‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 113 sur 120 · MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE

prêtresse de la déesse Héré, qui a deux fois rempli les fonctions de prêtresse des Empereurs, etc. Parmi les causes qui lui ont valu la reconnaissance de la cité se trouve mentionné le fait qu'elle a la première introduit une musique si nouvelle et si attrayante dans les jeux que célébrait la ville , que toutes les cités voisines se sont décidées à y prendre part. (C. I. G. 2820).

Nous possédons trois morceaux de cette époque : deux hym~ nés de Denis à Calliope, un hymne de Mésomède à Némésis très iuférieurs aux hymnes découverts à Delphes (1893) par l'École française d'Athènes; d'ailleurs, notre oreille, habituée à un système musical différent , a peine à se faire aux mélodies des modes grecs. Il nous reste des ouvrages théoriques considérables. Sans parler de Plutarque et de bien d'autres, le célèbre savant Ptolémée composait aussi huit livres d'Harmoniques sur la théorie mathématique des sons, et son contemporain Aristide Quintilien nous a laissé dans son Traité une véritable encyclopédie musicale. Mais ces ouvrages, écrits au point de vue philosophique et scientifique, traitent seulement de la nature et de l'influence morale de la musique ou de la constitution des sons et de leurs rapports numériques. Ils sont pour nous difficilement intelligibles. Malgré ces travaux, il ne paraît pas que la musique soit encore arrivée à tirer un vrai parti de la simultanéité de sons différents et à créer l'harmonie, au sens moderne du mot.

Page 1