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nosor. ■ Il fut pour \a Chaldée, dit M. Maspero, ce que Sam- »ia II fut pour l'Egypte. Il n'y ■ pas uue ville de la Chaldée où il n'ait laissé des traces de sa merveillcuBC activité. > De tant de splendeurs il ne reste que des monceaux de décombres. La raison eu a été donnée plus haut : la pierre entrait à peine dans les constructions de la Chaldée, qui étaient faîtes presqne exelusitement avec des briques-
Art assyrien : la pierre et la brique, la voûte et la coupole. — L'Assyrie a reçu sa civilisation et ses arts de la Chaldée. Mais elle avait la pierre et le bois en abon-
ITig. 14. — Palais da Konabad. (Reatllulioa d'après V. Plaça at Thoinu.)
dance; aussi ses constructions sont-elles plus solides. Cependant, comme il fallait chercher ces matériaux assez loin des grandes villes, on les a ménagés. Le plus souvent il n'y a que le soubassement, exposé à l'humidité, ou le revêtement extérieur qui soit en pierre; le resta
NIMROUD. — KORSABAD. — LES SARGONIDES 37
est en brique séchée. Les Assyriens ont perfectionné la voûte ; ils ont couvert leurs pièces par des voûtes en berceau circulaires ou elliptiques. Ils ont aussi construit des coupoles, même pour des édifîces sans impcrtance, et les simples maçons de Mossoul montrent encore aujourd'hui une grande habileté pour ces sortes de constructions*. Mais la brique séchée offre peu de résistance ; de là des murs d'épaisseur énorme pour des salles étroites et peu élevées, que Ton faisait alors très longues pour compenser ce qui leur manquait d'autre part. Leurs palais, construits sur des tertres artificiels, étaient formés d'une suite de galeries, dont les toits en terrasse étaient garnis de créneaux. Mais, à la différence de la Chaldée, la pierre qui se mêlait à la brique permettait de donner à la sculpture un grand développement; des taureaux ailés à tête humaine défendent la porte, et le long des murs courent des bas-reliefs plaqués qui, dans le palais de Sargon à Korsabad par exemple, occupaient 6,000 mètres carrés §ur une longueur de deux kilomètres.
Nimroud et Korsabad; les Sargonides. — C'est du ix*
au vil* siècle que l'art assyrien s'est développé. Alors les grands princes de la vallée du Tigre rivalisent avec les Pharaons. Assour Nazir Habal reconstruit la ville d'El Kalakh (Nimroud).
Là, sur la vaste plate-forme artificielle qui portait la ville, s'accumulaient les palais et les temples, déployant au soleil d'Orient leurs bois précieux artistement taillés, leurs portes d'ébène et de cyprès incrustées d'or et d'ivoire, leurs lions, leurs taureaux ailés, leurs longs bas-reliefs de pierre blanche, leurs riches tentures, leurs ornements d'or et d'émail, leurs tours sacrées, leurs obélisques se dressant vers le ciel. « Le Tigre reflétait les édifices et doublait leur hauteur; et enfin, d >minant tout le reste, la pyramide à degrés du temple d'Adrar