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MOTEUR A VAPEUR

Le moteur à vapeur présente deux grandes qualités: il est le plus simple et aussi le plus robuste dans sa construction.

Malheureusement, si, avec le chauflFage au pétrole, on a obtenu l'allumage instantané et l'extinction subite, si l'on a encore un combustible léger et peu encombrant, la mise sous

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pression r(;stc encore trop lente et met le bateau immobile k la merci des ilôts ou de tout autre danger.

N<^anmotns une importante Compagnie {Liqmd Fuel enginerring and C) a fait, au moyen du chauffage liquide, Tunp des plus heureuses applications pour la navigation, par une chaudière niultibulaire (à tubes d eau) et qui peut donner ea quelques minutes de la vapeur à forte pression.

Ce systfïmc permet d'utiliser l'huile de pétrole peu raffinée ;

de l'huile lampante, presque brute et, par suite, trfcs peu inflammable.

Cette huile est envoyée sous pression au moyen dune petite pompe h air, dans un appareil très simple, où elle se convertit en gaz sous l'influence de la chaleur, et d'où elle passe dans un briHeur. qui développe et (Hcnd la llamnic

FORCE MOTniCE fcT PKOPlJLSlON 2^3

avec une intensité extraordinaire, grâce à un courant d'air établi dans le brûleur à la manière d'ungiiïard.

Le convertisseur est un plateau rond sillonné de tubes creux dans lesquels passe Thuile de pétrole. Quant au brûleur, c'est un cylindre de petit diamètre, muni d'une sorte de soupape qui règle automatiquement l'arrivée du* gaz. Il est placé juste au-dessous du centre du convertisseur; car c'est la flamme qui s'en échappe qui vient vaporiser l'huile circulant dans les tubes en alambics du plateau rond.

Toutefois, pour l'allumage, il est nécessaire de commencer par échaufl'er artiliciellement ce plateau, afin de pouvoir vaporiser la première huile introduite. A cet effet on soumet le plateau au feu d'un allumeur, qui n'est autre qu'une lampe à alcool garnie d'amiante. Quand la chaleur développée est convenable, on envoie l'huile au plateau oii elle se vaporise. Le gaz ainsi obtenu va du plateau au brûleur, où il rencontre la flamme de la lampe à alcool, s'allume à son contact et continue à brûler tant qu'on envoie de l'huile au plateau convertisseur.

Aucune odeur, par conséquent, ne se répand.

La chaudière [fig, 141) se compose de deux collecteurs, l'un supérieur, l'autre inférieur, reliés par une double série de tubes en forme d'S. Ces tubes sont en cuivre rouge, sans soudures. Ils. sont reliés aux collecteurs par des raccords en métal delta, qui appliquent parfaitement (et sans garniture aucune) sur les sièges coniques le bout des tubes de cuivre légèrement emboutis. Ce mode d'assemblage est extrêmement simple ; il permet le changement ou la visite d'un tube en quelques minutes; enfin il est fort solide, car on peut éprouver ces chaudières sans fuites à la presse hydraulique jusqu'à 40 kilogrammes de pression par centimètre carré. Les soupapes de sûreté sont réglées k 250 livres anglaises (= 17^**^,575) par centimètre carré.

Le vaporisateur et le brûleur sont situes au milieu des tubes, immédiatement au-dessus du collecteur inférieur. La flamme embrasse ainsi tout le centre de la chaudière et permet d'obtenir la pression en dix à onze minutes.

Grâce à cette chaudière très légère et très puissante, combinée avec des machines compound d'un poids également très réduit, moitié moindre que pour des appareils ordinaires donnant la môme force de chevaux, la Compagnie du Liquid Fuel a réussi à construire, dans ses ateliers de Cowes, dans Tîle de Wight, des canots à hélice à grande vitesse et de faible tirant d'eau, qui n'exigent qu'un seul homme pour la manœuvre des machines, des chaudières et même du gouvernail, grâce à la disposition spéciale d'un levier qui se trouve au centre du canot et qui commande la barre.

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