CHAPITRE III l'iran. — l'art de la persb
Origine de l'art perse. — Influences étrangères : chaldéo-assyrienne, gréco-asiatique, égyptienne. — Pasargade, Persépolis, Suse. — La colonne persane. — Jugement sur l'art perse. — Les jardins *.
Origine ; influences étrangères : chaldéo-assyrienne, gréco-asiatique, égyptienne. — Les plus anciens monuments persans dont les ruines existent encore ne remontent pas plus loin que les Achéménides. Ils sont donc bien modernes relativement aux premières constructions de l'Egypte et de la Chaldée. Mais les Perses surent profiter des modèles qu'ils avaient sous les yeux, et se donner une architecture d'un style original qui se distingue par Télégance et la pureté des formes. Les influences qui ont agi sur Tart persan sont au nombre de trois : chaldéo-assyrienne, gréco-asiatique, égyptienne.
1. Sépulcres, creusés dans le roc, de Doganlon (tom&ean <f« Midas) et deMyra. 3. Dienlafoy, l'Art antique de la Perse. — Flandin et Goste, Perse ancienne.
INFLUENCES ÉTBANGËRES U
Chose qu'on n'avait pas assez remarquée jusqu'à ces derniers temps, c'est l'art gréco-asiatique de l'Asie Mineure, l'art de la Lydie, de la Lycic, de l'Ionie, que les
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architectes perses imitent tout d'abord. Que cet art ne se rattache pas à des traditions iraniennes, la preuve en est donnée par M. Dieulafoy. Les arbres ont été assez
ftO L'ART ANTIQUE DE LA PEUSE
rares en Perse, même dans l'antiquité. Or, même pour ceux de ces monuments qui sont entièrement construits en pierre ou taillés directement dans le roc, les formes générales et plusieurs détails de la construc- 3 tion montrent qu'ils sont imités d'édifices oà ' la charpente joue un rôle important. Si lasculp- S lure de la Perse, bien inférieure à la sculpture , égyptienne, et même à la sculpture assyrienne, rappelle par une certaine noblesse simple el une certaine justesse de proportion la sculpture primitive des Grecs, c^est plutôt parce que I les Perses ont imité les Grecs, non parce que les Grecs ont imité les Perses'. Le plus souvent d'ailleurs ce sont des artistes grecs qui travaillent pour le Grand Roi. En même temps que l'influence gréco- asiatique, se faisait sentir aussi l'influence assyrienne. Maïs ce n'est que plus tard, après U conquête de l'Egypte en 525, que l'inQuence égyptienne se manifeste, conjointement avec celles qui s'étaient déjà exercées.
Pasargade. Persépolis. Snse. La colonne persane. — Tandis qu'on n'en peut retrouver la trace dans les restes de Meched-Mourgab (Pasargade) ou dans les monuments de Poulvar-Roud, elle apparaît dans les ruines de Persépolis, ou Darius (521-tô5) et Xerzès (485-465) rivalisèrent de magnificence'.
Ces minea s'élëreiit sur une r«Bte plate* forme qui porte elle-même troii terrnasea *''8' s'-
1. OpiDion de M. Dienlaroj qui p'est paa parlagés pir M, Chipfsi. — Œuvns principale» ds la «cnlporo pers», monuniBnt de Cyrna i Monrgab, bu-relief de Dariss i B«hï»oua, snriont tombeau dei roii à Na-ki-Roaitam.
S. Diodore (I, 40), dit que CaœbysB eniofa en ferse des artistes et des mTrisn ^gyptieas, qui ttaiaillirent lui palaii ds renépolii et da Siue.
PASARGADB. ~- PBRSÉPOLIS. — SUSB échelonnées en retrait, où te volent lei débris de palais de diverses dates. Ces terrasses sont entourées de murs cooatmits avec de grands blocs de marbre Uillé, appareillé sans ciment avec une grande précision. Sur la terrasse intermé* diaire se dressent encore une quinzaine de colonnes de marbre blanc de 50 à 60 pieds, dont plusieurs prouvent par leurs formes STeltes et leur grande hauteur qu'elles étaient destinées à supporter seu-
les restes du palais de Xeriès. Mais la merveille srchitecturale de Peraépolîs était le double escalier ji rampes opposées et parallèles situé sur le cAtè occidental de la plate-forme, et par lequel seul on pouvait y arriver. Cet escalier, fort endommagé aujourd'hui, était couvert de basreliefs dont ta plupart représentent les délégués des provinces apportant au roi le tribut annuel. Le double escalier monumental de l'Orangerie de Versailles . qui reste la partie la plus grandiose de toutes