‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 14 sur 120 · PEINTURE IS · texte numérisé non relu

PEINTURE IS

anciens. Néanmoins la révolution par laquelle les princes de Sala réunirent en une seule puissance les Etala morcelés de l'ancienne Egypte (656 av. J.-C), fut, pour l'art comme pour la politique, le signal d'une renaissance nouvelle.

Variété dea sujets. — Les grottes de BibaD-el-HolonX — L'écriture. — La peinture suivit à peu près les mêmes (lucluations, mais ne peut avoir r

à nos yeux la même valeur. Les peintres égyptiens n'ont pas / connu le modelé, le clair-obscur, 1la perspective, le raccourci. Us [/ joignent des yeux de face à des 1^ têtes de profil, des jambes de Fig.t.

profil à un tronc qui se présente Poiissneed'unsphîDi. de face et est surmonté d'un buste de trois quarts. Ils n'emploient d'autre coloration que des teintes plates. Mais on ne saurait nier la netteté, la fermeté et la simplicité de la ligne, l'habileté à savoir saisir le trait qui donnera de la

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manière la plus sommaire la forme caractéristique, enfin une fécondité d'imagination qui a permis à des artistes qui n'avaient pas eu de prédécesseurs, de représenter, d'une manière claire et variée, tant de gestes, tant de groupes divers dans des scènes embrassant, comme nous l'avons

dît, l'ensemble de la vie humaine, scènes de la vie de famille, de la vie agricole, militaire, judiciaire, ouvrière, commerciale, représentation des procédés des divers métiers, jeux et exercices de toute sorte, fêtes religieuses, officielles et mondaines'. Les peintures inachevées des

hypogées de Biban-el-Molouk, où la couleur n'est pas venue recouvrir les lignes de l'esquisse, donne particulièrement une idée juste de cette hardiesse et de cette liberté de pinceau. D'ailleurs l'écriture égyptienne même ne fut, jusqu'à la fin*, qu'une peinture abrégée, même lorsque l'hiéroglyphe n'avait plus en bien des cas qu'une valeur phonétique, syllabtque ou alphabétique.

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juistiiDt i das danses, écoutenl data mutiqui; do) donna (iquoi passoat dss rafraîchi sscmeotB, et on «perfoit dans un coin du tableau un bufTct aboadammoat servi. — La musique a ètt fort cultivée sur las bords du Nil. (Jng Titrine du I<ouïre est remplie des iastrumeots de musique de l'aDcieaae Ésjpto. ^» Égyptiens conaaissalenl U harpe, ta guitare, te tambour, la trompette, ils avaient des flûtes de diverses espèces, i Da foactioDaaire spécial, analogue à l'ialeudaut des menus plaisirs soos l'aneieo régime, poruitle nomd'inlendaut du chant et do la récréation du roi. Toute mannu- Tre, loule opération piinible, était BOulenue par un chant particulier. On a conservé les paroles de la chanson dos Bsurs, par laquelle on aecompaguaiE le dépiquage du blé. ■ (Piehrei.) Il était iadispousabta de régler par un rythme régnllcr les manieuvros par lesquelles on déplaçait les onormes pierres qui servaient à la construction des monuments. 1. Nous disons jusqu'à In fin ; car toutes les écritures 1 Torigine ont eu es

ARTS INDUST&IBLS

- LES ARTS INDUSTMELS

Henbles, céramique, Terrerie, émaaz, bijoux et tapisserie. — Dans un pays riche, où la civilisalioD était si développée, où la femme, jouant un grand rôle, était vraiment la mattresse de la maison et partageait les honneurs de son épouz, les arts qui contribuent à embellir l'intérieur des habitations, les arts de l'ameublement et du vÉtement, devaient être fort en honneur. Les échantillons qui nous en restent nous montrent en effet que les Égyptiens avaient un grand souci du luie et de l'élégance. Ils connaissaient l'art de décorer les étoffes de figures et d'ornements, soit peints, soit brodés, soit découpés et appliqués sur la toile, soit enfin lissés dans l'étoffe même*; les meubles étaient souvent fort ri- pjg „ y^,, ^n^ué ches, sans être alourdis par un luxe exagéré de sculpture, ni par des courbes compliquées. Il y en avait de bois précieux venus de fort loin ; ces bois étaient parfois dorés, incrustés d'ivoire et de faïences émaillées. Nos musées renferment également un grand nombre de curiosités, vases, objets de tabletterie, jouets

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d'enfants, etc., qui sont des chefs-d'œuvre d'esécution. Dès l'ancien empire, les Égyptiens connaissaient le verre, qu'ils savaient colorer et iriser dans la pâte. Ils connaissaient les émaus de différentes couleurs, et les incrustaient avec une grande délicatesse dans l'or et l'argent.

Fig. 13. — TrCnu ^gjptiuiui.

Ils faisaient ainsi des objets cloisonnés comparables à ceux des Byzantins et des Chinois. II se servaient aussi pour ces incrustations de pierres précieuses, comme le montrent les admirables bijoux du musée de Boulak, ayant appartenu & la reine Aahatep, ou Abhotpou (xviii* siècle av. J.-C,)'.

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