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APPAREILS DE CHANGOIENT DR MARCHE ET HÉLICES RÉVERSIBLES S

D est cal(* sur l'arbre, La roue B louroe donc en sens inverse de la roue G. Pour obtenir le renversement de marche, il suffira donc de porter l'embrayage sur l'un ou l'autre des engrenages, au moyen du levier E. L'arri^t se produira en maintenant le mancbon au milieu.

On peut agir aussi directement sur les engrenages (^^. 215) ; dans ce cas, les deux roues, venues de fonte ensemble, sont mobiles et calées sur l'arbre de lelle sorte qu'en provoquant par un levier l'embrayage de l'une ou de l'aulre, on obtienne le renversement de marche.

Cette deniiëre disposition est brutale ; elle a en plus l'inconvénient de placer le moteur perpendiculairement à l'arbre de couche.

CuAriOEME^T DE MARCHE EwiNG

L'arbre creux A [fig. 216) porte doux plateaux : l'un calé, B, l'autre fou, B, entourés, par le moyeu C, de la poulie G' et rai-

nure sur lui, un manchon Ë, avec bagues D et D' à genoux, rfrfet d'd'. A l'extrémité droite de A se trouve un bras F' fou sur l'axe F, relié par sa goupille /"au manchon E; le bras F

300 LKS BATEAUX Sn«S-NAItlN9

est relié par la charnirrr ffg'Pj A la plaqiift G, h contrepoids G',

Fin. an, 2i8 et 2tn. — Changcrnenl de marche Ewing. qui l'appuie sur la tige H, et Ji taquet G.,, Le manchon J do

Kio. 22Det2-il. — Change ment de marohe Tangye Robson.

la poulie E( fait, par IZ.^, osciller autour de H' le levier H, qui

APPAREILS DE CtlANtiEUENt CE MAKCRE El' HÉLICES RÉVERSIBLES 301

entraîne G d<tnti son encoche Go, et, par conséquent. F'F et E,

Kio. 232, — ChaDgecaent de marche Nurris.

de manière à embrayer alteniatîvcment avec EB ou B', par <;

t'ii. ti'.h — CliBiiKeiiient de marche Norris.

OU d'ft', et il entraîner ainsi A directement par EI3 ou. en

LES BATEAIX SOOS-MABINS

sens contraire, par B'A.,, le pignon PK. Quand on veut débrayer à la fois B et B', on retire G de façon que son bras G^ soit retenu par te taquet «-3.

Taiiffije Robson. — Quand le levier e [fig. '42i) occupe la

Fin. '22*. — Embrayage Norris.

position indiquée en traits pleins, l'arbre a du moteur commande /; ; un arbre d'hélice, par exemple, par c'cj ; quand e' occupe la position pointillée, il débraye c de u et appuie, par c.jl.j, les galets A'/^ sur la corde rf, de sorti* que a conimaiideAparcrfï, en sens contraire (le précédemment.

Changement de marche Norris. — Quand {fig. 22i) on serre le frein sur D, l'arbre moteur S fait tourner P dans un sons par lo train 32, m, 30, 34 dont le pignon 3"^ est calé sur S et en prise avec ceux 30, 30, pivotc'S sur D et engrenés avec la couronne 3i de P. Quand 00 sert ie frein de D', après avoir desserré D, le pignon 39 de S entraîne I* en sens contraire de précédemment, et plus vite, par les pignons 38, 38, pivotes sur P, et en prise avec la couronne dentée 36 de D'.

EinhrayaffC Norris.

APPAHBILS DE CHANGEMENT DE HARCUE ET HÉLICES BÉVEHEIBLEB 303

Evibrayage Norris. — L'arbre 1 porte {/ig. 225) un plateaude friction biconiquR 22-21 et deux plateaux fous, 4, 4, solidaires des tambours 3, 3, que l'on serre sur 4 par les collets 7, 7, fous sur 1, k butées réglables 10, et repoussés par les vis 8, h bras 91, manœuvres par la bielle 100,

ChANGEUENT de MARCHE DE GhUBE

Cet appareil se compose d'un cadre en fonte, avec un long palier de butée pour l'arbre de l'hélice et un second pour l'arbre moteur. Sur cbacun des arbres est calée une poulie à

Fin, 326. — Changement de marche de Grube.

gorge. La poulie à gorge de l'arbre moteur est munie d'un anneau d'accouplement, dans lequel marcbe la friction de l'arbre de couche, de façon qu'en embrayant les deux arbres deviennent solidaires et que la marche avant soit établie. L'arrêt est fait par le débrayage de la friction. Pour produire la marche arrière, deux poulies folles à gorges se trouvent sur un petit arbre latéral qui repose dans un support forgé et mobile; en levant les poulies, on tend la

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corde qui, ordiQairement, est libre*; de cette façon on arrive à un mouvement en sens contraire de Tarbre de Thélice. Les deux premiers mouvements sont faits avec le levier à main ; les autres, avec un second levier manœuvré à l'aide du pied. La corde est sans fin et doit être prôte à être remplacée en cas de rupture.

Changement de marche système Fores r et Gallice

Ce changement de marche a été étudié tout spécialement en vue de son application à la navigation, pour permettre de changer le sens de rotation de Thélice, lorsque celle-ci est actionnée par un moteur tournant toujours dans le même sens, comme le sont, en général, la plupart des moteurs à pétrole.

L'appareil se compose, en principe, d'un carter C venu de fonte avec une longue douille C, fermé par une calotte demisphérique E. Sur Tcxtrémité de cette douille se trouve fixé un segment extensible B. Un deuxième segment D laisse passer, a frottement doux, .la douille C [fig, 227 et 228).

Un volant A et un pignon sont fixés et clavetés sur Tarbre moteur.

Le mouvement de Tarbre moteur est donné à Tarbrc de rhélice par l'intermédiaire d'un jeu de pignons Y, Y', et Z; ce dernier est claveté sur Tarbre de l'hélice, lequel passe librement à travers la calotte E.

Sur la douille C se déplace latéralement un manchon à gorge MK, commandé par un levier de manœuvre L. Ce manchon est formé de trois pièces, pour permettre à la moitié M de tournei* pendant que l'autre partie reste immobile.

Le fonctionnement de l'appareil s'obtient par la manœuvre du levier en trois mouvements différents :

La position 1 correspond à la marche M \ la position II, au stopage; et la position III, à la marche -î\.

Dans la position I, tout le système tourne, sauf la friction D et la partie K, qui, ainsi que nous l'avons dit, reste toujours invariable.

APPARBILS DE CUANGEHEKT DE HABCHE ET HÉLICES RÉVEnSlBLES 30S

Dans la position 111 (marche .ft), la friction forme frein pour immobiliser la pièce CE qui reste tixe, cette fois ; dans ce eus,

Fio. lïl et as. — Changement de marche Parett et Gullice

l'arbre moteur T transmet un mouvement inverse à l'arbre de couche V, par l'intermédiaire du jeu d'engrenage XYY'Z,

Dans ta posilîon II, l'arbre de couche reste immobilisé par la résistance qu'offre la garniture de la boite à étoupe ainsi que l'eau sur les ailes de rhélice. L'arbre moteur continue à

à06 Les bATEAUX SOUS-AtARlNâ

tourner par la roue d*angle X, entraînant le carier dans son mouvement de rotation ; à ce moment, les deux pignons d'aogic YY' forment satellites autour du pignon Z.

Ce changement de marche fonctionne depuis 1893 sur le yacht Berthic attaché au port du Pouliguen. sur divers yachts et sur un des canots de la Victorieuse du port de Brest.

Hélice de M. Fergusson

M. Fergusson s'est attaché à construire un moteur qui ne laisse apparaître Thélice à l'extérieur qu'au moment de la mettre en action. Pour cela, il rentre, à l'intérieur d'un logement cylindrique dans l'axe, son hélice dont les ailes sont rabattues dans le sens de l'arbre, à la façon des valves d'an

FiG. 229 et 230. — Hélice de M. Fergusson.

coquillage. Ce mouvement longitudinal est donné h l'arbre de rhélice au moyen d'une vis dont la rotation fait avancer les paliers où sont ménagés des écrous. Ces paliers sont munis de patins coulissant dans une glissière faisant corps avec le bâti et Tappareil.

Quand Tarbrc a porté à son poste l'hélice, les ailes fermées, une seconde vis, intérieure à Tarbre et commandée par un écrou fixe, s'avance sans tourner à l'intérieur du moyeu ; par

APPAREILS DE CIIA>GEMeHT DE MARCHE ET HÉLICES RÉVERSIRLES 307

une crémaillère dont elle est armée, sa tige force les ailes à s'ouvrir en engrenant avec deux secteurs dentés, découpés au talon des ailes. La marche en avant fait porter l'cITort sur le moyeu. La marche en arrière, exceptionnelle, fait porter l'elVorl sur les dents de la crémaillère.

Un pignon à chaîne Galle sert de connexion entre l'arbre et le moteur placé par le travers. Ce nouveau moteur est actuellement en préparation.

Hélice de M. Robert Mac Glassau

Les ligures 2:îl, 2'62 et 233 indiquent la forme d'une aile uriiculée A, fixée sur le moyeu et à l'extrémité de l'arbre portehélice J, à travers lequel passe k tige 1, qui se termine à son exlréniité extérieure par la traverse G. De cette traverse partent

Fui. 231, 232 et 333. — Hélice de M. Ilobert Mac Glassau.

les petites bielles H, qui sont fixées aux petits leviers F, lesquels Font saillie en dehors de lu base de chaque aile. Gomme on le voit dans les figures 2H et 2311, les ailes ont

une position médiane et forment un angle droit avec l'arbre de rhélice. En faisant mouvoir la tige I et par suite la traverse G, on comprend que Ton puisse orienter les ailes depuis le pas extrême de la marche avant au pas extrême de la marche arrière.

Comme dans le propulseur Marque^ on peut passer instantanément de la marche en avant à la marche en arrière et sans avoir à stopper les machines. Le moyeu B a une enveloppe étanche et est remplie d'huile.

Les figures 231 et 232 indiquent la disposition adoptée pour faire mouvoir et pour contrôler la tige I. Sur Farbre J [fig, 232) se trouve le collier K. A travers ce collier et la tige I est passée et fixée la clavette L, qui peut glisser librement dans les fontes M pratiquées dans Tarbre.

Dans une large rainure pratiquée sur le collier K se trouve un anneau maintenu par les tourillons Ndans les leviers 0, qui pivotent au point P. Entre les extrémités supérieures de ces leviers se trouve une traverse qui est fixée à l'extrémité de la tige Q. Dans le cylindre R, il y a un piston, auquel est fixée la tige Q. De Teau sous pression est introduite par le tuyau S dans le tiroir placé au-dessus du cylindre R, lequel tiroir est actionné par la tige T. Celle-ci est mise en mouvement par Tarbre de transmission W, qui est actionné lui-môme par une roue à main W ou par toute autre disposition convenable.

La tige V [fig. 234 et 235) indique la transmission avec la chambre des machines pour permettre de diminuer ou d'augmenter l'arrivée de la vapeur dans le cylindre à haute pression, selon que Ton diminue ou que Ton augmente le pas des ailes du propulseur. Ces appareils sont placés sous le contrôle du chef mécanicien et peuvent être manœuvres de la passerelle sur les petits navires.

La figure 231 indique l'appareil employé pour la manœuvre des ailes, lorsque l'on ne fait pas usage de la force hydraulique. Le collier K est mû par un écrou sur la vis X et les leviers 0. Sur l'arbre de rholice J, il y a deux pignons en acier, le premier qui actionne directement la roue Y et le

APPAREILS DE ClIAKCEMENT DE MARCHE ET HÉLICES RÉVERSIBLES 30S

second qui fait mouvoir iDdireclement l'autre roue Y', toutes deux tournant librement, sur la tige à vis X. Entre les roues Y et Y', il y a un manchoo d'embrayage k double face qui permet de mettre en communication l'une ou l'autre de ces roues avec le levier A'. Ce dernier est actionn<r> par la tige B' et le pignon C relié par la tige W à l'appareil contrôleur W,

Fio. 234 et 23a. — Hélice de M. Robert Mac Glassau.

qui est indiqut^ dans la ligure 334. La barn^ i\ rainure 1^' {^g. 'Zd'i) a pour but de faire cesser automatiquement l'action du manchon d'embrayage au moyen de l'essiou F' et du levier A', lorsque les ailes du propulseur ont atteint leur pas extrême.

Hélice or capitaink Max W'eihe

L'hélice du capitaine Max Weibe {fig. 236) est à deux ailes planes. Sur chaque tourillon se Irouve calé un pignon droit! une crémaillère double fait mouvoir les ailes, pour les placer

310 i.KS RATEAUX SOCS-MARINS

dans \cs trois positions et obtenir la marche .V : \c stop.

F)G. iK et 2:ri. — Ilélire du capitaine Mn^ Weihe.

marciie IV, aiosi que les positions intermédiaires pour varie le pas :

Hélice nf.vensi iilf: a pas morile Forest et Galuce

Cette hi^licc n'a que deux ailes, dont les tourillons sonl emboîtés l'un dans l'autre pour assurer un long portage à l'emboîtement {/if/. 2IÎ81. Sur chaque tourillon'estfixé etciavelé une roued'angle. L'arbre porlc-hëlice est creux, età l'intérieur (>asse un arbre plein; à l'une de ses extrt^mités se trouve un {)ignon d'angle engrenant avec les deux roues des deux ailes d'Iiélice; à l'autre extri^milé est iixée et clavcti^e une vis à pas rapide h <iuatrc lilets. Un écrou se déplace latéralement par )u munu'uvre d'un levier commandé par un volant placé à la portée du pilote.

En tournant le volant dans un sens ou dans l'autre, on oriente les ailes progressivement sur la marche Al ou -R. Si

APPAREILS DE CHANaEHCNT DB MARCHE ET HÉLICES RÉVERSIBLES 3lt

l'on ramène les ailes perpendiculairement à l'axe (te la coque, on stoppe.

Les hélices à pas mobile ont été peu employées jusqu'ici, el cela pour plusieurs ruisons. En eiïet, les hélices étant généralement actionnées par des machines & vapeur, facilement et docilement réversibles, il a'étaitpas indispensable d'employer des hélices révereibles.

De plus elles manquaient de solidité ; les tourillons étaient relativement courts, et leurs moyens énormes par rapport h la longueur des ailes.

En réalité, une hélice réversible ne doit pas être à ailes planes; elle doit être étudiée avec le mânie soin qu'une hélice à ailes fixes, afin de déterminer le pas qu'il convient de dqnner au modèle de l'aile, de telle sorte que, lorsque les ailes sont orientées pour donner le maximum de pas que peut fournir le moteur, ce pas soit uniforme ?ur toute la surface de chaque aile, ce que l'on ne saurait obtenir des ailes à surfaces planes.

Nous donnons une autre

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