‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 62 sur 120 · IV. — LA CÉRAMIOUE · texte numérisé non relu

IV. — LA CÉRAMIOUE

La céramique grecque. — Ses origines. — Corinthe. —

Quant à la céramique, elle avait déjà créé presque toutes

1. Pline, XXXIV, 19. Les concarrents, choisis eux-mêmes pour juges, s'étaient, disai t-on, donné chacun la première place et avaient unanimement donné la seconde à Polyclète. Thémistocle avait obtenu de môme le prix de la valeur après Salamine. Les autres concurrents étaient Crésilas, auteur d'une statue de Périclés, Kydon, Phradmon, connu surtout comme sculpteur d'animaux.

2. On attribuait à Phidias des poissons dont Martial disait : « Donncz-Icur de l'eau, et ils nageront. Adde aquam : natabunt, •

, 3. On sait quelle fut llmportauce des sceaux au moyen ftgc. 4. Collignon, Archéologie grecque^ livre V.

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ses formes, dont l'élégance n'a pas été dépassée. C'est à tort qu'à propos de la céramique antique on parlait surtout de vases étrusques. Cette erreur d'attribution vient de ce que les premiers vases ornés de l'antiquité qui attirèrent l'attention des savants au xvii* siècle furent découverts en Étrurie ; mais une grande partie des vases trouvés en Étrurie même sont d'origine grecque, et ce sont certainement les plus remarquables. Les céramistes de la Grèce l'emportent sans comparaison , aussi bien par la beauté des lignes que par la perfection du travail, sur les potiers toscans, qui d'ailleurs s'empressèrent de les imiter. Sans parler de fragments de poteries découvertes à Santorin et dans les Cyclades (et dont quelques-uns remontent au xviii* s. av. J.-C), Corinthe paraît avoir été la première ville de la Grèce où se soit constituée une grande école de céramique artistique ; la tradition disait que c'est là qu'on avait inventé le tour à potier.

Période primitive. — Les plus anciennes poteries témoignent par leur décoration d'une imitation orientale décidée. Elles sont ornées de bandes d'animaux, qui bientôt alternent avec des sujets mythologiques. Les figures sont d'un brun pâle souvent relevé de violet. Dès le vn« siècle, nous avons des œuvres vraiment remarquables, telles que le vase dit de Dodwel à Munich, représentant la Chasse du sanglier de Calydon; un grand nombre de vases du Louvre, par exemple celui qui représente la Bancon d'HeetOTy et un vase du musée d'Athènes, sur lequel on lit les plus anciennes signatures de céramistes grecs que l'on connaisse : Kharès et Timonidas de Corinthe^. Des artisans de Corinthe répandirent cette industrie des vases peints jusqu'en Toscane, où les émigrations corinthiennes sont rappelées par l'histoire de Démarate et de Tarquin. Plus tard, les potiers d'Athènes rivalisèrent avec ceux de Corinthe et, au iv« siècle, imposèrent leur style à toute la Grèce.

Deuxième période : vases à peintures noires. — Du milieu

1. Les signatures do céramistes anciens sont d'ailleurs fort nombreuses.

da II* au miliea da *■ Biècle, !«■ rases sont caraclériHi^s par

d«> peiatures noires sur fond ronge, jaime ou blanc. On dis-

tiogne dans cette période

ploaienTs périodes secon-

l» Od petit donner poar tjpe de la plus ancienne le Taae du Louvre fait en l'honneur d'Arcésilas, roi de Cyrënalijne. — 2<> La seconde peut élre appelée l'école à'Ergotime et de Clifias, et a pour type principal la coape de Florence que, comme nous l'apprend ta signature de ces artistes, Ergotirae a modelée et Clitias ornée de dessins. — ■ 3° Vient ensuite l'école de Nitotihénes, dont on a plusieurs vases signés dans divers musées de l'Europe, notamment au Louvre. — i' Les vases tels que celui àeTimagoras an Louvre, et Fig, SS. — Viiss de NicasLhanas. Bnrtoat l'amphore du muaée

d'Athëues représentant l'eiposition d'un mort, nous conduiront à la période suivante. Troiiiéme période : Tases à peintoras rongea. — Dans cette

période, quoiqu'il y ait encore des peintures noires, et qu'elles se conservent même jusqu'aux temps macédoniens dans les amphores panatkénaïques' , pour lesquelles on respectait les traditions, les peintures sont en général rouges et se détachent sur un fond noir. Ce système est en usage à Athènes dès le temps des guerres médiques. ■ Les caractères gênérani de ces vases, dit H. Collignon, s'opposent à cenx dea

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