‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 52 sur 120 · LES TEMPLES 8S · texte numérisé non relu

LES TEMPLES 8S

Grèce,, mois plas souvent à l'dpoque romaiae (Maiaoo carr^ de Nimes), les colonnes du temple périptère, au lien d'être iodépeDdantes des murs latéraux la façade, furent engagées dans et fut le temple pseudopériptère {ùg. 43).

Ou peut aussi classer les temples d'après le nombre des colonnes de leur façade, depuis 4 jusqu'à 12 (tëtrastyleà la Victoire Aptère d'Athènes, dodécaslyle au grand temple d'Eleusis), ou d'après le plu!

d'écartement des colonnes \pycnosiyle lors-

les, c'est-à-dire de trois fois le diamètre d< la base ; araeoslyle, plus de six modules).

L'intérieur des temples d'u porlance (nous prendrons pour type le Parthéi trois parties. 1" Un vestibule {pronaos) était Formé par le prolonge-

■B de la cclla

mur transversal. 2° Le sanctuaire proprement dit était comme partagé en trois nefs par un double ordre de colonnes superposées, mais de telle aorte que la ligue inclinée des co-

colonnes supérieures ; cet ordre supérieur était parfois ioni dans les temples doriques ; c'est là qu'était placée la statue d'Athéna; la décoration de ce sanctuaire était des plus ricbes, « Qu'on se figure, ditM. Collignon, des colonneadécorées d'armes, de boucliers; qu'on se figure des œuvres d'art, des tables TOtiTes, de somptueuses étoffes accumulées autour de la statue delà déesse... Les églises byzantines peu- ^'»- "- '''" ^" P""»*"»"vent seules nous donner une idée de ce qu'était la décoration du naos grec. > 3° L'opistbodome on pièce poslérietire con-

tenait le trésor de la déesse et le trésor de la république ; on y conservait aussi des souvenirs historiques, tels que le cimeterre de Mardonius * .

Dans la construction, la pierre était seule employée, sauf pour la charpente du toit et pour la couverture de l'édifice ; mais même là, des plaques de marbre remplaçaient souvent les tu^es. Les pierres étaient appareillées sans liaison de mortier, les architraves étaient d'un seul morceau ; pour pouvoir élever plus facilement ces énormes pierres, on faisait parfois à leurs extrémités une entaille en forme d'U ou de fer à cheval, où des cordes pouvaient être engagées '.

Puissance des colonies et des îles : Samos, Éphèse, Paestum, Agrigente, Sélinqnte. — ^Mais au moment où se constituaient les types archi tectoniques de Tart grec, les colonies et les îles se trouvaient encore être plus puissantes et plus civilisées que la métropole. Samos, qui sous le tyran Polycrate avait joui d'une grande prospérité, possédait un temple d*Héra qui était le plus grand du monde grec après le temple de Diane à Éphèse. Celuici, qui passait pour une des merveilles du monde, comptait 142 mètres sur 75; ses colonnes monolithes avaient été données par Crésus. Il avait été élevé vers le milieu du vil® siècle par Chersiphron et Métagènes, Mais il n'en reste rien. Au contraire, la Grande Grèce et la Sicile nous présentent encore des ruines admirables, où Ton peut juger de Tart un peu fruste, mais simple, énergique, de ces premiers temps, à Paestum, à Métaponte, à Syracuse, à Agrigente, à Tauroménîum, à Ségeste, à Sélinonte. Sélinonte offre peut-être Tensemble de ruines religieuses le plus considérable de l'Europe. On n'y compte pas moins

1. Un des problèmes qui ont le plus occupé les archéologues est celui do l'éclairage des temples. M. Chipiez l'a résohi d'une façon simple et ing^énieasc dans le modèle en relief du Parthénon qu'on a vu à l'Exposition oniTerselle de 1889, et dans les dessins qui se trouvent aujourd'hui àlaSorbonne.Pourla décoration du Parthénon, voir la restitution de Loviot. (École des beaa:t-arts.)

2. Cette disposition se voit dans les débris du temple de Zeus à Agrigente; l'entaille a 0",14 de profondeur et 0",05 de large

Page 1