‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 119 sur 120 · G. Lafr)nostre, Peinture ttatienne, I, p · texte numérisé non relu

G. Lafr)nostre, Peinture ttatienne, I, p

LA BASILIQUE CHRÉTIENNE îlt

de portiques sur let quatre cdiés; ua vestibule parfois double, le narthex, faisait commuDiquer l'atrium avec l'ëglise même, qu'une double colonoade séparait en trois nefs; deux ambona ou chaires étaient destioés i la lecture de l'épilre et de l'évangile; derrière l'autel, de dimensions encore reslreiptc<>. au fond de l'abside, était le siège, souvent en pierre, la

Plg. laî. — Andenne baiillqua do SBint-Pian-e.

cathedra de l'ol&ciaut. L'église était recouverte d'un plafond que surmontait un toit eu double pente ; tout près était géuéralemeni placé le baptistère, édifice de forme circulaire ou polygonale. Tel est te type, modifié de siècle en siècle, dont en retrouve les traces jusque dans nos églises modernes '. i

1. Bïjet, Pricis dt fMsIoirt dt earl, p. 11*. Bientôt, m déjà da l'absidf, on disposa gRndralcnionl uao Me Iransvarsalc, le iraiisipt. Devant Tiutel, et Eépaté du reste do l'ëglise psr des barrières, était le lieu rfservê au élargi.

La plus belle de toutes les basiliques était Tancienne église de Saint-Pierre. Il est triste de penser qu'un tel édifice n'a pas disparu par suite de quelque catastrophe, mais a été volontairement démoli dans les temps modernes, c Quelle douleur, dit Ingres, que ce beau monument ait été détruit pour satisfaire l'ambition des architectes successiTement chargés de refaire un autre Saint-Pierre ! Sans juger ce nouveau monument, n'est-il pas à déplorer qu'on ne Tait pas construit ailleurs * ? » Parmi les basiliques existant encore à Rome, nous citerons comme les plus célèbres, malgré leur transformation ou même leur reconstruction totale, Saint - Paul hors des Murs, Sainte -Marie -Majeure, Saint -Jean de Latran, Saint-Clément.

Commencement de l'art byzantin. — En Orient, Tarchitecture se montre déjà plus originale, même dans Texécution des basiliques (église de Tourmanin) ; de plus, le style byzantin commence à se constituer en profitant des modèles de Tarchitecture des Sassanides et même de l'ancienne architecture assyrienne. Les traces de la coupole sur pendentif que nous avons constatées au prétoire de Mousmieh sont bien mieux marquées dans un petit édifice d'Omm-es-Zeitoun en Syrie, qui date de 282.

Mosaïque. — En Orient comme en Occident, la mosaïque devient dès le iv* siècle la décoration par excellence ; elle ne sert plus seulement à orner les planchers ; elle décore les murs et même les plafonds et les coupoles, comme on le voyait surtout à Saint-Pierre, et à Saint-Paul hors des Murs, commencé en 388 par Valentinien et Théodose, comme on le voit encore à Sainte- Constance et à Sainte-Pudentienne. La mosaïque de Tabside de Sainte-Pudentienne (le Christ entouré de onze personnages), qui était l'objet de l'admiration du Poussin, est le monument le plus parfait de l'art chrétien naissant, pour la composition de l'ensemble comme pour

Page 1