‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 105 sur 120 · n ne resta que peu do cUosb · texte numérisé non relu

n ne resta que peu do cUosb

p»rMard-Aurèle (Marcus Aurellua pria inUclB sur U place Colonna à

Les sarcophages à reliefs devienneiit surtout en usage à partir des Antonins ; ces reliefs représentent le plus souvent des scènes allégoriques ou mythologiques. Mais on y voit aussi des scènes de la vie usuelle, comme dans les tombeaux égyptiens et parfois les tombeaux étrusques. Tel est par exemple le sarcophage du musée des Offices à Florence, représentant la vie d'un jeune Romain. Cette tendance réaliste, qui rappelle l'art assyrien du temps de Sennakhérib, se montre mieux encore, par' le choix même du sujet, dans des œuvres plus modestes, telles que le tombeau d'un boulanger où sont représentés les travaux de sa profession.

Fig. 110. — Bas-rcUef du tombeau d'un boulanger.

La villa d'Hadrien. — Mais le monument peut-être le plus caractéristique du temps est la villa d'Hadrien à Tibur (Tivoli)*.

C'est là que l'on voit le mieux appliquées à l'art les recherches d'éclectisme et de curiosité érudite dont témoignent la littérature et la philosophie de cette période. Hadrien, qui avait au plus haut degré ces deux traits de l'esprit de ses contemporains, voulut réunir dans un même espace les constructions qui convenaient le mieux à ses goûts, avec la reproduction réduite des monuments et même des sites qui l'avaient le plus frappé dans ses nombreux voyages.

On y voyait deux bibliothèques, l'une grecque, l'autre latine, un théâtre grec, un théâtre latin, des thermes. Là, c'était le Lycée, plus loin l'Académie, ensuite le Pœcile d'Athènes avec les copies des peintures qui en couvraient les murs. Des

^. Dessins de Nibby ; envois de Rome de M. Daumet et de M. Bsquié.

LA VILLA HADRIAMA 193

villeH et dea régions entières y étaient représentées comme en miniature : Canope avec son canal et son temple de Sérapis, la »allée de Tempe avec nu petit ruisseau qui reçut le nom de Pénée. Le monde réel n'avait pas même Bnffî, et un ravin avait été disposa de manière à figurer les Enfers, tels sans doute que les dépeignaient les poètes. — Ainsi la villa d'Hadrien était non seulement un remarquable ensemble de

Fis- tn. — Bas-r«U«f de U colonne Tnijine.

construction a, mais le dernier mot de l'art des jardins dam l'antiquité, mélange ingénieux de ce que nous appelons aujourd'hui le jardin classique et le jardin anglais. Hadrien annonce même les jardiniers paysagistes modernes. En cherchant les analogies naturelles qui existaient entre telle ou telle partie de son domaine, et les sites qa'il voulait reproduire, il a suivi la nature plus qu'il ne l'a transformée ; il a consulta € le génie du lieu ' v.

1. Expresuan da C1uirl«9 Blanc dans U Grammairt dti arit du dealH.

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