‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 107 sur 120 · I. - PEINTURE ET MOSAÏQUE · texte numérisé non relu

I. - PEINTURE ET MOSAÏQUE

Les débats de la peinture à Rome. Tableanx militaires. — Le

goût de la peinture remonte assez loin dans l'histoire romaine. En 493, deux Grecs décoraient à Rome le temple de Cérès, et bientôt après un patricien, Fabius, surnommé à cette occasion Pictor, ne dédaignait pas de donner le premier aux citoyens romains l'exemple de la pratique de cet art. Au début de la première guerre punique, Valérius Maximus, surnommé Messanaou Messala, à cause de la prise de Messine, fit faire un tableau qui représentait cet événement et l'exposa publiquement à Rome (262). Cet exemple fut suivi par Sempronius Gracchus, après sa victoire de Bénévent (216). De même Mancinus, monté le premier à l'assaut de Carthage, avait fait reproduire une vue d'ensemble de la ville avec les travaux de défense et d'attaque, sans oublier le personnage de Mancinus mis en bonne place. Il exposa ce tableau sur le forum, l'expliquant à ceux qui s'arrêtaient pour le regarder. Cela lui valut le consulat pour l'année suivante. Ces œuvres militaires étaient des sortes de panoramas topographiques, genre pratiqué encore de nos jours, comme on le voit dans la galerie des tableauxplans, de Versailles ^

1. Comparer certaines planches de Callot et de Beaulieu, ainsi que la galerie des « Grandes Actions de M. le Prince », à Chantilly, etc.

LA PBINTDRB. — POMPEI IM

Collections d'œuvres d'art — Un grand nombre d'oeuvres d'art de toute aorte et particulièrement de peintures, enlevées aux paya grecs, s'accumulèrent bientôt à Rome. Dans le dernier siècle de la République, des particuliers avaient formé à grands frais des collections de tableaux : celle de LucuUus était une des plus célèbres. On plaçait les peintures dans de magnifiques galeries ou pinacothèques, qu'on avait soin d'exposer au nord, tandis qu'on exposait les bibliothèques au levant'. Ce goût ne fil que s'accroître sous l'Empire. 11 y eut des pinacothèques impériales, dont la surveillance fut confiée à des fonctionnaires spéciaux, du moins depuis les Antonins*.

Pline le naturaliste se plaint de pig. ii».

ce que les œuvres d'art qui s'en- ^"*^*tH«d'HtnX"™"* tassaient dans les maisons romaines prenaient la place non seulement des archives de la famille, mais encore des images des ancêtres et des dépouilles des nations vaincues, témoignages toujours présents de leurs exploits.

La fresque. Pompéï. — Vers le temps d'Auguste, la fresque se substitua généralement à la détrempe et k l'encaustique, qui avaient été employées jusque-là presque toujours, m6me pour les peintures murales '. Ce procédé expéditif put contribuer alors, contrairement à ce que l'on vit

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