‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 51 sur 120 · LES ORDRES IONIQUE, CORINTHIEN · texte numérisé non relu

LES ORDRES IONIQUE, CORINTHIEN

est en général plus élancé que le dorique (neuf diamètres environ à FËrecthéion). Les cannelures sont plus rapprochées (au nombre de vingt-quatre en général], plus creuses, séparées par une côte et non par une arête, terminées enfin par une calotte en quart de sphère, comme une niche (è). Une différence fondamentale, c'est que l'ionique a une base composée au moins de deux tores {c et c'\ reliés par une courbe rentrante appelée scotie [d) et reposant sur une plinthe (e). Dans Tentablement il n'y a plus de triglyphes, ce qui donne une frise unie plus favorable au développement des sculptures.

3** Ordre corinthien, — Vers le milieu du v® siècle parut V ordre corinthien, dont on attribuait l'invention à Callimaque de Corinthe (440). Le chapiteau très fouillé, en forme de feuilles d'acanthe, était d'abord métallique. Le fût en général a une hauteur de dix fois le diamètre. L'ordre corinthien ne fut employé à l'origine que pour des colonnes isolées, comme celle qu'Ictinos plaça dans le temple de Bassae, vers 430. En 390, Scopas l'appliquait à la colonnade intérieure du temple d'Athena à Tégée; ce fut seulement vers la fin du iv* siècle que Thargelios l'appliqua à l'ordonnance extérieure d'un édifice important : l'Asclépion de Tralles. Le premier exemple qui nous en soit parvenu, le petit monument choragique de Lysicrate à Athènes, est un peu antérieur (335).

4° Ordre cariatide. — Mais longtemps avant cette date, ce que l'on pourrait appeler l'ordre humain avait été déjà employé. Il peut se subdiviser : !•* l'ordre persique ou atlante, où la colonne est remplacée par une figure d'homme (de plus de 7 mètres de haut au temple de Zeus à Agrigente) correspond à l'ordre dorique ; 2® l'ordre cariatide, où une figure de femme tient la place de la colonne (à l'Érechthéion, fig. 48), rappelle l'ordre ionique*.

1. Des atlantes en forme de satyres accroupis souteotient l'avantf-scèiie an thcfttre de Dionysios à Athènes.

SI L'ADT GREC

Les templeg grecs. — DeBcription générale. — Claa- Blftcation BOmmalre. — Le temple présente le type le plus caractéristique de l'architecture grecque. Il est construit sur un emplacement consacré entouré d'une cour et d'une enceinte avec les demeures des prêtres. Il ne repose pas sur le sol, mais sur un soubassement de pierre à degrés. Il se compose avant tout d'un sanctuaire (naos ou cella) où se trouve le simulacre ou la siatué du dieu.

On distingue généralement les temples d'après le rAle que les colonnes jouent dans leur disposition. Le temple est dit à antes^ quand le* dcDK extrémités de la façade sont formées par le prolongement des murs de la celU et comprennent entre en» deni colonnes intermédiaires (Bg. 41) ; prostyle, quandcetle façade Fig.iO,— Cirûtid*. est formée d'une rangée de quatre colonnes indépeadanles, distinctes de la cella; amphiprostfle, lorsque cette disposition se répète à la façade postérieure (fig. 42) ; pêriptère (fîg. 44), lorsque la colonnade se prolonge le long des murs latéraux et fait ainsi tout * • ., , le tour du temple |le temple a au moins alors 6 co-

Olounes de façade) ; diptère, lorsqu'il est entouré d'une double rangée de colonnes (8 colonnes au moins de façade).

Plus lard, Sermogènes, au temps d'Aleiandre, supprimait, à Téos,un des deux rangs de colonnes, tout en laissant la même distance entre la colonne extérieure ~ ,, et le mur du sanctuaire, le bois rempla- '* * .* çant la pierre dans la couverture de 8' *'■ pourtour. Ce fut le temple pseudodiptère*. Rarement <

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