‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 108 sur 120 · I.Vilruve, VI,5ollB. — 3. Orelli. d* MIT · texte numérisé non relu

I.Vilruve, VI,5ollB. — 3. Orelli. d* MIT

soit de colle do peaui'soit do gomme ou de btanc d'aut. Dans Vencauiligiu,

au XV' et au xvi' siècle, à la décadence de l'art. Nous pouvons juger de sa popularité par les peintures de Pompéi.

Ce n'est pas d'après la décoration d'une ville de province, élégante et mondaine sans doute, mais de peu d'importance, que nous pouvons mesurer le talent des peintres de ce temps. Mais nous pouvons en comprendre le caractère. Les peintres

Fig. 113. — Femme peintre. (Pompéï.)

de Pompéî et d'Herculanum reproduisent, avec plus ou moins d'habileté, les motifs de la peinture rhodienne, et surtout de la peinture alexandriue. On y trouve cependant une grande variété : des sujets historiques et mythologiques, tels que le sa* crifice d'Iphigénie, Thésée délivrant ses compagnons, et Télèphe retrouvé; des paysages, des natures mortes, des fleurs, des fantaisies décoratives; des tableaux de genre, par exemple la punition infligée à un élève dans une école ; des caricatures, comme la fuite d'Énée, où les personnages ont des têtes de

LA PEINTURE. — PORTRAITS FUNGRAIRES 197 cbiea, on comme la parodie du jogement deSalomon, peinlnra qoi paraît être l'imitatioD en grotesque de compOBÎtioDB sérieoses eur le même sajet. Quelles que aoieat les restrictions i Taire aor la valeur de ces peiatares, elles sont eu général élégantes, et lear grand nombre montre combien l'art avait pénétré profondément dans l'intimité de la vie anliqne.

Antres peintnres romames. — Les peintures de Pompél ne valent pas les peintures de la villa de Livie, ni celles du palais de César au Palatin, ni les Noces Aidobrandines', du musée du Vatican. Pamiiles peintres qui se distinguèrent alors, nous citerons : une femme ', lAtïa de Cyzique, qui se plaça an premier rang parmi les peintres de portraits ; et Luaias, I le plus original des pay- I sagistes de son temps.

! Les paysages historiés jit prennent de plus en û plus d'importance daoa n le siècle suivant, comme Fie II* en témoignent les cinq Fie. iis.

pylore (uD^nira. grandes scènes de l'O- Psiotun funinin.

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l'Esquilin. Malheureusement les peintures des thermes de Titus, qui inspirèrent Raphaël dans sa décoration da Vatican, celles des thermes de Trajan, les grandes scènes mythologiques de la villa d'Hadrien et d'autres œuvres analogues qui existaient au temps de la Renaissance, sont aujourd'hui perdues.

Portraits funéraires. — Nous avons encore un assez grand nombre de portraits funéraires de l'Egypte exécutés entre le i" et le v* siècle de notre ère. M. Graf en a

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recueilli une collection importante, qui a été exposée quelque temps à Paris dans les salons de la Société pour l'encouragement des sciences. Cette exposition a appelé l'attention sur les œuvres analogues qui existaient dans les musées. On peut voir au Louvre les portraits de la famille de Pollius Soter, archonte de Tlièbes au temps d'Hadrien. Ces portraits funéraires sont naturellement de valeur fort inégale ; mais ils sont en général remarquables par une expression de vie, par un caractère de personnalité, un cachet certain de ressemblance qui nous fait connaître un aspect vraiment nouveau de la peinture antique * . Quoi qu'il en soit, nous ne possédons aucune œuvre célèbre qui nous permette d'adopter les jugements des critiques de l'antiquité, qui expriment la même admiration pour leurs grands peintres que pour leurs grands sculpteurs, et l'on peut admettre que la peinture moderne l'emporte par l'éclat, la variété, la puissance et l'expression, sur la peinture antique.

Mosaïque. Son importance à Rome. — Tapisserie. —

Peut-être le jugement des anciens nous paraîtra-t-il moins difQcile à justifier en présence de la mosaïque de Pompéi la Bataille d'Issus [V, p. 133 et suiv.). La mosaïque a été celui de tous les arts que les Romains ont le plus pratiqué, et ils . en ont fait pour l'ornement de leurs habitations un aussi grand usage que des étoffes. Partout où ils ont étendu leur pouvoir, même dans les pays les plus retirés, loin des grandes villes, même au milieu des montagnes^, on trouve des mosaïques parfois

1. Ce caractère se montre mieux encore dans les bustes funéraires en gypse peint originaires d'El Kargeh et qu'on vient de placer au Louvre (1892). Comparer ci-dessus, p. 8 et suiv., V Egypte pharaonique,

2. Par exemple dans les Pyrénées, à Bielle, à Pont-d'Oly, à Lescar. La mosaïque de Lescar découverte il y a quelques années, n'a pas été conservée.

Fig. 116. — Peinture de Pompeï.

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