SON EXTENSION
Goût général pour les arts.— La critique. L'a Olympique » de Dion Chrysostome. — Lepublic s'intéresse de plus en plus à Fart et à son histoire. C'est ce que suffirait à prouver la part qui leur a été faite par Pline dans son Encyclopédie, qui porte le nom d'Histoire naturelle. On trouve plus d'une page de critique d'art dans Quintilien et dans Lucien. Nous avons surtout V Olympique de Dion Chrysostome, qui est un des meilleurs ouvrages qui aient été écrits sur les beaux-arts, et qui nous montre que la critique, telle que -la comprennent les modernes, s'était constituée dans l'antiquité. Dans ce discours, rempli d'a-
Fig. 101. — Coupe d'une basilique romaine.
perçus ingénieux et respirant un vif enthousiasme pour le beau, l'auteur suppose que le plus grand artiste de la Grèce, Phidias, est appelé à expliquer devant ses compatriotes assemblés comment il a conçu et exécuté son Jupiter Olympien. Une éloquente comparaison entre la sculpture et la poésie est la partie capitale de l'ouvrage ^ Lorsque, au milieu du xviii* siècle, la critique artistique forma un genre littéraire distinct, Lessing ne fit que développer dans son célèbre Laocoon les idées qui se trouvaient en germe dans V Olympique de Dion Chrysostome. La basUique. Les thermes. — L'architecture, l'art véritablement romain, n'a rien à envier à la période pré-
1. On sait, par quelques fragments, que le roi de Mauritanie Juba II leur consacrait également une bonne partie de l'ouvrage analogue qu'il avait écrit, en grec, au commencement du siècle.
cédente. C'est alors qae l'arc de triomphe, la colonne monumentale, la basilique et les thermes présentent l'ensemble le pins riche et le pins complet. La basilique est une grande salle plus longue que lai^, séparée généralement en trois parties ou ne£s par deux rangées parallèles de
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Fig. l(n. — Plan des Thermes de CaracaUa.
colonnes. Les deux parties latérales, plus étroites et moins hautes, sont surmontées d'un second étage de galeries. A l'extrémité de la nef centrale , le mur du fond forme un hémicycle appelé abside, où siège le tribunal. 11 y avait des basiliques de construction plus riche et plus c/jmpliquée. La basilique Ulpia avait cinq nefs, peut-être sept. Mais la magnificence des basiliques est encore dépas-