiON i9J

Le grillage de lu négative {(ig. 122) est identique au précédent ; mais il n'a pas de renforcement aux angles des cloisons; sur chaque pastille se trouve un petit quadrillage très léger de 0"",5 d'épaisseur, qui divise la surface de la pastille et maintient la matière active.

La partie supérieure du oadi'e des deux plaques a une largeur

Fie. 121 et \-ii.

un peu supérieure aux autres côtés; elle porte une tige de plomb antinionië à section circulaire au bout de laquelle se fait la connexion.

Les plaques de même polarité sont soudées à une barre de plomb antinionié. L'empâlage de ces plaques est fait de fa{^oii à laisser toutes les divisions de la grille aiii^i que les cadres en saillie de la matière active.

MonUuje. — Les plaques sont niaintiîuuL's à distance du fond du bac par des tasseaux eu caoutchouc d'une sectioa triangulaire légèrement tronquée, dont la grande base est en caoutchouc dur et le sommet en caoutchouc souple.

Des feuilles en ébonilc ondulée et perforée, placée entre les plaques, assurent leur écarlement.

194 Liis haTeaIx soL■s-MAhl^s

Le poids de t'ëlectrulyte correspond à 736 graiiimes d'acide libre (SO''Hî).

Page 1